‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 55 sur 67 · RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

On a pu voir, en eiaminant les détails des opérations de moulure et de blutage et leurs résultats consignés dans les dîfers tableaux qui ont été suecessivement présentés, que le tnmdl s'est &it^ ainsi qa'on devait s'y atten-

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dre^ avec plus <m moins de làfiilité, saloa le degré de aiccité et d'aération

du blé mis sous les meules.

Ainsi^ le blé conservé sur les planchers s'est moulu et bluté avec l^idilé, et il est arrivé du premier jet à répurcmcnt, de 20 pour iOO.

Il a fallu, au n ntrûre, fortement serrer les meules pour atteindre on deux temps l'épiu-ement réglementaire de la farine provenant du blé du silo, et cela se conçoit facilement, car, lorsque ce blé a été ensilé, il n'était pas assez sec et aere pour qu'on le livrât à la mouture ; il devait donc en être de même à sa sortie du silo , puisque le blé en a été extrait exactement dans le môme état d'hydratation où il y avait (■té mis, état constaté par les pesées de la masse exécutées par la Commission.

Si les opérations de mouture du blé ensilé ont été plus longues que oellea du blé du magasin^ et si elles ont produit de plus fortes proportions d'issues, qu'il a fidlu remoudroj c'est ce qui a lieu quelquefois dans les moments prisés, lorsque l'administration est forcée de moudre des h]é» arrivés par mer et depuis peu de temps^ et qui sont alors généralement humides. ÏAguantiti de fisirine a donc été obtenue fkcîlemant et par les moyens ordinaires.

Quant & la qualité des farines provenant des trois blés^ celles fabriquées avec le blé ensilé paraissent, il est vrai, un peu plus sombres que celle faite avec le blé du ma^sin ; mais cela tient uniquement à ce que les premières ont été &ite8 en deux tours de meule^ au lieu d'avoir été obtenues du premier jet. En somme, elles sont belles et bonnes, et U Commission pense qu'elles produiront d'eicellent pain.

La farine confectionnée avec le blé du magasin est un peu plusblandie, nais elle a perdu le goût du fruit et ne donnera pas, selon toute apparence, un pain aussi savoureux que les deux autres farines.

i^rèsavoir pris ces conclusions, la Commission a fait placer les farines en coudies sur plancber, et a décidé que les opératiou:» de panification, dont les préparatîfe ont été confiés à M. Thomas, auraient lieu les 2 et 3 octobre prochain.

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