MOUTURE
du 2S ml laei* de le nal ilso.
Blé moulu l^OOOk. 1,000^.
Produits obtemu s
Farine à 20 pour 100.. . . 780^257 772M00
Matières basses '78^25)^^^^^^ ^SSOSO)
Son. . . 117N038^^^^«<^3 Ul-A%o\''''*^''
Déchet au nettoyage « & la
mouture et au blutage. . %A^,%%0 32^000
Total. . . l^OOOi'^OOO 1^000^000
Les cbiffires ci-dessus mettent en équilibre les deux eipérienoes^ si Ton ne tient pas compte d'une légère diffârence dans les déchets^ dilfiSienoe favorable, du reste, & la conservation par l'ensilage.
Epreuve de panification.
Dans la journée du 26 mai, la fiirine blutée, épurée au taux de 20 pour 1 00, reste en dépôt dans un des locaux de la boulangerie. Après quinse heures de ressuago, on en prélève 575 kilogrammes pour être panifiés. Cette épreuve a été faite dans les mômes conditions que celle du 17 mai 1850 ; elle est détaillée dans le tableau suivant, mis en regard des résultats obtenus dans les premiers essais.
PORT DE TOULON
Quantité de tarine employée.
Nombre de paiu da polda réglementaire de 1,600.
ses
Différence en moins après 34 bn* de reCroidiasemeat.
Rendf iTn ni pour lOOkilogr.
de (arine employée.
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Quantité de farine employée.
Nombre de pains I poids réglementaire de i,&oo.
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Différence eo moins apréa 14 de reltaWiiMBflBt.
Reodemeui pour 100 kilogr.
de futee emplo jdt.
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en
BXPâRIENC» DE U HAEINB.
DaoB cette derni^ éprouve, randannoté du giaiB et l*emploi mmiUat de la farine ont donné lieu & une dimlnutiou de 2,425 pour tOO dans le rendement. C'est un &it généialement observé en boulangerie. Les blés, en vieillissant, perdent de leurs qualités productives. D'un autre cAté, plus les farines sont fratebps, moins elles absorbent d'eau au pétrissage et moins elles fendent en p&te et en p«in.
Séance du 28 mai,
Biaintn dsi produits de la Mtnre et de la paniAeatleii.
Le 28 mai, la Commission a examiné un échantillon de boulange provenant du blé du silo. Elle y trouve l'odeur du sulfure de carbone rpii carartérise également la farine blutée. M. Doyère lui-même partage cette
ppinion.
(Juaiit au pain, il est bien levé, spon^eux, d'une belle appan nre et d'un goût savoureux, mais son odeur est diversement appréciée. Deux des membres l'attribuent à l'agent chimique dont il vient d'être parlé ; pour la majorité, c'est, au contraire, une impression particuiiôre qui varie suivant les essences de blé.
La Commissiiin, voulant s't'clairer sur cette question d'une manière absolue, décidt; ([ue les expériences de mouture et de païuficatiou seront renouvelées après avoir soumis lo blé du silo à un pellélage de quelques jours.
Le vidage du silo s'est efTectué les 24, 2IJ, 28 et 30 mai, sous la surveillance des délégués do la Commission. Le blé logé du sommet à Toriûce inférieur s'est écoulé par sa propre pression ; à cette dernière profondeur,
il a été nécessaire de faire descendre un homme dans le silo pour alimenter récoulonient ; niais, arrivée à 30 centimètres environ au-dessous de l'orifice, l'opératiiMi a exi^é l'emploi de deux hommes. A partir do rr moment, le vidage s'est tait régulièrement, au moyen 4e coiifûus, jusqu'4 £in de l'extraction.
Lo blé mis dans des sacs a été transporté et pesé dans les magasins des subsistances. La (quantité totale résultant de ce pesago s'est élevée à 53,(i;Jt) kilog.
Lile avait été lors delà mise en silo, de 53,835
D'où un déficit de 199 kilog.
Soit pour 100. . , 0^037
Ce décbet parait sans importance; on pourrait même le considérar comme
1»0RT DE TOUrX>N. o2.'i
fictif, en raison des irrégularilés, légères il est vrai, de la bascule ayant servi au pesage lors de la mise en silo, et aussi des pertes inévitables dans
les moii venieuts d'extraction qui ont eu lieu à rhaquo vérification
La Commission ostimo dune que la quantité de blé retirée du silo correspond, aussi exactement que possible, à celle tjui v avait été renfermée.
Dans le courant du vidage, la Sous-Commission nommée pour y présider a constaté le poids de l'hectolitre de oO en 50 sacs; après un certain nombre de pesées, cette constatation s'est faite de tOOen 100 sacs, le poids augmentant graduellement jusqu'au chiifre de 83 kilogrammes. Cette opération a donné les résultats suivants :
Apiès SO sacs,, • . S<^^600
— 200 — . . . 82,000 aOO . . . 82 ,780
Total des neuf pesées. . 7in''/250 Moyenne pour un hectolitre. 62",
Le poids observé lors de l'ensilage présente sur cette moyenne un excédant de 0^627^ dû sans doute à l'état de fraîcheur du blé au moment de l'extraction. La température était eu effet de, • . 13*6 seulement, tandis qn*e]le s'élevait, il y a deux ans, à. . . • 20* 7.
ËxameD de la farine et du biscuit mis en silo.
Le 25 mai 1859, la Commission avait jugé iutéreasant de placer dans rintérieur du silo deux sacs de farine épurée à 20 pour 100, et une petite quantité de biscuit fabriquée & Brest et à Toulon pendant les années 1 858- 1859 i cette dernière denrée se trouve imprégnée de Todeur de sulfure de carbone, mais elle n'a subi aucune altération ; la farine, au contraire, est d'un goût âcre, savonneux, qui s'est reproduit dan» le pain fait avec cette substance.
* La Commission avait hi<;nalé, à ia mile mime dt; la mise en siio, la nécessité d'une vérilicatiou Uu pi eiuiér pesage. Voir le deuxième raiiport, page 306.
EXPÉKlËNCeS D£ LA MARINE.
Séance du 3 jtm.
Examen du Ué «ar plancher.
Dans la séance da 3 juiii| la Commission a de nouveau examiné le du nio mis sur plancher en dem; couches^ l'une do 1,800 kilogrammes, la seconde de 50,000 kilogrammes environ, et pelleté trois fois par jour, les 30, 31 mai et 1" juin. L'odeur de sulfuifi de carbone se manifeste dans Gelle««i, mais quelques membres seulement déclarent la reconnaître dans la première.
Dans l'une comme dans l'autre, le grain est sain, sans mélange de poussière îii de charançons, et de qualité au moins aussi belle que celle des blés en approvisionnement auxquels on les compare.
Examen du blé de comparaison.
La Commission examine^ dans la même séance, le blé réservé aux expériences comparatives; elle le trouve mélangé de matières pulvérulentes, d'une température tite-élevée, d'une odeur désagréable, piqué dans de fortes proportions et rempli de charançons. Son poids total n'est plus que de 24,098 kilogrammes, au lieu de 31,371 kilogranmes, différence qui représente un déchet de 23 pour 100. Soumis à un nettoya ?o énergique trois fois répété, il a suhi une nouvelle perle de 25 pour 100. Son état de fermentation et les détritus qu'il renferme le rendent impropre à la fabrication du pain.
Séances des A, S et ^ juin,
DeuiitaM épreMTe de noiilire «t de |iairïficatioii.
I.es 4 et 5 juin, les expériences de mouture et de panification ont été renouvelées. La Commission s'est réunie le 6 juin pour en examiner les produits, ils offrent les mômes caractères que ceux de la première épreuve. Toutefois, le pain a contracté un arrière-goût acide qui lui a été communiqué par le levain de pâte. Quant & Todeur du sulfure de carbone, deux membres déclarent la découvrir dans ce pain, mais & un degré moins per* sistant.
Comment expliquer avec la minorité de la Gonunission la persistance de l'odeur d'un corps aussi volatil de sa nature que le sulfure de carbone, et d'une évaporation aussi facile, aussi prompte que celle des alcools et des éthers dont il se rapproche par sa composition et dans la classe desquels on pourrait le feire entrer ? La minorité qui a constaté cette odeur et sa persistance, pense que cet effet ne peut être attcibué qu'à une rectification nullOiOu incomplète de la substance, et que l'emploi d'un sulfure bien rectifié no laisserait plus au blé aucune trace d'odeur après son exposition à l'air.
PORT DE TOOLON.
GQNGLUSION.
Les opérations qui pTécèdont, ajqimyées des observations foites depuis le point de départ des essais^ serrent & compléter l'opinion de la Commission sur le procédé de conservation des ^ains qu'elle a été chargée d'expérimenter. A son sna, le silo Doyère a réalisé, au port de Toulon, les promesses de l'iiLTenteur^ et rempli les conditions du marché du 30 juin 1858.
Toii]mi,l«10iuiiil861.
Les membres de la Commission, Gi.iiiBiTj TArn» À. Roux, Bouis, Guingan^ Gakeur^ Janvibr.
Eau pour 100.
1* Blé eosilé ie 25 mai 1859 14,25
» Blé retiré do silo, et moaltt imnédistement après sa sortie, le S5
mai 1860 14,280
50 Blé pris le 24 mal, premier jour du vidage, dans b fouchc sapérteure. 14,635 40 Blé pris le 30 mai 1861, au fond du silo, et pesant 83^000 à l'hectol. 14,355 5^ Btë conservé comme terme de comparaison, aprbs deux ans de conser-
vatioa snr plaadier, fin nii 1861 13,S90
6" Farine du blé moula immédiatement après sa sortie dv silo* . . > 12,440
*?> Farine déposée f^ii sacs dans le silo le '25 mai 1859 12,34
Sfi La même, après deux ans de séjour dans le silo 14,200
vu
AppUcailMui ugrUoUm 4e l'ensilage MitleBMel
SILOS DE LA COLONIE DE HETIlUkT.
vn
SILOS DE lA COLONIE DE âlETTRAY.
No^ mt ia première appHeatien faite à Metiray des âke emiHruitepar M. Jhjfère,
Ces silos sont au nombre de deiix, de la cuiitenancD de 500 hectolitres chacuu, situés sous un hangar qui met leurs orifices supérieurs h rabri, sans fjiie Tusage de ce hangar soit perdu pour la colonie, et le passa ,c;o restant libre. Ils ont leurs orifices inférieurs ou d'extraction dans une galerie souterraine à laquelle on descend par un escalier de trente marches. Dn regard pratiqué à l'entrée de cette galerie permet treulever les sacs au dehors, au fur et à mesure qu'on les remplit, pour les déposer sur un© charrette ou les monter dans le grenier. Toutes ces manœuvres se font avec la plus gnnde bdlité.
BEMPUSSÂGB.
Le silo 1 a été rempli le 1 5 novembre ; le n* 2, le 29 novembie. tTn mandum en toile avait été disposé de manière à communiquer du grenier où le blé avait été déposé à l'ouverture des silos. Tout le travail de remplissage s'est borné à verser le blé dans l'orifice du manchon. Ce travail luimême eût été évité si les silos eussent été prêts phistAt. Le battage ayant eu lieu dans le même hangar, le blé serait sorti de ia machine & battre pour tomber dans les silos.