IS
toi ,14
2* 5 sacs quiy ayant laissé échapper une petite partie de leur contenu, pendant le transport, ont été pesés de nouveau et ont donné ensemble un poids brut de 496S69.
196 EXPÉRIENCSS D£ LA MARINE.
3* H sacs qm ont été nécessaires ponr acbever le lemplissage du sîlo> dont la capacité réelle a dépassé un peu les piévisions, et qui ont été réglés à 101 kilogrammes, poids brut^ ce qui donne 1^1 li kilognnmies.
La tare totale des 160 toiles a été trouvée de 173^,49> saTOÎr :
80 ont pesé : 54V
Il — 12 ,32
Les 160 pdsent donc 173 ,40
Par conséquent, le poids net du blé versé dans le silo peûdaut la jouruée du 20 janvier est de :
Le poids spécifique de ce blé a été cuiistaté sur deux sacs pris au hasard, et mesuré comme précédemment, avec une trémie placée sur chevalet et sur un sol plain.
On a trouvé :
lAdiesUondetapetée. Pohl»liralcoiimi«. Tara d* nieei. Wldi iiel d» rhwl. d« Hé.
1" 89S22 ll'',43 7.7S79
Ce qui donne une moyenne de 77^98 par hectolitre.
Enfin, les observations thermométriques ont donné les résultais suivants :
La température de l'air extérieur était de 5* 7 au commencement de l'opération ; de 6* 7 à la fin de Topération.
La température du blé, prise vers le milieu de la journée, était de 7* 6 pour le blé ensilé; de 7* 8 pour le blé versé dans le silo.
Dans le cours de Popératton, deux thermomètres, l'un à mmna et l'autre à mmhna, renfermés dam une botte en fer-blanc, ont été placés par M. Doyère dans le silo, & une profondeur de 3^,^Q mesurée & partir du uive&u supérieur du col, pour être retirés à la fin de l'expérience.
Le silo a été rempli de blé jusqu'à la base du col, conformément & l'ar* ticle 5 du marché, et M. Doyère a déposé sur la surface du blé deux autres thermomètres. Ton à nuunma et Tautre à minima, renfermés dans une boite en fer-blanc.
Emploi du sulfure de carbone, — Ici se place une opération spéciale, qui a
été l'objet de l'instruction suivante :
Le 1 8 janvier 1859, M. Doyère a adressé à M. le commissaire des subsistances la lettre suivante :
« Monsieur le commîflsaîre,
« Je me propose de faire entrer l'emploi du snlfnrr do rarbonn dans « l'pipf'neuco que je prépare pour la vérificiition de mon système de conser- « vation des grains, lequel n'est complet que par l'introduction de cet « agent, comme moyen de détruire les insectes et aussi d'arrêter ou de a ralentir la fermentalion. Cet emploi a paru devoir susciter des objections, <c parce qu'il n'eu est pas fait mention dans le marché. Je crois devoir vous « soumettre la question, afin que vous la portiez, si vous le jugez ntîle, « devant l'autorité compétente, me réservant de donner, si j*en suis requis, « tous les éclaircissements qui pourront être nécessaires. « J'ai l'honneur, etc. ,
« Signé : L. Doiftiis. »
Cette lettre a été éerito but rravitation de la Ctommiasion, i laquelle H. Poyère avait fait part de ses inlenlionB ; la majorité de la Gommienon ayasit eiaint d'ootre-paseer ses pouToiia en autorisant, sans isistniedons pràn labiés, une opération qui n'était pas écrite explicitement dans le marché.
Elle a été transmise par M. le commissaire des subsistances &]|« le eommlssaire général, qui répondit, le 19 jaurier :
« Il convient de faire examiner cette question par la Commission, dont « le procès-yerbal sera, s'il y a lien, soumis à la sanction de l'autorité su- « périeuie*
« Signé : Cbaibl. »
La Comuiission, appelée à eiammer cette question et après di.scujssiûu :
« Considérant :
a Que le marché souscrit par M. Doyère a trait à. l'établissement d'un silo, à titre d'essai ;
« Que ce marché, s'il prescrit certaines conditbns relatives & l'emplacement, au mode de construction et à la capadté du sUo, est, au contraire, entièrement muet sur toutes les questions relatives au système en lui-^éme de conservation des blés;
a Que, dès lors, H. Doyère doit être seul juge de la valeur de son procédé et des moyens de le mettre en pratique;
« Que, le marché prévoyant les deux cas de succès et d'insuccès, il est indispensable de dégager entièrement la responsabilité de la marine et de laisser toute latitude d'action à M. Doyère> en tout ce qui n'est pas contraire aux prescriptions de son marché, afin qu'en cas d'insuccès, il ne puisse élever aucune réclamation;
« Que l'emploi du sulfiue de carbone n'est en rien contraire aux stipulations du marché de H. Doyère ;
« À décidé & l'unanimité que M. Doyère était autorisé à employer le sulfure de carbone. »
BXPB1IIBIICJB8 BE LL lURINB
En vertu de cette décisiou, l'opération de rensUago a été teriuioée de la mauière suivante :
M. Doyère a versé dans un se^u en boû l'^jSOO de sulfure de carbone et Oi',50Q d'huU« & brider, cettQ d9niière matière ayant pour butj selon M. Poy^re, 4$ |»|apif «n p^^ti» Todflur du mlfore de «»rb«ii4« il » àéiposâ
sofU sur 1* svv&ise dtt blé dans l'intérieur da coi du nlo-
lEn^H ]» vide qui existait enfsove daiu ce col a été rempU avee de U peiUf freicbe^ et Toriftce supérieur a été fermé au moyen de deux eadeoas appasiemt, l'un à M* Poyère^ et Tautce au gaide-magasin des subaiftiMues, On a fermé également par un double cadenas la porte de l'orifice ménm^s/k k la partie inférieure du sUo pour l'extraction du blé,
Les quatre defs ont été léupies sur une planchette en bois par un ruban sur lequel ont été apposés le seau de M. Doyère et le cachet du détail des subNstances; elles ont été déposées au bureau du cemmissBii» des subsis- .tanees*
Béswné des opérations (Censilage, ^ Il a été renfermé en totalité dans la silo, 54,165S02 de blé.
Savoir i
Lel7 janTierl869. . . . 24,979^ 85 Le 19 — , . . , ia,f 88 36 Le 20 — IB,996 82
Total égal. . 02
Le poids spécifique moyen de l'hectolitre de blé, n^esuré avec une trémie sur chevalet^ sur un sol plain, a été trouvé de :
77^902 pour le blé^ le 17 janvier.
On en conclut que le poids spécifique moyen de la masse totale du blé enfermé dans le silo est de 77^,878.
Il est & regretter que l'ensilage n*ait pas été poussé plus activement et terminé dans l'intervalle d'une journée $ la lenteur qui a été apportée à cette opération provient de Tincertitude du temps et de l'insuffisance des moyens de transport qui en a été la conséquence. Pour remédier à cet inconvénient» la Commission a redoublé de précautions^ elle a multiplié les pesées et les vérifications; elle a opéré avec des soins extoènies et minutieux> ainsi qu'on peut le voir diaprés le compte rendu détaillé qui précède, et les résultats qu'elle a obtenus lui paraissent & Tabri de toute contestation et de toute incertitude.
La Gommission a terminé sa séance du 30 janvier par l'examen de la question suivante, soulevée par M. Doyère :
VORT DB CHBftlODRfi.
M. Doyèio a adressé le 19 janvier à M. le commissaire aux subsiî>taaces la lettre suivante, clmit il est donne lecture :
a Le marché que j'ai eu l'honneur de passer aveu le ministits do la marine, relativement à l'ensilage des grains, a spécialement désigné les deux éventualités du succès et de l'iusuccès. Il laisse auï Connnissions le soin d'en apprécier la signification, de décider si les résultats obtenus seront le succès ou l'insuccès. Il leur laisse également le choix des épreuves comparatives les plus propres À faii^ juger sâfement la valeur réelle de ces résultats.
Il Quant à la* dffiahion da sacoès on de rinsuceès^ il était, et il est en effet impoBBÎble, de la donner par avance. Le succès est relatif, et c'est la Commission qui appréciera si lés résultats dont elle sera témoin proa^ent ou non la supériorité de mon système d'ensilage sur tous les modes d'emmagasittement connus. Je ne puis'' demander qu'une chose, & nvoir que l'on tienne luen vigoureasement compte des conditions dans lesquelles l'ensilage a lieu. J'estime que si le blé venait & prendre dans le silo une odeur comme celle qu'il prend en couches, lorsqu'il est humide, il ne &udndt en accuser que cette humidité elle-même, due en partie à la provenance^ en partie & l'époque de l'année« en ]^artie enfin au séjour d^n mois que la denrée yientde faire dans un magasin situé dans des conditions d'humidité extrême. La Commission aura, je pense, l'occasion de reconnaître que cette odeur de grenier, si elle vient à se montrer, se sera développée plus tard et moins rapidement que dans le mode de conservation ordinaire.
« Une expérience comparative me parait indispensable pour rendre cette constatation aussi sûre que possible, et je vous écris pour la demander. Elle consisterait à mettre en couches sur plancher, dans de bonnes condi* tiens ordinaires, ce qui restera de blé, le silo une fois rempli, et à le conserver ainsi, en lui faisant donner les soins en usage. On tiendrait compte du poids originel ot du poids final, du nombre des polletages et du nombre d'heures i-onsrirréesà chaque pelletage. !.c juge nient de laConiniissiuii aurait pour base des dùimées réelles et positives dans les deiuc procédés (jn'elln est appelée A '- *'n parer. Je ne prétends, du reste, influencer en rien le.s appréciations de la Cummissiuu : j'ai voulu seulement lui soumettre une idée qui me paraît juste et utile.
a Veuillez, etc. Signé : L. DoïiîRE. »
Cette lettre a été transmise ^ M. le commissaire général par M. le eommissaira aux subsistances, avec l'avis suivant :
m Monsieur le commissaire générai,
«t J'û l'honneur de mettre sous vos yeux une lettre que je re^is de M. Doyère^ au sujet de l'emnu^iasinement des blés dans son silo d'essai. Bu ce qui concerne la première partie de cette lettre, j'ai tout d'abord renvoyé cet entiepreneur i la Commission appelée à constater toutes les opérations.
parcB qu'il s'agit d'éléments de son procès-verbal sur lesquels elle portera sans doute toute son attention.
« Quant c\ la cieiixième partie^ ('elle qui a trait à une expérience comparative, comme elle uécess itérait la disposition momentanée d'une plus grande quantité de blé, et qu'elle entraînerait à des dépenses de main-d'œuvre qui no résultent pas du tenne du marché^ je crois deroir prendre tos ordres, afin que la Gommissiûn puisie 6lxe pcéaïalildment fixée sur Téteudue de ses attribations & cet égard.
« Je suis, ete* « Signé : GLAiioftOAii. »
M. le commÎBBaiTe général a répondu :
« Je ne vois aucun inconvénient à ce qu*il soit fait droit & la demande de M. Pojère. — Gbarger la Gommissbn de détenniner la quantité de blé nécessaire pour l'épreuve comparative, ainsi que les conditions et Templa^ cernent dans lesquels il devra être conservé.
« U est entendu que mention de cette contre-épreuve ssia bite au procèsverlwl.
« Signé s Ghaiil. »
La Commission, après avoir délibéré, a adopté les conclusions suivantes : En ce qui concerne Thumidité du blé et la réserve faite à ce sujet par
M. Doyère,
La Commission rappelle qu'elle a f onslaté le i 'S janvier dernier l'état du blé choisi pour être ensilé, et qu elle a déclaré dans son procès-verbal que 0 ce blé était de très-bonne qualité, très-sain et ne présentait lurune trace de fermentation, » M. Doyère a reconnu la vérité dans cette ixssertion. Le 17 janvier, jour où on a connnencé les opérations d'ensilage, la Commission, sur l'observation de M. Doyére, a remarqué et consigné dans son procèsverbal que : — « le blé était un peu humide, aussi n etait-il pas très-coulant à la main. »
n était du devoir de la Commission de constater ce fait , elle l'a fait, mais sans y attadier la même importance que M. Doyère ; et puisque H. Doyère a renouvelé ses réserves & ce sujet, dans sa lettre du 1 9 janvier, la Commission consigne ici les observations suivantes :
Le marché de M. Doyère dit positivement^ art. 5^ § 2 : m Lesblés^ au moment de l'ensilage dans cbaquc port» devront être de bonne qualité et remplir toutes lee conditions du dernier marché passé par le port. »
Toute la question est donc de savoir si le blé ensilé remplit ces conditions. La Commission n'hésite pas & se prononcer pour l'affirmative. Ce blé, en effet, a été admis en recette le 23 décembre 1858, et à cette époque il remplissait évidemment toutes les conditions esôgées par la marine dans ses marchés, et Thumidité de- ce blé, due i la provenance et & l'époque de
l'année, ne saurait êtr(; l'iil^iet d'une réserve de quelque naturo que. ce soit.
Le blé f^st resté un liiui:, .seulement dans les iua,cfa.sins «le la mai'iue , depuis répoque de sa recette jusqu'au moment de l'eiisilai^c, et M. Doyère dit dans sa lettre que le magàsiu qui contenait le blé est situé dans des conditions d'bumidité extrêmes. Le blé a-t-il pu, pendant ce. séjour d'un mois dans ce magasin, augmenter dliumidité au point de ne plus it inplir les conditions ordinaires de recette ? Tel est le point à examiner. La Commission ne partage pas Topiniou de M. Doyère au sujet de l'humidité du magasin, qui, par lui-même, est dans des conditions ordinsiires et satisfaisantes ; sans doute, en raison de Tépoque de l'année et du voisinage de l'avant-port de commerce, le blé, pendant son séjour d'un mois dans ce znagasin^ a dù absorber un peu d'humidité.
Ce blé a, en effet, augmenté de poids.
La fouroitare totale adnûse en recette le 23 décembre ISS8 avait donné
un poids total de €0,234^»'»
Les pesées fiiites & l'époque de l'ensilage ont donné les résultats clHhprde :
1* Il a été enfermé dans le silo î}4,{6$S02
2* Il a été perdu en route pendant Topération par cinq sacs qui, réglés à 101 kilogrammes bmt> n*ont pesé que 496^ 59 S ^41
3* Il est resté dans le magasin un poids de blé qui a été trouvé de 6, i 47 ,08
Poids de la même fourniture de blé le 20 janvier 18S9 60,320^51 eO,320SSl
L'augmentation totale de poids est donc de 96^49
Ce qui donne par iOO kilogrammes, chiffre assez faible.
il n'entre pas dans le marché de la niariue de ces conditions relatives à la détermination du degré d'humidité des blés, et la Commission, se basant sur les chiffres qui précèdent, sur rexauien attentif qu'elle a fait du blé au moment de l'ensilage, déclare qu(i le blé ensilé est de bonne qualité, qu'il remplit toutes les conditions du dernier marché passé dans le port, et que la marine a, par conséquent, rempli les stipulations du marché souscrit par M. Doyère.
M. Doyère adhère complètement & cette conclusion,
La détermination du degré d*bumidité des blés est d'ailleurs une opé~ ration très-délicate, et M. Doyère, qui en commit toutes les difQailtés, a dédaré que les données fournies par le procédé de la dessiccation sont généralement inexactes et peu comparables entre elles. M. Doyère a prélevé sur la fourniture du blé ensilé deux échantillons, sur lesquels il doit procéder i des recheidhQs. Les résultats qu'il obtiendra, s'ils sont conununiqués
202 BXPÉRIEIfCBB DB LA MARINB.
à la Commissiofi, pourront être consignés flans son prDcfts-verbfil, mais ne seront admis qu'à titre de siuipie renscijL^ncinent, et sciileiiient pour l'explii atiiiu (les phénomènes qui se produiront dans le sil(», cette explication étant le siMii bnt qne M. Di-yère a eu vue en présentant la réserve contenue dans sa lettre du 19 janvier iHlî'J *.
i.a Commission a terminé sa séance en décidant qu'elle se réunirait le lendemain 21, à trais heures et demie au vieil arsenal, pour procéder â. Texamen des conditions dans lesquelles serait faite l'épreuve companSive demandée par M. Doyère^ dans la lettre déj&dtéâ du IS janvier.
IV. Expérience eom^pamim sur ta ecnsermtian en greniers du bié de la même foumUure que le Mé entilé,
La Commission s'est réunie le 21 Janvier, à trois heures et demie, au vieil arsenal de la Marine, afin de décider l'cmplaiienient et les conditions dans lesquelles serait laite l'expérience cum[uirative de con£>orvatioil Slir plancher du blé de la même fourniture que le J)lé ensilé.
La Commission, après avoir visité les divers magasins à blé, a choisi pour faire l'expérience demandéis par M. Doyèrp le magasin dit de la UmeriQ,
) Humidités deteruiiuées dans des tichattUllons prékvi:i> à diverses cpoquegj, pendant la durée des expériences de Cherbourg :
Ban pour loo.
1" Blé pris le pr<!niier jour de l'opératiou du remplissage ilui^ilo. . . ilfii
2* Même blé pris dans la couche destiuée à «Ire conservée sur plancher^ pour comparaison 11,42
3* Blé de la ooocbe de compinison, daae la premi^ visite folle par
la Commission, le 6 juin 1859 17|4B
4° Blé pris dans le quatri^e sae extrait par TorifiGe supérieur, le 2
juin 1860 (voirp/218) 17,li
5f^ Autre ech^iUliliou pris égalemcut dans la partie supérieiu'e du silo,
le premier Jour du vidage (2 juin 1860) 17,40
0* Blé extrait le même jour par l'orifice iniérleur, et envoyé immédia-
lement :iu moulin (voir p. 223) , ... 17^2
7" Blé exlraii du silo ; écliaiUillon prélevé le tl juiu, après huit jours
d'aérage et de pelletage *• 16|8S
8> Blé de la coache de eonperaison» le Jour de la cUturc des exp6*
rlence8(10juini860) t6»58
V>o Atiirp échantillon du blé de la Dèoie cottche de Comparaison, pris
daus l'inlt rieur (io la couche 16,75
10* F'\riae du blé euvojé immcdialemeut au moulin le 2 juiu 1860 . . 15,60 il* La même; éehantilloD prélevé k an antre moment de la monlnre. . 13* Farine du blé du silo envoyé au moolin aprës bait Jours d'aérage et
de pf^llciagc • ' 15,52
\7fl Kariue du blé de la couche de comparaison 15,21
140 La même, autre échantillon 15,49
18* U mène» troisième écjumIiUon t5»B7
PORT DE GHSRBOUie
f|tû Mul a pva pouvoir être distrait sans încoiiTémeiit du service courant. Ce magasin est situé au rei-de-ehaussée, avec plancher; il est assez bieu éclairé et aéré^ et se trouve dans des conditions qui ne sont ni bonnes ni mauvaises : il représente sensiblement, comme qualité, la moyenne des divers magasins au blé du vieil arsenal,
La commission a arrêté les dispositions suivantes, pour la suite à donner & reipérieuce :
Le magasin de la Limerie sera afFecté ezdusivement A. l'expérience, et la clef en sera confiée au sieur Vauger, magasinier des subsistances, qui sera spécialement chargé de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la bonne conservation du blé ; toutes les opérations de pelletage^ aéiage, etc«, nécessaires pour la conservation du blé, seront Ikites en présence de M. Hauger, qui assistera à l'ouverture et à la fermeture du magasin, — M. Mauger ama \i tenir uoto de toutes ces opérations, et il ouvrira^ à cet effet, un journal sur lequel il inscrira au fur et h mosnrc, et pour chaque opération, la date, la nature et la rluréo de l'opération, le nombre d'hommes .employés, etc., en un mot, tous les renseignements de nature à éclairer la Commission. — Ce journal sera communiqué tous les mois à la Commission et parafe^ par elle. Dans les cas où il se produirait quelque l'ait imprévu, le sieur Mauger sera tenu d'en informer imm<^di?itcmont la Çommissi(m, qui avisera. M. le commissaire des subsistances sera invite à prendre les dispositions nécessaires pour assurer l'exécution de ces diverses prescriptions.
ba Cuniinissinn a ensuite examiné qu- lle t tait la quantité de blé qu'il y avait lieu d'-iffci 1er iV cette expérience comparative : elle a <'fé d'avis ([u il convenait de ne pas faire un ta.s do blé de dimensions ti^j) oxiguës, et de prendre pour l'expérience environ 6,000 kilogrammes du blé.
Eu conséquence do cette décision, le lendemain. 22 janvier, il a été procédé par M. Couillard, délégué de la Commission, et on présence de M.Duyère, aux upératiuuïi suivantes :
On a prélevé sur le reliquat do la fourniture de blé du 23 décembre 1 858, BO saca réglés au poids brut de 101 kilogrammes, ce qui douuc le poids brut total de 6,060 kilpgrammes.
Cps 00 sacs ont été transportés 4aQs le magasin de la Limerie où ib ont été vidés^ puis pesés. Lo poids des sacs vides i été de 65'',40.
Par conséquent, le poids net du blé déposé dans le magasin de la Limerie était au 22 janvier 18S9 de 5,994^000.
Ce blé a été mb en couches, sur une hauteur de 0*,50.
Puis le magasin de la Limerie a été fermé, et la clef remise au sieur Mauger, magasinier.
La Commission, réunie en séance, a enfin examiné la question de savoir s'il conviendrait de renfermer un peu de blé dans un bocal en verre, pour le conserver i titre d'échantillon. Après discussion, et considérant que
EXP£Ri£MC£5 DE LA, MARINE
H. Doyèfe n'attache aaeiixi intérêt & cette opération, les bocaux dont on dispose ne pouvant pas être fennés hennétiquement^ et de manièra i pennettre que le blé s'y conserve intact; que Texpérience comparative ftite en grand suivant le mode de conservation des blés en usage dans la marine, sera très-suiBsante pour juger des résultats qui seront obtenus dans le silo de M. Doyère» la Commission a décidé à l'unanimité qu'il n'y a lieu de donner suite à cette proposition, et a clos le présent procôs-verbal de ses opérations à la date du 22 janvier 1859, pour servir de point de départ au délai de garantie prescrit par l'article 6 du marché de M. Doyère.
Cberboarg, le SU janvier 1850.
Sigtié : Le Sens, Dewatre, KiCHARi>-DLPLESi>ii^, Dlbois^ CouillarD; Aughr et Brosselin.
Nod dê M. Ihyère : « Avant de signer le présent procès^verbal> je crois « devoir déclarer que la discussion à laquelle a donné lieu ma lettre du 1 9, « me paraît tout h fait superflue, vu qu'il n'est jamais entré dans ma « pensée de faire des réserves relativement à l'exécution des conditions du « marcbéj dans la livraison du blé. J'avaissimplementcm pouvoir demander « que l'on tint compte rigoureusement de toutes les circonstances dans les- « quelles les opérations se sont faites, et sans autre intention que de « rendre plus faciles et plus sûres les appréciations auxquelles les procès- « verbaux de la Commission pourront servir de hase ultérieurement. »
iSt^ : L. DoTàai*