ABSENT
y. DB GuiHOTS, maire de la ville d'Âlger.
La Cûinmissinn fait choix d'une couche de blé très-obaKançonnée pouT la i^iro mettre dans le silo en zinc de M. Doyère.
Quelques parties de blé sont prélevées À divers points de cette couebe et passées au crible à main.
Los charançons vivants tombent eu grande quantité sur une table.
Environ HO quintiux de blé sont pris à cette couche et portés au silo de M. Doyère, dont au préalable la Commission a constaté l'état. Le silo afttit été parlditemeut vidé avant l'opération.
Pendant li rempUsiagtt du ailo^ qui a^aocomplit Miif lai yem d^ime dllé* gilioii de U GomouMion, H. Doyère fût paît d^ma eipérianc« qu'il a lenlte pour dtooira lea eharançoas aur une eeueba d« quintaux esfiioii da blé dans le même magasin de la Saipètri^.
M. Doyère conduit la Commisaion devant une eouèhe de blé qui est xe* oonveTte d'un piélart, et expose ce qui suit :
Le 16 du eouiant, avec rautotisation de If. le soos-intendant militaire Hallouin et avec Tassistance de H. de Saint-Vietor, of&oier comptable du ser^ TÎce des vivres^ i quintauzenviioa de blé tftaHilianjiQOimé ont été mia sous un piélart de 40 mètres carrés^ en entonne imperméabilisée au moyen de deux couches d'un enduit préparé et appliqué par le sieur Fontaine, qui a font la limison de ce prélart à M. Doyère.
CSe prélart a été garni d'argile à sa partie inférieure^afind'éviter que lair ne pénètre au-dessous. (Cette opération est essentielle pour assurer la iéua« site de cette opération.)
La toile est fixée d'abord solidement & tente au moyen de madriers^ et est rabattue sur Targilo.
Le liquide (sullure de carbone) a été versé au moyeu d'un tube terminé par un cône percé eu arrosoir.
Le t S novembre, à cinq heures da soir, 2'', 370 de sulfure de carbone out été versés ainsi par trois orifices pratiqués an •commet du prélart.
Après cet exposé, la Commission fait soulever le prélart, et constate l'adhérouce d'un certain nombre de charançons au-dessous de la toile. Ces insectes sont déjà morts et déjà secs; 3 ou 4 kilogrammes do blé sont prélevés sur le soiuniét do la couche objet des expériences Je M. Doyère, et passés à un tamis. Une i^raude quantité de charaui^ous tombe sur une table placée au-dessous de ce tamis.
Tous ces insectes sont morts, ils sont presque carbonisés. Après quelques minutes d'attente et d'examen, la Commission a'assure qu'il n'y a pas un seul charançon vivant dans la masse extraite par le tamis.
La même expérience est renouvelée sur trots autres points de la couche de blé ; le même résultat est oonstaté : tons les ebaran^s sont morts. Le grain de cette eouoihe exbale une forte odeur de éhou g&té*. U. Doyère, qui, dans la séance précédente, a déclaré à la Gimunission que Todeur du sulfure de carbone n'était pas persistante dans le grain apr&s quelques jouia d'aéiaticm, conduit la Commission au fond du magasin de la Salpétriàre» en face d*un tas de blé d'environ 100 & 1 10 quintaux métriques provenant du vidage du silo en cinc.
Ce blé a été extrait du silo le 20 octobre dernier, et mis en couche. Les faits énoncés par M. Doyère sont attestés par l'offloier comptable^ M. de Saint-Victor, qui a fait faire ce mouvement par ses ouvriers de magasin.
M. le sous-intendant militaire garantit Veiaetitade de oea opérations ac* oomplies sous sa surveillance.
132 BXPÉRIBNCB8 DB LA. GUBBRB.
Ce jouzdlrai donc, 17 soyembre (soit apite dix-huit jours d'extnictîoii du ûLo), le blé est examiné par la Commission ; il est £rais et ne révèle aucune odeur particulière; nul ne pooisait soupçonner qu'il a subi l'action du sulfure de carbone.
On passe au tamis quelques poignées de grains pris à diveis pointe de oette coucbe ; il en tombe une masse de charançons morts.
Quelques charançons Tivants apparaissent parmi les morts ; mais leur présence est trop bien expliquée par le voisinage des couches de blé de rapprovisionnementoù cet insecte est on grande masse.
La Commission a ensuite procédé au remplissage du grand silo en zinc.
La capacité de ce silo est de 13 mètres cubes, et peut contenir do 105 à 1 1 0 quintaux métriques.
Le hU qui a servi au remplissage de ce silo a été choisi parmi In blé le plus charauçonné, et il a été constaté^ à une proportion énorme^ que les charanroiis étaient vivants.
I.o silo une fois rempli, M. Dovèro y a versé un litre environ de <;'ilfnre de carbone, réparti dans six points diflérents de la partie supérieure du silo au moyeu du tul)e dont il a été précédemment question.
Cette proportiun é<jiiivaut, comme prix de revieul, îi i centime et demi par quintal métric|ue,lt; kilogramme de suUure de carbone étant M h. 50 c.
La quantité employée à cette expérience est, d'après l'avis de M. Doyère, quatre fois plus forte qu'il n'est nécessaire puur arriver aux résultats demandés dans les silos.
L'opération ayant été terminée, tous les orifices du silo ont été fermés et bouchés hermétiquement au moyen de mastic de vitrier, et chaque orifice a été scellé.
La Commission doit se réunir vendredi prodiain, & neuf heures, pour constater et reconnaître les résultats.
La Commission s'est ensuite transportée au magasin duForl-Neuf,à l'effet de choisir un local convenable i de nouvelles expériences qui doivent être faites sur du giatn cbarançonné.
Et ont signé les membres de la Commisnon, ainsi que M. Doyère.
Signé : Bnumx, Ifnxoir, Rnoux, DoiArk, ViUAnni, flÀLunini et Dorop.
I Poor copie coaftfDe :
L'inlendsat miUuIre de la divisfa»»
Signé : Dom».
QUÂTRIÈMË SÉÂNCË.
L'an mil huit cent duquantensix» et le vingt et un novembre, & huit heures du matin.
Les membres de la Commission se trouvent réunis à la Salpètrière.
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