‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 12 sur 67 · GOUPTB RENDU GÉNÉRAL ET RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

GOUPTB RENDU GÉNÉRAL ET RÉSUMÉ

De» travaux de la Sous-Cmnmission ehargie par la Commission supérieum et consultative des sithsislames ndHkdres de ndore les espérienùes reiatiws à l*ensiiage des blés.

Par dépêche en date du 1 8 avril i 856, n« 1 1 62^ le ministre de la guerre a chargé la Commission supérieure et oonsnltative des subaistaneee mili^r taiies de suivre les expériences que Bf . Boyère était autorisé à faire pour Ift conserwtiou des grains dans des silos souferraios & en^eloppo métMti<Iue

de l'invention de ce dernier, sur une quantité de blé mise à sa disposition par Tadministration de la guerre. Ces expériences devaient avoir lieu sur deux lots de blé tendre S. l'état sain et prélevés l'un sur des produits indigènes de la récolte de 4854^ l'autre sur des blés roux d'Amérique, de la récolte de 1855, et faisant (partie des approvisionnements de la manutention de Paris.

Le ministre recommandait d'examiner la question au point de vue spécial de l'administration de la guerre, intéressée directement à posséder un moyen de conservation facile, puisqu'il supprime les manœuvres habituelles d'entretien, économique par Taiigmentation de la contenance et par la réduction de la main-d'œuvre ^ plein de s»kurité sous divers rapports, tels que l'incendie, le feu de Tcnnemi dans les places do guerre, etc.

Le ministre recommandait également de laisser dans ces essais une liberté d'agir à Tinventeur qui ne permît aucune récrimination ultérieure^ et de se conformer an programme qu'il tmcmiit lui-mAme.

Aprèi s'être préalaUement entendue avec 11. ]X>yâre sur la marcbe à saiTte dans les expériences à &ire, la Commission supérieuie a déûgné une Sous- Commission spécialement chargée d'assister & toutes les opérations et d'enregistrer les résultats qui se produiraient dans la mise en pratique dn système de cet inventeur.

Ces1)péiations se trouvant complètement terminées aujourd'liui^ et la Commission supérieure ayant & donner au ministre son opinion sur la question en ezamen> nous allons récapituler succinctement et. dans un ordre méthodique les fûts divers qui ont été constatés dans les rapports partiels dont eUe a eu connaissance au fur et & mesure de nos travaux. Les détails contenus dans ses rapports et que nous allons résumer^ renferment tous les éléments propres à éclairer la Commission supérieure, d'autant mieux qu'elle a pris elle-même une part active et directe aux opérations.

BXPOSS.

Les délégués de la Commission supérieure, d'accord avec M. Doyère, se sont rendus préalablement dans les divers magasins de Fadministration, à Peflet de reconnaître les blés composant l'approvisionnement de la place, et avant tout, ils ont dû constater l'impossibilité de se conformer rigoureusement aux prescriptions du ministre en ce qui concerne la nationalité des blés, cet approvisionnement ne contenant pas de produits indigènes. A défaut de ces produits, ou a fait choix de deux lots, l'im, composé de Idé roux d'Amérique, l'autre de blé blanc de la même provenance, tous deux d'essence tendre et auxquels on a fait subir un léger criblage.

Le 30 avril 1856, on a procédé à Remplissage du premier silo qui a été désigné sous le titre de silo nM. Le blé qu'on y a versé était le blé roux

d'Améri^. Bien tfo» contoiiaiit quelcpies gnins jàqpéa, il n'en était pas moins d'une tris-bonne qualité moyenne. U ^esût 78^^60 & l'hectolitre, mesuré & la trémie eonicpie, dans les magasins de Tadministiation. La Sous- Commission ne s'est pas trouvée asses éclairée pour préciser l'année de sa récolte*

Ia quantifié versée dans ce silo s'est élevée à 3 4 9^, 4 6^.

Le SI mai suivant, on a rempli le silo n" 2 avec le blé blanc. Ce blé supérieur en ijoalité au blé roux du silo n« 1 se trouvait h peu près dans les mêmes conditions de conservation, et pesait VS'^jSO à l'hectolitre, comme le premier. La Sons-Commission n'a psLS pu préciser l'année de sa récolte, quantité versée daus ce silo s'est élevée à 226%50.

Pendant que l'eu procédait à cotte dernière opération, on ouvrait le silo n» 1 et on visitait le blé qui y était renfermé. Ce blé se trouvait dans 1p meilleur état de cûnser\'ation. Cependant on constatait la présence de deux charançons vivants qui se trouvaient à la surface de la couche. En mentionnant ce fait particulier, nous devons dire aussi que les recherches les plus minutieuses auxquelles s'est livrée la Sous-Gommissiou, dont l'attention se trouvait vivement éveillée par l'incident en question, n'ont pu faire découvrir aucune autre traise d'insectes.

Le 13 mai 18S7> 4i'est4r>dire environ un an g^rès oetle demîtae visite^ •n a ouvert les deux silos. La paille qui garnissait le col de ces silob était paxfiùtement intacte et exempte d'odeur et de toute altération. Le blé était frais, coulant à la main et dans l'état le plus satisfaisant. Trois échantillons piiB avec la sonde et & des profondeurs différentes, dans l'un et Tautre silo, se trouvaient dans les mêmes conditions. Les six édiantillons ainsi prélevés n'ont point été pesés et ont été conservés dans des bocaux en verre ; on peut les évaluer à environ B heelogrammes chacun, ce qui donne pour chaque silo 1 k%8^.

Mn d'expérimenter si la garniture dn col des silos avec de la paille est indispensable dans la pratique, on s'est dispensé de prendre cette précaution pour le silo n* 2*

Le 6 juin suivant, on a commencé l'évacuation partielle du silo n« 1, et on en a extrait une quantité de 143^,77^, B^.

Le blé était en aussi bon état que Ism de la dernière visite. Quelques traces légères do poussiôre farineuse ont porté h penser d'abord que cette poussière qui, du reste, a diminué progressivement et a fini par disparaître complètement, était due à la présence d'un insecte, mais quelque minutieii«e<? qu'aient été nos recherches, il nous a été impossible de découvrir aucun des parasites qui aflectent les blés.

Une partie du blé extrait a été mise en courbe dans les magasins de la manutention du quai d» Billy, dans les conditions ordinaires des blés de l'approvisionnement du service; l'autre partie a été envoyée aux moutures» pour servir à des épreuves de panification.

Digrtizeij Ly <jOOgle

448 BXPBKIBHCBB Dft Là QVBRRB.

En même temps ^ Toii piooédait à rextrtetifln des 149^,^7^8^ de fiU dont il Tient d'tee ^oeetion^ on Tintait aussi le silo n* S, et on y trouTsit le blé dans l'état le plus satisfaisant.

Le 13 du même notois, on se rend à la manutention du qpui de Klly, èl Ton leoonnatt que le blé qui a élé mis en couche dans ks magasins de eellè manutention s'est pai&itement consetré^ bien qu'il n*«lt stibi auenne msp noeuTte d'entretien. Celui qui a été euToyé aux moubres a produit une &rine excellente sous tous les rapports.

Le 21 sniTant, le même blé oonselnré en couebe, est reconnu dans le même bon état que précédemment, toujouirs sans avoit subi de niancNiTies.

On emploie à la panification les farines provenant d'une partie de ee Idé, et Ton constate qu'elles se travaillent bien et qu'elles ont du corps et du liant, indice certain de leur bonne qualité.

Le lendemain - 22, on examine le pain fabriqué avec ces farines ; ce pain est, léger, spongieux, bien développé, d'une très-Lcllo nuance et ne laisse rien à désirer. Il a môme plus do blancheur qiiB le pain du service ordinaire, avantage qui doit être attribut' probablement S ce que celui-ci est fabriqué avec un mélange de moitié farine do Idé dur et moitié farine de blé tendre, taudis qu'il n'est entré que do la fEurino de blé tendre dans la fabrication de Tautre.

Le rendement a été un peu faible ; il n'a atteint que 1 83"'-,21 , mais nous devons dire: que les conditions atmosphériques anormales et d'autres causes dt i.LVorablos provenant d'un retard invulontairc avaient exercé une lâcheuse influence sur les premiers levains employés qui se trouvaient trop avancés d'apprêt et que le rendement a dû s'en ressentir.

Le 27 du même mois, on Tisbe de nouTeau le silo n* 1, qui est resté eà état de Tidange et l'on reconnaît que, malgré cetK eoiidltloft désavantar* geusOj le blé continue à se bien comporter, et qu'il est aussi &ais que précédemment. On eh conclut que l*on peut sans iticoUTéiient conservèr le blé dans les silos eii TÎdange, au iooins pëndAnt lin certain teinpé.

Le 1 1 juillet suivant, nouTolle visite au silo n* 1 . Le blé Se tïonserve dalks le môme état.

Le 22 août, on achève révacuation de ce silo et on en retire 209*,69^,ttft. dé blé qui, jusqu'à la fin, se trouve dans le meilleur élât. On deScettd Âms le silo et Ton remarqué que quelques grains sont restés attachés aux parois; l'examen de ces grains, qui sont aussi secs, aussi sains que les autres, dé«montre que cet incident provient uniquement de lA pression vers les pairois, dont la peinture avee iaipielie elles ont été recoUTorles n'était pettt-étlrë pas suffisamment sèchn.

Le poids de l'hectolitre est de IH^fll, En confondant ce résultat avec celui qui a été constaté le 6 juin, lorsque l'on a commencé l'évacuation dli silo, on obtient une moyenne déhuitive do 76*,39, soit une diilérence de 0^21 de moins qu'au moment de l'ensilage.

...... ^le

PBBMlIlfcB BjêhtB.

La quantité versée dans le silo^ mnipart^o à la (juantité qui en a été extraite, donne pour résultat im déchet de J'' sur une masse de 34,946^ de blé conservé.

Enfin ) le 5 du moiscotuant^ on aprocédé à l'extraction du blé contenu dans lè silo n"* 2; on eaa eiUait SiO%4tt*j4S la^jaelle ç[uazitit6 comparée avec celle enfouie» donna ponr résultat un déchet de d^,fl^ depob le commencement de l'opézation jusqu'à la fin. Le blé ee trouTO dans le plus parlait Aat de conBemtkm. Gomme dans le sflo n* 1> et pour les mémee causes, quelques grains sont restés adhérents aux pairois du silo.

Le poids de l*hefltolitra cet de soil une différence dè 0^03 en

moins qu'au moment de l'ensilage.

Le td>leau iqui sull pHsénte sommairement les principaux râsultato map ifiriels Ipoe ^Haù» ^nons d'énumérer :

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