ABSENTS
MU. DR Goiiion, maire de la villo d'Alger,
Hu^fin^ pb^rmfiçien principal, -*
BXPER1BNCB8 DB GmOMB.
A Touverture de la séance, M. l'intriHl iut miliUiire, président, donne
« Monsieur le Président, Je viens de me livrer à l'étude des blés qui ont « aorri aux expMeneas âites «ous les yeux de la CommissUm et aux mien- « nés propres. Après m'étre assuré» & l'aide de la loupe, qu» le blé provenant « de la même origine, qui est encore en mafflsm et n'a point subi l^actU» « du sulfure de carbone^ contient des vers de charangons à diveis états de « déreloppement, j'ai examiné par le même moyen les divers échantillons « qui ont été soumis & l'action du principe insecticide ; dans aucun je n*ai « pu rencontrer de veis; cependant, deux de ces écbantîUons ont ététiai- « tés il y a plus de deux mois^ et comme les Teis dn blé non traité ne re- « montent certainement pas à une époque aussi éloignée, il &ut néceasai- • lement conclure dn &it que je tous ngnale que le sulfure de carbone « atteint les œufs comme les insectes eux-mêm^'s.
« M. le sous-intendant militaire Hallouin avait ùât transporter à la ma- « nutention^ dès le commencement d'octobre, un certain nombre de sacs « de blé pris à la sortie de mon petit tonneau en zinc, où ils avaient été K soumis à des proportions différentes de sulfure de carbone. I/cxamen de « ces sacs aurait maintenant beaucoup d'intérêt, et je serais fort désireui « qu'il eût lieu pendant le temps qui me reste à passera Alf^er, car si l'é- « tude que je viens de faire prouve que les œuls sont atteints, elle ne suf- « fit pas pour mettre hors de doute que tous sont dépouillés de leurs fa- « cultes reproductives, et qu'un certain nombre ne conservent pas le pouvoir « d'éclore et de produire un charançon. L'examen des sacs de la manutena ûùii serait d'autant plus décisif à cet égard que, étant restés plus de trois « mois à la température la plus favorable au développement des insectes^ a il aurait dû s'y en succéder au moins deux générations.
« Les travaux du Fort-Neuf avancent beaucoup; l'odeur du coaltoi' a dans le grand silo n9 3, où doit se faire l'écharan^image de 10,000 bec- « toUtres d*orge, a beaucoup dimiuué. Je ne crois pas que maintenant l'orge « plit en être atteinte lorsqu'il y en aura une masse aussi considérable ; « d'ailleurs, les cbevaux la mangent même lorsqu'elle est le plus infectée « de Todenr du goudron de bouille, et, dans le silo coaltarisé, Todeur est « & peine sensible. J'ijouterai que de nombreux ouvriers passent leur vie « dans les produits de b bouille traitée k chaud sans en éprouver aueon « inconTénient. Ainsi donc, tout en approuvant sans réserve que Ton « prenne toutes les précautions que la prudence peut indiquer, je déaire a très-vivement que le terme de ces opérations arrive; car je ne puis cona cevoir pour ma part aucune des inquiétndee qui tendraient à la pfo- « longer.
« Tai l'honneur d'être, elc.
« Signé : DoillB. b
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