‹ Conséquences philosophiques et métaphysiques de la thermodynamique. Analyse élémentaire de l'universChapitre 95 sur 183 · LIVRE IV, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE II

comme la pensée réalisée d'une intelligence supérieure, nous n'avons plus aucune raison de dire que tel phénomène plutôt que tel autre est un effet de la volonté du Créateur. Tous les phénomènes sont alors les conséquences réelles et objectives de cette volonté. Et reléguer certains d'entre eux dans une espèce de sanctuaire inabordable, c'est tout simplement prouver que nous ne les voyons pas sous leur vrai jour, et que , par suite d'habitudes vicieuses dans notre manière de penser, nous sommes arrivés à les fausser dans leur essence même.

L'élément intermédiaire , avec tous ses attributs , n'est ni plus ni moins difficile à concevoir que F élément matière ou que I'élément animique. Avant de prétendre comprendre, il faut toujours nous demander au préalable ce que nous appelons comprendre ; il faut nous rappeler que l'essence même des êtres, qu'il s'agisse de la matière, de la force ou de la vie, n'est point dans l'ordre des idées figuratives , et qu'essayer de lui donner une forme, c'est la détruire. Et quand nous- nous sommes placés à ce point de vue exclusivement vrai , nous n'en sommes plus réduits à l'expédient naïf, mais peu satisfaisant, des Indiens.

Page 1