‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 56 sur 67 · VI. prfMEHCTs me rAimncATtoN, Séance du 29 t^^tembn · texte numérisé non relu

VI. prfMEHCTs me rAimncATtoN, Séance du 29 t^^tembn

TàKOa A SO POUR 100 BHBUiB.

Il avait été convenu le 27 septembre, rpie M. le chef de manutention principal ferait exécuter, soussa surveillance, des échantirions de pain confectionnés avec la farine épurée à 20 pour 1 00, mise en silo le 3 1 mars i S'j't), et de la farine dn même épurement conservée sur le plancher des luagar sins depuis la même époc^ae.

Comme on devait le présumer, après avoir examiné et dégusté ces £iiji«

nes, leurs produits ont t^té trouTf^s mauvais.

Le pain fabriqué avec ia farine placée sur le plancher est assez: bien développé , mais la mie est verdâtre, a mauvaise odeur et mauvais goût ^ le pain est détestable et insalubre.

Le pain fait avec la farin(î provenant du silo est lourd, d'un goût et d'une odeur désagréables, et no paraît f^uèro plus salubreque le précédent.

La Commission pense donc ù runanimité que l'essai de conservation en sili) de la farine à 20 pour i 00, enfouie avec le blé, a complètement échoué.

L'examen des deux pains étant terminé^ la séance est levée à six heures du soir.

Séanu du 29 septembre»

FAHINK d'aAMEMENI A 33 POUR 100 ENSUis.

Le 29 septembre, M. Boyère présent, la Commiasioii examine deux pains confectbnnée souslasuireill^nce de M. le chef de manntenton prixtcîpal^ savoir : le premier^ arec de la farine d'armement fabriquée h Brest^ en juin 1 858^ et ensilée le Zi mars 1859 ; le second^ avec de la même &rine conservée pour comparaison dans les magasins.

On déguste attentivement ces deux pains, et on leur trouve exactement les mtoies dé&uts : ils ont tous les deux une odeur de vieux et un goût de ranoe assez prononcés, et ils laissent au palais et dans la gorge une Acreté qui indique un éttit bien marqué de détérioiation des forines.

Toutefois, les deux farines qui ont servi aux expériences sont aussi susceptibles d'être consommées par mélange en journalier, que le sont ia plu* part de celles provenant des n;mises faites par les bâtiments.

La f'.nmmission^ n'ayant reconnu aucune supériorité dans la qualité de la farine nnsc en silo sur celle conservée en magasin, est unanimement d'avis que l'expérience dont ilb'agit doit être considérée comme nulle ^.

La séance est close à six heures du soir.

Simm de» 2 el 3 ùetoi/n.

Après avoir prélevé sur chaque type la quantité de farine nécessaire pour faire une fournée, la Commis^sion, M. Doyèro présenl, a lait procéder à la confection des levains et au pétrissage.

* h» diverses farines que la Gommtsskm a en à cMnparer entre elles ayant été sonmises à la deaaiccali*!! dans l'étuve. et avec les soins dont fal dq& parlé plus d'une fois» ont fourni les proportions d'humidité, suivantes :

Eau pour 100.

1* Farine prélevée les 31 mars et 2 avril 1850 sur celle mise en' sacs dans le

silo, et en couches sur plandier pour la comparaison des deux modes de conservation I3j92

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