L'ENSILAGE CHEZ LES MAURES DE L'ANDALOUSIE
J'airaiB âéj& vu pleinement justifiées en EstianiAdure la plupart de« piévisions annoncées trop timidement peut-être dans le chapitre de mon mé- * moire sur l'alucite i{ai traite de l'ensilage. Ainsi, là où Ton n'avait aperçu jusqu'ici qu'un fait brut, la conservation des graim sous terre, j'avab rencontré une pratique complftjke, prudente, et fonctionnant à l'aide d*uii ensemble de moyens auxquels la science agricole, telle qu'elle est le plus généralement comprise, ne trouverait peut-être rien à ajouter. On n'ensile que des blés desséchés par un dépiquage sous les rayons d'un soleil ardent; si les blés ont repris de l'humidité^ on les dessèche de nouveau ; une fois ensilés, on les visite aussi souvent qu'il est nécessaire pour y saisir dès son début toute altération qui tendrait à s'y produire. Les trouve-t-on humides, on les extrait des silos, on les étend au soleil, on les pellète plusieurs jours de suito, on les nettoie et on ne les réensile qu'après les avoir remis dans leur état primitif.
Quant aux phéuomènes qui se passent flans l'intf^rieur des silos, ils sont rigoureufiomcnt ce que les faits ( onnus et les données de la science permettaient d'afliniicr avanl de les avoir observés. L'inconcevable anomalie qu'auraient offerte des silos accessibles à Phiimidiiti du .sol et à l'air atmosphérique dans lesquels du blé se serait conservé intact , ne fùl-( c qu'un petit nombre d'années, n'a jamais existé nulle part. \,t silo qui conserve le grain qu'on lui confie n'est pas une cxcavaliou pratiquée dans le premier terrain venu, mais dans des terrains choisis, exceptionnels par leur composition, par leurs propriétés physiques, et par leur situation &vorable à Técoulement des eaux souterraines et des eaux pluviales.
Cependant ces terrains sont poreux, et la capillarité y maintient une humidité permanente. Mais cette humidité, quoiqu'elle n'empêche pas absolument la conservation, n'en exerce pas moins dans l'intérieur des silos l'influence qu'il nous était permis de lui assigner en vertu des lois de rêvai-
l'ensilàgb chbz les maures de l'àndàlousib. 89
pooration et de lliygrDmétricit ' <los substaDcas cpii y sont exposées. Le hli acciunulé en grandes masses dans les silos s'y oompoTie comme il se comporteraitdans une atmosphère humide quelconque soumise aux mèmctocoii» ditions de renouTellement et par la mâme température. Les silos ne nous montrent en action aucun autre principe d'influence que les conditions physiques d'humidité^ d'accès de l'air et de température dans lesquelles les giMÏns s'y trouvent placés.
£n résum<^, h silo en terro ne jieiif servir qu'à une pratique extrôraement limitée, que dans des localités: exceptionnelles, et ne convient à nos climats, très-probahlement, dans aucune circonstance. Eussions-nous k notre disposition des terrains comme le terrain à silos de la Tierra de Ins barros, nous n'en pourrions faire aucun usage, si ce n'est peut-être daxis quelques-uns de nos départements méridionaux. Nos blés du Nord s'y gâteraient dans toute l'épaisseur des masses ensilées, comme se gâtent les blés d'Âljuendxalejo contre les paiois et an fonH de ses silos.
Hais en serait-il de même si les causes que l'étude de ee que j'ai appelé l'ensilage primitif nous a conduit & assigner à Taltéialion des grains ensilés dans la tene étaient supprimées ; si les parois des silos» au Heu d'être fournies par une terre poreuse, pénétrable ft Tair et à l'eau, étaient imperméaliles comme le niarbie, le Tene ou un métal? En attendant la réponse directe que nous ne pouTons demander qu:'i.re]qiérience> Tétude des SMies qpi existent de silos andena va faire appaiattre en quelque sorte sous nos yeux une pratique de TensUage beaucoup plus élevée, beaucoup plus paifiûte, et plus en rapport avec ce que la tradition et les auteurs nous apprennent de l'importance qu'eurent autrefois les ap^TÎsionnements et les dépéis de grains chez les peuples les plus puissants et les |dus instruits^ chez ceux oi!i l'agriculture atteignit le plus grand développement.
On n'a pu m'indiquer à Séville, ni dans ses environs immédiats, aucun reste de silos anciens, ni -ninme trace des anciennes pratiques de l'ensilage. La position qu'occupe cotte brillante capitale de l'Andalousie, au milieu d'une plaine basse formée par un sol d'aiJuvion, explique suffisamment que ses possesseurs d'autn fi'i< aient dû clien her pour leurs dépôts de grains un terrain et uTieatmu.^piièro plus favorables. Ils trouvèrent l'un et l'autre h trois lieues environ plus au midi, à Alcala dcGuadayra. J'appris, dans le cours de mes recherches, qu'il y existe sur plusieurs points, et notamment dans les ruines d'un vieux château fort qui frappe par son élégance l'attention de tous les voyageurs qui passent par Alcala en allant de Cordoue à Séville, de grandes cavités creusées de main d'hommes, et que les uns croient être des citernes, d'autres des silos. Personne n'a pu me donner sur leur mode de construction ni sur leurs usages aucun renseignement précis, et je serai obligé^ dans la description que j'en vais fiiire, de m'en tenir & mes propres observations et aux inductions que je crois permis d'en tirer. J'ai eu souvent ]i0u de m'éotnner^ eu Espagne^ comme en France d'ailleuiB> de Tinsui^
l'ensilage
fisance des données positives que Ton peut recueillir en voyageant, si la hasard no s'en môle, sur les choses Icsplus voisines et les plus dignes d'intérêt ; c'est là ce qui explique les notions si erronées que Ton un a rapportées, uotaminent sur l'ensilago. A Madrid, des savants distingués et compétents dans tout ce qui concerne l'agriculture espagnole m'avaicuit déclaré que mes recherches étaient sans oljjet actuel dans la Péninsule , que IVnsilage n'y était plus nulle part une pratique do quelque importance, el ([uc ('aurais peine à y trouver des trace* reconnaissables de silos romains ou d'anciens silos maures. On a déjà pu juger si la pratique de Tensilage en Estramadure était en effet dépourvue de loiit intérêt pour le ])ut que je me proposais : mais on verra mieux encore par ce qui me reste à raconter tout ce que j'eusse perdu, si ces renseignements si décourageants m'eussen^ déteumé â» la ligne de recherches que Je m'étais pnmitiTemaiit Ivaisée.
La ville afitaeUe d'Âlcala de Gnsdayva n'est plui sur le hasà de la petite rivièie à laipielle elle doit son nom. Elle semble s'en ètie éloignée piegveesiTementj en remontant une petite vallée qui contonmej au midi, le mamelon que coumit Tancienne ville. Ce mamelon porte ma ses flants de nombreux restes de constructions où l'on retrouve, assure-t-on, des veetxj^de la plus haute antiquité. Le guide que m'avait donné l'alcade de la ville se plut à m*y faire 'remarquer, ainsi que dans .les snbstructione du ch&teau» des portions de murs qu'il attribuai^ les plus basses aux Bemains, celles immédiatement au-dessus, aux Gotbs. Quant & renceinte fortifiée elle-même, encore bien conservée dans quelques-unes de ses parties, elle paraît être manifestement de construction maure.
Sa partie la plus reculée et la plus éloignée de la ville forme une sorte de réduit isolé par un fossé, et que des constructions partagent en deux enceintes. C'est dans la première , désignée aujourd'hui par les habitants d*Akala sous le nom de place d'armes, que se trouvent Ira silos, au nombre de quatre, dont im petit et trois immenses. L'un de ces derniers est rempli de pierres et de débris jusqu'au niveau du sol, et les doux autres auront un jour le même sort, chaque visiteur s'empressanid'y jeter de grosses pierres, pour juger do leur proi'ondeur par le temps qu'elles mettent à tnmher jusqu' au fond. Déjà il existe, dans chacun d'eux, un cône de débris rpii les remplit eu partie, et ne permet plus de les mesurer qu'imparfaitement. Cependant, deux fVhelles de 4 à ;> mètres, assujetties l'imo à l'autre , n'en atteignaient pas le fond, et je n'eusse pu les mesurer et fu étudier la constructit »u , si le plus petit di'S quatre, qui se trouve au-dessus delà voûte des deux restés en partie vides, n'était éventré dans sa paroi latérale, et ne présentait une sorte de fenêtre de communication, par laquelle j'ai pu descendre dans l'un des grauJs.
Cette construction est on ne peut plus simple. Comme les silos d'Almendralejo et de Villafranca de lus barros, les silos d'Alcala de Guadayra ne sont que des excavations dans le sol ; mais ici le sol est une roche silieettse^
biyilizûu by GoOglc
CBOn LB8 MAOftBS VU i«'All1làUNJSIB.
dure et absolument compacte Les silos sont de vastf^s capacités ^tanches, creusées dans le sein d'un hloc immense, sans joints et sans iissures, comme serait un bloc de marbre, et qui Ibrme peut-être, d'une seule pièce, le mamelon tout entier dont le château occupe le plateau supérieur, ils ue peuvent recevoir l'air et l'ijumidité que par leur orilico.
Leur forme est très-rcguHère et à peu près k mêiuu que celle des silos de la Tierra de los barros, seulement plus profonde et moins élargie ^ ^ partie inTéneure. SUe w compose d'un cylindre surmonté d'un dôme pointu au cautsa duquel s'ouvm l'orifice. Quoique le travail de cieueement p»saiese ovoît été exécuté «vee beaucoup de soin, j'ai ifouvé entre les diamètfes que j'ai stesurés une difiéienee de 18 centimètres. Le diu#tre B)oyen> ^ Ift naissanise de la yoùte, est de 6^,70; la distance verticale de* l'erifiee an sommet du cône formé an fond du silo par les pierres jetéee d'en Iiaut, de 7^,00 ; et en enlevant les débris, à. la partie la plus décUve dn wonticule» je suis arrivé & 8 màtres plus bas sans rencontrer ]e fond. Labsuteur totale de ce grand silo est donc d'au moins 10 mètreS} et sa contenance ne pouvait pu être éloignée de 3,000 bectolities.
Le parement intérieur n'est point poli comme celui de certains silos romains que je décrirai plus tard ; le ravalement en a été fait à la pointe, ou plutôt encore avec le burin et le marteau, ainsi que me paraît Tindiquer la régularité des sillons tracés sur la paroi. Ces sillons forment das rectangles de bacbures simples avec des directions différentes, rommo celles des pièces d'uB parquet en losange. Je n'y ai aperçu aucune des traces que la présence des eaux a laissées sur les parois des anciennes cîtemM que j'ai eu l'occasion d'examiner, et l'opinion d'après laquelle les cavités creusées dans le roc à Âlcala de G uadayra auraient eu va semblable u«igene me parait appuyée d'aucune preuve.
J'ai été frappé de l'état do sici ité des deux silos où jo suis descondu. Les parois ni les débris du tond ii'ufîraicnt aucune trace d'iiumidité. Un cada^ vre de chèvre v gisait sur les pierroy, entièrement des:>éclié, et sans odeur.
I/orificu aujourd'hui dégrade et de forme irrégulière dut être circulaire dans l'origine. Son plus petit diamètre actuel est de (il centimètres. On voit encore dans uuo certaine étendue de son pourtour les deux margelles, dont l'une circonscrit immédiatement l'urillce, et l'autre, plus large, ia chambre destinée à recevoir le couvercle. Ce couvercle dut être, comme BOUS le verrons pour silos de Rot»> une dalle plate et exactement taillée^ que l'on scellait avec du ciment ou de la chaux. Il n'exiate pas de col proprement dit; la voûte commence immédiatement an-dessous de Vorifice, et tout me parait annoncer que la couche supérieure du blé ne devait pas se trouver à une profondeur de plus de 20 & S9 centimètres au-dessous du niveau du sol.
*■ Lss ietiaaliUoiu que j'avais adressés » l'Institut agfonoBuqufi ayant été égarés, 1« rcgr«t de ne pouvoir doavcr de oçUo roths «ee déf aitloe |^as psèÀ*.
l'ensilage
L'orifice supérieur servit probablement à l'extraction comme à l'introduction du prain. Cependant, on assure qu'il existe en bas une ouverture fermée par une maçonnerie, et qui aurait fait communiquer le silo avec le silo voisin, ou peut-être avec un puits dVxtrarlion. Je n*ai pu examiner cette disposition, aujourd'hui ensevelie t^ons les pierres. .le l'ai regretté davantage encore après eu avoir trouvé une semblable dans le plus grand des silos romains d'Ârzeu.
L'opinion qui considère les quatre grandes excavations souterraines du château d'Alcala comme des silus à Lié, et non comme des réservoirs d'eau, me semble appuyée par l'eiistence, dans la deruicro cuceinto, d'une autre excavation, qui ne paj'aît pas avoir pu servir à d'autres usages qu'à fournir d'eau la forteresse. La sitna (la fosse), ainsi qu'on l'appelle, est un puits de forme à peu près carrée, dont la section a environ 2 mètres et demi de côté, et auquel on n'assigne pas une profondeur de moins de 7S mètres. Ses bords sont en talus trè»>roide8^ et Taccès en est dangereux, f ai pu m'a»* surer néanmoins que, s'il contient de l'eau à l'heure qu'il est, c'est audessous des pierres qui en remplissent .le fond, et qui, vues d'en haut^ se montrent sèches. Il me paraît probable que la smn descend au moins au niveau de la rivière dont elle peut recevoir l'eau directement. La tiadition lui assigne lotitefois des usages bien différents. Elle en lait un puits de descente par lequel les défenseurs du château auraient eu des sorties & de igrandes distances. Une galerie, notanjment, passant sous presque toute la longueur qu'occupe aujourd'hui la ville, les auiait mis en communication avec un ouvrage qui n'est pas le moins étonnant de tous les restes que le passé a laissés dans ce pays, qui eut un passé si splendide. Je veux parler de la mina, moulin taillé dans le roc, sur le passage des galeries également taillées dans le roc, qui amènent les eaux même de Carmona, assure-t-on, à l'aqueduc de Séville. Ou montre dans la mim l'ouverture aujourd'hui murée d'une galerie souterraine, qui serait celle par laquelle on serait venu du cbiUeau par la sunu clicrelier de l'eau et l'aire moudre le blé extrait des silos, Telltï est, je le répète, la tradition populaire; je n'entonds ici ni la confirmer ni lu combattre.
Si ou ne connaissait pas d'autres silos à Alcala de Guadayra que les quatre dont jf> viens de parier, il serait permis de croire que de pareils travaux faits en vue de conserver les grains n'ont en leur raison que dans les nécessités de la dclcutto des places fortifiées. Mais les habitants a&sureut qu'il eu a été trouvé plus de cent tout pareik, sur les 'points les plus diffârents, hors de la ville, en rase camx)agne. Ce qui me porte à croire que cette assertion n'est pas exagérée, c'est qu'on m'en a Mi voir treize qui ont été trouvés ainsi il 7 a environ quarante ans sur le plateau de la mtûa manma *, à cinq cents pas au
* Elcerrode la mala manana, le maruelun 011 la buUe de la mauvaise matinée, nom que les Maures lui donnèreal après uue ttaUiiUe (ianii laquelle ils furent défaits par samt Firéiotttéi et qei dura depaU le Icrer in sdcO jiiiqa*4 nidL
...... ^le
GBBS US MAURES DE L*Aia>ALOII8U
delà d'un oîmeti^e^ situé luir-méme à peu près & la màne distance de la ville. Quatre de ces silos sont sar le bord de la route et ouverts. On s'en sert pour y jeter tous len débris provenant de la route et des diamps vouim. Trois sont déjà piesijae pleins; maïs le quatrième est encore vide jusqu'à pins de S mètres de profondeur; ce qui permet de supposer que ces silos ne le cèdent pas à ceux du château sous le rapport de la graqdonr.
Les neuf autres sont dans Un champ d*oliviers^ qui n'est séparé de la route que par une haie de cactus. Le propriétaire a eu l'idée de les protéger contre le sort qu'ont eu les quatre premiers, en les fermant par âe petits massifs arrondis^' en maison nciie, qui les font reconnaître.
N'est-il pas permis de croire, après dr soinblables découvertes, qu'Âlcala de Guadapa fut autrefois le grenier de Séviile et renferma des approvisionnements immenses? Peut-être pourrait-on tirer une induction &vo> rable à cette conjecture même de l'industrie particulière qui s'exerce depuis nn temps immémorial dans cette joHc petite ville. Cette industrie est celle de la boulangerie. Malgré la distance do trois lieues d'Espagne qui l'en sépare, le pain le plus beau et le meilleur qu'on mange à Séviile vient d'Alcala de Guadayra ; c'est un pain blanc euinnie la in'ige, léger, quoique assez peu levé, excellent au goût, et qui surtout conserve admirablement sa fraîcheur. Alcala de lus panaderos (des boulangers), ainsi qu^on l'appelle aussi, a une réputation qui s etend dans toute l'Espagne. Ses habitants a'bésilent pas à faire remonter jusqu'aux Maures cet art particulier de fabriquer le pain dont ils ont le privilège. On rencontre, du reste, des traditions semblables en Espagne partout où eiisteiift des pratiques plus parftites qu'ailleurs soit en agriculture^ soit en industrie. Si vous demandes d'où elles viennent^ on vous répond invariablement : des Maures; adtUu Morot,
Toutes les grandes dités du luidi de l'Espagne paraissent «voir possédé de semblables approvisionnements, et ce serait un travail assurément d'un haut intérél que de chercher comment on les y faisait servir à combattre l'effet des variations dans l'abondance des récoltes. Les auteurs arabes leur assignent des populations qui sonlèventrincrédulité^ tant elles sont hors de proportion avec ce qu'il ejk reste aujourd'hui, même dans celles qui ont CODservé le plus de traces de leur ancienne splendeur. Peut-être trouve^ rait-on dans la recherche de leurs silos des données qui confirmeraient sur ce point les assertions même les plus exagérées en apparence. Si Ton en juge par les dix-sept silos que je viens de fedre connaître, les cent que l'on assure avoir été trouvés à Âlcala de Guada^'ra pouvaient contenir trois mois de consommation en blé pour une ville de 5UU,0U0 habitants.
Cordoue eut des silos très-grands et en nombre considérable, d'après les renseignements qui m'ont été fournis dans cette ville par des hommes trèsinstruits, parmi lesquels je me plais à citer D. Francisco Ramet, intendant de S. £xc. le duc de Sotûma;for, D. ignazio Garcia Lovera^ et im ingé-
Digrtizeij Ly <jOOgle
fiiéttr IMiiçais, fif ; Tatftet^ qui së Uvte à k redieMë et ft retploitatioB éè mifieb de booille dans la Siefta Morenâ. M. Tastet a dfieonVeil hlis^nloie, il y A fiKtis AnSi deux ès-g^ads silos, à Gerro Mnrlano^ k ttob Ikves de Gordoue, étcoi Uitiolitagné. Us sont cfeusés dam le roc iMMnae ceux d'AlA* ealtt de Gnéâsiffid^ ç'a dû ètte là évidemment le système le ^lus ordinaire j mais on m'en A cité aussi qni oDt été trouvés tmoi environs dé Cordeàe, dans des ter^aitiS meubles et {iennéable8> et ^ ne peuvent ddvotr leurs jiropriétéA conservAtriees qa% des enveloppes, probablement en excelleni» ma^nnerié.
Des silos taillés dans une roche absolument compacte, cotrime oeuz dottt je viens de doniler la description^ durent procurer aux grains (|ué ToAi y renferma ûne conservation parfaite et indépendante de ià durée. Nous y trouvons, en effet, réalisée cette simple formule, presque évidente par ellemême, et qui résume l'ensemble de conditions que la science nous indif(ue comme propres à garantir indéfiniment les grains contre tous les genres iraltération : du bié sea dUtns un vase see à parois impefinétibles ei vsmêetntM fermé.
Première »érie d'expériences faite avec le coneour«i du ministère de la guerre.
expéftlekces faites a ashières, près paris, sur l ensilage bationubl des «rav^.
Procèf'Vtrbaux de la Cùmmxssion nqtirieure des tutMUnm nàUimns,
composée de :
HM. BOUAISSIER DE BERNOUIS, intendant militaire, Présidenl. BEGIN, nv'rlt , in-Inspecteur, président du Conseil désarmées, Membre. MiCllEL l.HVY, nit'(]i;'i iu-inspecteur, — POGGIALK, pharmacien principal, — WOLF, sous-intendant militaire, — PAGÈS, — —
THÉVENIN DK TANLAY, lieutenant-colonel d'état-major, — DR L APPARENT, i lipf de Ijataillon dn génie, — LAl'ERUER, uiticicr priucipai des sn])sist;inces militaires, TRICOU, officier principal, chef du bureau de centralisation à l'intendance de la première division militaire, — DE SAINT- GERMAIN, saus-commissaire de la mariae, DOISNEÂU, syndic de la boulangerie de Paris, —
If . le chef de bataillon du génie de Lappafent a été lemplacé dans le COUTS des expériences par M. le chef de bataillon Fournier, et H* le sousintendant Pagôs par 11. Uoîseï, sous-intendant de la garde impériale.
U. Foobert, chef du bureau des subsistances au ministère de ragricultuie et du commerce, avait été adjoint à la Commission pour y représenter l'Administiation de ^agriculture.
£XP£RI£NC£S D£ LA GU£RR£.