‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 9 sur 67 · SÉANCE DU 21 AVRIL 18S · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 21 AVRIL 18S

Le 21 avril 1856, la Commission supérieure et consultative des subsistances militaires se réunit au miiiiâtère de la guerre, sous la présidence de M. Bouaissier de Bernouis.

Il est donné lecture d'une dépiVlio ministérielle en date du 1^ avril, autorisant la Commission à se livrer à des expériences sur le procédé de H. Doyère, pour la conservation des blés au moyen de leur enfouissement dans des nlos de son ioventicm.

H. Doyère, convoqué pour la séance, est introduit, et, sur rinvitslion de U. Tintendant mililaire président, il expose dans un programme écrit, dont o(^ie sera portée an registre des délibérations, les avantages que présente son système de conservation des blés sur les moyens actuellement en usage. Quelles objections sont faites par divers meinbres de la Commission sur l'apidication de ce système au service manutentionnaire de la guerre.

H. Doyère répond à ces objections^ et^ à la suitp des nouvelles expliea* tions qu'il fournit, la Commission décide que l'on mettra & sa disposition^ dans les limites tracées par la dépêche ministérielle, les quantités de blé nécessaires pour procéder aux expériences en question, et que Fensilage de ces blés aura lieu le 30 du mois courant, & AsnièreSj où la Gonunission se trouvera réunie à midi.

H. le sous-intendant Wolf et M. Tricou sont désignés pour se rendre, demain 22, dans les magasins du service des vivres de la place de Paris, à

Digrtizeij Ly <jOOgle

98 BXPBRiEIfCBS DE LA GVBRRB.

rellet de procéder, de concert avec M. Doy^ro, au choix des blés qui seront soumis aux expériences à faire, et d'arrêter les mesures nécessaires, pour que les quantités détenaiuéfis soient expédiées^ eu temps utile^ pour leur destiuatiou.

SÉANCK DU 30 AVRIL <856.

Le 30 avril 1856, la Commission se trouve réunie à Asniftres, à reflét de procéder aux expériences d'ensilage dont il est question dans le procèsverbal de la séance du 21 courant.

Suivant les instructions du ministre» ces expériences devaient avoir lieu simultanément dans deux silos distincts^ et sur deux espèces de blé diffé- • rentes, prélevées sur les approvisionnements militaires de la place de Paris> savoir :

Sur des produits indigènes do la récolte de' 1854,

Et sur des blés roux d'Amérique d'essence tendre de la récolte de 1855.

M. le sous-intendaut militaire Wolf, et If. l'officier principal Tricou, désignés^ dans la séance prtH-étlente, pour procéder au choix des blés en question, de concert avec M. Doyère, rendent compte qu'ils se sout transportés, le 22 du courant, dans divers magasins du service des vivres de Paris, et qu'après avoir constaté qu'il n'existait pas de blés indigènes dans les approvisiouuemenis de la guerre^ ils ont tait choix, avec la roopi'rafion de M. Doyère, d'une partie de blé rijux d'Amérique, dont quintaux métriques auxquels on a fait subir un criblage préparatoire, se trouvent présentement à Asuières^ dans des waggons stationnés à proximité des silos à expérimenter.

>f\î Wolf et Tricou ujuulcnt que, prévenus plus tard qu'il existait aux li dij^aolks, dans un magasin occupé par l'Admiaistration de la gnerrf\ dm blés blancs d'Amérique, et pensant que ces blés, à défaut de pruduit:^ indigènes, pourraient être employés à l'une des épreuves ordonnées^ ils avaient prescrit d'^ faite cribler 260 qtiintaux métriques^ et de les iiûre transporter à ÂBnières, en même temps que les blés roux.

Avis de cette mesure avût été donné à M. Doyère, avec invitation d'àllef lui-même vérifier l'état dès blés en question ; mais cet avis, adressé par erreur au Conservatoire des arts et métiers^ n'est pas parvenu à la destination^ et M. Doyère déclare quHl n'a été informé que trte-tardivement de la mesure par M. Tofflcier prindpal comptable du service des vivres de Paris, auquel il s'est vu dans la nécessité de demander de surseoir à l'envoi des blés blancs, attendu cpie le ministre de l'agriculture ayant témoigné l'intention d'aller prochainemeot visiter les silos établis & Âanières^ M. Doyère désire eu conserver un vide pendant quelques jours pour en faciliter l'examen à Sou Excellence.

L'expérience à, laquelle on va procéder se bornera donc, quant à présent,

PRSMlàAft SERIE

à l'enflilage des hlé» roux qui se Irouvent actuellement rendus sur place, La Commission procède immédiatement à l'eiameQ de ces blés, et reconnaît, k Tunanimité^ qu'ils sont de bonne qualité moyenne, sains et suffisamment nettoyés. Elle ne se ^uto pa^ asies édaivée pour se prononser

sur l'année de leur récolte. Leur poids spécifique, déterminé avant leur envoi de Parisj est de 16^60 à l'hectolitre, dans l'état de propreté où ils se

trouvent actuellement.

Quant à la proportion d'eau qu'ils cuuitiennent, elle sera vérifiée ultérieurement au moyeu d'expériences que la Commission confie aux soins de l'un

de ses membres, M. le docteur Poggialo.

Cet examen tnrmuiL », la Commission passe à la visite du silo mis à sa disposition, et fUc constato (|u*il est construit sous terre et revêtu à l'intérieur d'une tôle mince, rendue imperméable à l'air et à i'iiiiraidité.

Suivant la déclaration de M. Doyère, cette tùle a rt.ru d'abord un premier revêtement en bitiuue, (-t ensuite, une enveloppe de maçonnerie en béton qui suppurt(ï toutes les oharj^es elles poussées des terres.

Ce silo a la forme d'un cylindre surmonté d'un cône tronqué, au-dessus duquel s'élùve un col destiné à mettre sa capacité intérieure eu rapport avec l'extérieur. Eu termes plus pratiques, il a à peu près la forme d'une ( aral'e. Sa contenance géométrique, le eol uuu compris, est do 440 lioctolitres. Les dessins et plans do ce silo^ établis par les soins do M. Doyère, et dont il &it hommage & la Commission, lestenmt déposés dans ses archives.

Au moment de procéder & l'opération d'ensilage^ on reconnaît que la température moyenne prise à l'intérieur du silo est de i0%9, et que l'bygromàlre à cheveu de ïl. Doyère * marque 54 degrés centésimaux.

L'enfouissement commence à midi trente minutes. Il a lieuau moyen d'une trémie en bois placée à l'orifice du silo et dans laquelle le blé est vidé au fur et à mesure que Ton décharge les sacs des waggons. Cette opération, continuée sans interruption, est terminée à ime heure cinquante minutes, d'où il résulte qu'elle a duré une heure vingt minutes.

La quantité de blé ainsi enfouie s'élève à 349*,40i^. On ferme immédiatement le silo, au moyen d'un couvercle en fonte, sur lequel M. le sousintendant militaire Wolf appose son cachet, en deux endroits différents, et Ton recouvre le tout d'une plaque également en fonte attachée au col même du silo par des boulons eu fer.

Unéchauliilou moyeu, d'envirou î> 4 kilogrammes, prélové sur l'ensemble du blé versé dans le silo a été réparti en trois sacs, dont l'un a été remis ;\ M. le docteur Poggiale, et l'autre à M. Doyère pnur snrvir à diverses e\[>ériences. Le troisième a été conservé au laboratoire d'Asuières, pour servir de point de ( omparaisou avec ic blé ensilé, lorsque l'on vérifiera l'état de con^rvatiou de celui-ci.

* Uratiuc m u^uticnies r«eU de 1 UuuuUUc de saiuratiou.

SÉANCE DU 21 MAI i8$d.

Le SI mai 1 856, la Gommûsioii se troaye réunie à Asniôres, à une heure après midi, soub la présidence de M. le sous-intoudant militaire Wolf.

U est donné lecture du procès-verbal de la séiukce précédente. La rédaction de ce procès-verbal est adoptée.

M. Doyère remet à la Commission une noto relative i des observations qu'il a faites sur les blés que l'Administratiou conserve daus ses magasins. Comme ces observations ini sont personnelles et que leur exactitude n*a point été vérifiée par la Commission, on décide que l'on se bornera à faire mention de la note en question, et qu'elle restera déposée dans les archives, à titre de renseignements à consulter.

Ainsi qu'il a été dit dans le procès-verbaî de la dernière séance, les expériences d'ensilage qui devaient être faites simultanément sur deux espèces de blé différentes, n'onl pu avoir lieu le 30 avril dernier que sur des blés roux d'Amérique. M. Doyère ayant lait connaître depuis qu'il était en mesure de faire la seconde expérience, on a expédié des blés blancs d'Amérique à Asnières, oiL ils sont déposés dans des vaggons, et c'est dans le but de procéder à leur enfouissement dans le nouveau silo, mis, par U. Doyère, à la disposition de la Commission, que celle-ci se trouve réunie aujourd'hui.

Pendant que l'on hix les préparati& pour commencer Topéiation, la Commission assiste & Touverture du silo rempli le 30 avril dernier^ lequel sera dorénavant désigné sous la dénomination de silo n* 1 .

Après avoir reconnu l'intégrité des cachets apposés sur le couvercle de ce silo, on se livre & des investigations qui donnent les résultats indiqués ciaprès :

1" A l'ouverture du silo, une bougie allumée, descendue jusqu'à la surface du blé, ayant continué k brûler, on a été amené à conclure qu'il y avait absence de gaz carbonique ;

2" A la surface, le blé a été trouvé parfaitement frais et exempt de tout indice d'altération. On y a reconnu cependant Texistence de deux cbaran« cens vivants ;

3'* Du blé pris à 3 mètres do profondeur est également trouvé frais. Sa température est de H°,60. li ne contient aucune trace de charançons. Il a une légère odeur de renfermé, semblable à celle que Ton remarque à l'intérieur des coucher de blé conservé dans les magasins.

Ces c(Histatations terminées, on remplace ie thermomètre ordinaire, qui était resté plongé dans la couche de blé, par un thermométrographe de Bellani. Après trois quarts d'heure de séjour dans cette couche, à 3 mètres de profondeur, cet instrument marque 4 2%50. On le replace dans la môme position, afin de pouvoir apprécier, dans les reconnaissances qui seront

PRBHlàlE 8ÉRIB

laites ultérieurement, les vamtioQs de tempéiatiua qui se produisent dans lamaandu blé.

Pois on procède à la elAtnie du silo, qui a lieu avec Ui mêmes piécaa-* tums et de la même manière que la première fois, avec cette différence cependant que U. Doyère fait remplir avee de la paille l'espace qui se trouTO entre lasnifue de blé et le couTercle.

On passe ensuite à l'inspeetioD du silo dans lequel doit avoir lieu l'expérienoe pour laquelle la Gommissbn est réunie. Ce ûlo^ qui sera désigné 8008 le nom de silo 2, a la même forme et est oonstrait de la même ma* nière que le silo n* 1, dont il ne diffère que par sa capacité^ qui est moindre.

La température prise au foud est de 10", 60,

La température de l'air extérieur est de 23 degrés.

Il n'a pas été possible de constater le degré d'humidité de Tair, Jante d'instrument.

Cela fait, on examino le h\f qui doit ôtro employé à rexpérience, et l'on reconnaît qne c*est du blanc d'Amérique, d'essence tendre, parfaitement sain, d'excellente qualité, convenablement nettoyé, et pesant 78'',8 à l'hectolitre. On constate qu'il marque une températnre de i i°,60, et on procède h l'enfouissement qui se continue sans interruption jusqu'à parfait achèvement.

Cette opération a duré proportionnellement beaucoup plus longtemps que celle du u" 1, faute d'ouvriers en nombre suflisant.

Deux thermométrographes, placés dans des tubes en zinc plongeant à des profondeurs différentes, donnent, lorsque l'opération est terminée, les températures ci-après :

A 3 mètres dr profondeur. , . 12<»,S0.

À 4»^S0, de profondeur. « • • 12*.

L'ensilage terminé, on remplit arec de la paille Tespuse qui existe entre la surface du blé et IjS couyerde ; puis le silo est fermé de la même manière et avec les mêmes précautions que le silo n* 1 .

La quantité de blé enfouie s^élère ft 826 ^/n^SO^.

Un échantUlon commun prélevé sur l'ensemble du blé enfoui a été réparti en trois sacs destinés, l'un & U. le docteur Poggiale, membre de la Commission^ et l'autre &M. Doyère, pour servir à diverses expériences, et le troisième, sur lequel on appose un cadiet, pour être conservé au laboratoire d'Asnières.

SÉANCE DU 43 MÂI 18$7.

La réunion a pour objet de visiter les silos inventés par M. Doyère et de

constater l'état des blés qui y ont été enfouis l'année dernière.

WM. Moisez, sous-intcndant de !;i jrardti ; do Saint-Germain^ so\is-commissiire de marine, et Tricou, ofhcier principal des subsistances militaires»

102 BXPÊRIBHCB& DB LA. GVBRKB.

s'étaient rendus sur les lieux une heure à l'avance pour faire préparer l'ouverture des silos à examiner. Cette opération préparatoire, ainsi que toutes eelles dont nous allons rendre compte, ont été dirigées par M. Doyère, sous la surveillance de la Commission.

On a eoleTé d'abord une obnehe de tene de 48'cen1îmMrea d'épaisseur, formant an-dessus de l'orifice des silos nne espèce de tertre dont Tun, celui (pii recouvrait le silo n* 1, était planté de fleurs; sous cette couche, le sol était garni d*un dallage en asplutlte, éptus de iS millimâtres, et ipii a été enlevée également, ainsi qa*une couche de béton de iO centimètres d'épaisseur, reeouvcant une plaque en fonte fixée sur la bouche du sUo au moyen de boulons.

Après avoir débarrassé le sol des débris provenant de ces opérations, on a enlevé la plaque en fonte et on a reconnu Tintégrité des cachets apposés par la Commission supérieure, lors de l'ensilage des blés, sur les couvercles on téle qui ferment définitivement les silos.

Ces couvercles enlevés, on n constaté qu'une chandelle allumée, présentée à l'orifice des silos^ s'éteignait immédiatement, puis on a extrait la paille garnissant l'intérieur du col et on a reconnu qu'elle était parDsdtement sèdbe, sans odeur particulière et exempte de toute altération.

Enfin, on a procédé à l'examen des blés ensilés, et on a constaté ce qui suit :

4® Silo Ti® i, rempli le 30 avril 1856 avec du blé rouge d'Amérique,

et en Hvnni roru 3 if<\4r»i'.

Truis t( hantillous ont été extraits de ce silo et pris à des profondeurs différentes, savoir :

Un à la surface ;

Le scconti .m moyen d'une soude à 3 mètres de profoudeurj Et le troisième d", à o°»,80 —

Le blé de ces trois échantillons s'est trouvé, sauf les différences de température, dans des conditions identiques; frais et coulant i la main, sain, sans aucune odeur et par&dt de conservation. En résumé, et c^est le plus grand éloge que l'on puisse fiûre du procédé Doyère, ce blé pavatt être exactement dans le même état que lorsqu'il a été versé dans le silo.

Les thermométrographes qui avaient été placés dans la couche de blé, au moment de l'ensilage, ont donné les indications suivantes, pour les températures minima et maxima pendant la période de temps qui d'est éeouléè depuis l'enfouissement, savoir :

A 3 mètres de profondeur, mâit'ma ; 9^H0 ; maxima : 1.^,50 *.

Aujourd'hui, la tompérature du blé est do 8°, 50 à 25 ceutimàtres de profondeur et de i O^jSO à 3 mètres pruipndeur,

' L s températarss maaima sont celles qjafvnâi le M^, lorsqu'il a été vidé des laos dsns le ailo.

Digrtizeij Ly <jOOgIe

A la suite de ces constatations, les trois <^rhantillons de blé dont il est question ci-dessus ont mis séparémeut dans des bocaux do verre et ca- ' chetés pour être soumis à l'examen chimique de M. le pharmacien [iriiicipal Poggiale.

2* Silo n* t, Mmi^i le fil mai de blé blane d*Amérique^ ol en ayant re(a

TVois étâlantiUone ont été également extraits du silo, savoir :

Un pris & la snrlSue du blé ;

Le seeond & 2%60 de profondeur ;

Le troisième i4^^80 —

Ce blé s*est trouvé dans un état de conservation aussi parAiit que celui du silo n* 1 et n'adonné lieu à aucune observation particulière.

Les ihermométrographes ont donné les indications suivantes pour les températures minima et maxima,

A 3 mètres de profondeur 9»,60 et I4%o0 A 4^30 — 9%50eH6%00 2.

Aujourd'hui, A la sur&ee, le thermomdtie marque iO* et à 3 mètres de

profondeur 10*',27.

Les trois échantillons de blé ont été également |^és séparément dans des bocaui de verre et cachetés, pour être soumis aux mêmes expériences que ceux du silo n" i.

Comme observation commune à l'un et à. l'autre silo, on constate que la température du sol qui les environne est ainsi qu'il suit :

A 6 mètres de profondeur 1 0*,90

A 2 mètres — 8%40.

Ces opérations terminées, les deux silos ont été refermés avec les mêmes soins et les mêmes précautions que lors de renfonissoment du blé , avec cette différence cependant que pour le n« 2, sur la ]>i upnsition de M. Doyère et comme complément d'expérimentation, le col de te silo n'a point été garni de paille.

De tout ce qui a été foustaté dans la réunion de ce jour» il semble résulter que les siioe construits par M. Dayère offrent pour les blés un moyen de conservation bien supérieur aux moyens ordinaires. Les blés sur lesquels les eipânmentatîottB de la Commission ont lieu en ee moment ont déj& séjourné pendant un an dans ces silos» Ils y ont donc traversé toutes les phases n«ta]i<elles auxquelles ils sont soumis dans les greniers, et sans avoir subi aucune manœuvre de précaution, sans avoir occasionné de dépenses autres que celles de l'emmagasinement, on les retrouve exempts de eharan-

I lléme ôbiervstlon.

> HIsMobservatioa. .

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404 BSffBRfBMCBS Dl LA. 6UBRBE.

Qons et de tous autres insectes, mis aucmie odeur ni tntoe d'altézation et exactement dans le xnème état où ils. étaient à répoque de leur enfouisse^ ment et même plus Irais, puisque leur température était alors de 14%60.

De pareils résultats paraissent ne rien laisser à désirer. Cependant la Gononission supérieure croit devoir réserver son opinion définitive jtiaqu'à ce que les expériences soient complétées par la constatation du poids de l'hectolitre de blé; la compaiaison des quantités que Ton retirera des silos avec les quanlités qui y ont été déposées, et, enfin, la manière dont ce blé se eoxq[K»rtera, après son extraction des silos, soit dans les magasins ordinaireS; soit dans les diverses transformations qu'il aura à traverser jusqu'à la panification. La question des dépenses d'installation sera également & examiniBr»

Pour extrait conforme :

lilatendant militaire de la garde impériale^ Président de la Uommiasioa svpérieure et consnltatiTe des rabsUiBees n&Htires.

SODS-GOHMISSION DE L'ENSIUGB.

Rapport lu devant la Commission supérieure des stihsistmces militaires, par la Sous- Commission délégtœe, dans la séance du 16 mai 1857, pour mivre les opéra" lions relatives à C éracuntion d\me partie du blé contenu dans le silo n" i, à Asniè/eSj et aux diverses manœuvres et transformations à faire subir à ce blé.

Dans stt séance du 16 mai donier, la Commission supérieure et eonral» tative des subsistances militaires a décidé qu*une partie du blé renfermé l'an dernier dans le silo n* 1 , à Asnières, serait retiré de -ce sUo pour servir aux expériences suivantes :

I* ifouture immédiate de la moitié de ce blé et panification de la ftrine en provenant;

V Conservation du reste pendant un mois dans les magasins de l'administration> et dans les conditions ordinaires des autres approvisionnements du service.

Une Sous-Commission composée de MM. les sous-intendants militaires Wolf et HoiseB^ de II. le lieutenant-colonel d'étaUmajor Tbévenin de Tau- )ay, et de M. Tricou, officier principal des subsistances militaires, a été déléguée pour suivre les expériences en question, et elle a ouvert le présent rapport pour y consigner les observations au fiu et À mesure de Texécution des opérations dont elle est chargée.

Des motifs particuliers, relatifs ;\ la convenance du service de la place de Paris, ont retardé pendant quelques jours les travaux de la Sous-Commission. Après s'être concertée avec M. le sous-intendant militaire chargé du

PRBMliaS SÉKIB. 405

oonfràle de co serrice, il a Alé anAté qaa ces traranx commfiiiMnâaDt aujoturd'hui 6 jmn. Eu ooiuéqiieiica, la Soiu-CSommisBion b6 trouve léonie ladit jouT^ & AsniàKea, & huit bcTouras du matin.

M. Fonbert; chef de buiesa des nilisistancea au minùtèie de ragricnltore et des travaux publics, iAAgûé, avec Tagrément du ministre de la guerro, pour assister aux expériences qui vont avoir lieu, est présent à laiéunioUy ainsi que M. Doyôre, inventeur des silos à enveloppe métallique.

Toutes les dispositions ont été prises pour que les travaux marchent sans interruption : quatre ouvriers d'administration, accompagnés d'un sergent et d'un caporal, et munis dos ustensiles nécessaires, sont rendus sur les lieux. M. Dnyèro a amené lui-mômo six ouvriers civils, et quinze caissons du train des équipages ont été commandés pour le transport du blé.

L'opération cAmmence h huit heures et demie. PendÉuatque des terrassiers déblaient l'oniice du silo des terres qui le recouvrent, on organise un système de poulie et de paniers pour servir à Textraction du blé, et on procède au pesage des sacs vides, qui donne les r&ultats suivants :

l» pesée 6? sacs 741"

2* pesée 76 sacs 88*

3* pesée 50 sacs..*.. KS^

Totaux 192 sacs, pesant 2* 14* S*.

Gela fidt, on reconnaît l'intégrité des cachets apposés sur le couvercle da silo ; on enlève ce couvercle et on retire la paille qui en garnit le col. On

constate que cette paille est parfaitement sèche, sans odeur ni altération;

puis on passe à l'examen du blé. Au premier abord il parait se trouver dans les meilleures conditions de conservation ; mais après l'extraction de quelques '^^f's, il présente de légères traces d'une poussière farineuse provenant évidemment du travail d'un insecte La Sous-Commission, dont l'attention est vivement éveillée par'cet iri' i li nt qui n'a pas été remarfjué dans les visites procédenteSj se livre aux plus minutieuses reehert lits pour en découvrir la cause ; mais m;ilgré tous les soins qu'elle apporte dans ses investigations, il lui est impossible de reconiia.itre la présence d'aucun insecte vivant dans le blé. Elle constate, il est vrai, qu'iî"s'y trouve des grains piqués, mais le blé en contenait déjà lorsqu'il a été mis dans le silo, et le nombre de ces grains ne parait pas avoir augmenté^ au moins dans des proportions appréciables, depuis cette époque. On pèse un hectolitre de blé mesuré à la tiémie conique, et on trouve qu'il donne 78^7^ L'extnetion du blé continue : au fur et&mesure de remplissage des sacs> on

i n a été reeoiina plus Itrd qse eetle poiusière liirineue dmit la Gomniariott •'était

tite*foi'tement préoccupée ne provenait nuUoment de la présence des insecte», naiide rttMj-'H f\m l'on avait fait, pour le transport des blés, d'un certain nombre d - ??afs prévenant du moulin de U manutention» et ayant contenu de la farine. (Voir page 120.)

Digrtizeij Ly <jOOgIe

BXPÉRIBHCBS DE hk CUBRRB.

lei lègle au moyen d'une liascale & plateau, au poids uniforme de kilos, tare comprise. Au ooiiftme sac, on reconnaît que la poussière Surinease dont il a été gestion plus haut domine d'une manière très-sensible. On pèse de nouyean un hectolitre qui donne 79*^,9^. Enfin, vers la fin deTopération la poussière farineuse a disparu à peu près ("omplétoment ; on est arrivé à une profondeur de 3'°,40 mesurés à partir du col ; le poids de l'hectolitre est de 70 kilogrammes,

Lt's observations météorologiques ont donné les résultats consignés ciaprès :

Le thermomt'trographe placé dans la couche de blé, à 3 mètres do profon-

deur, indique pour la teinpt rature minima. îj* 50

P(tnr la tPuipératuro iiiaxima. , 10 dO

Un termomètre enfuui daus la Uirro tout près du silu, à t» mù-

tres de profondeur, marque 10 50

Enfin la moyenne de la température extérieure, pendant la durée de Topéiation, s'est élevée & ,29 0

Les travaux sont terminés è trois heures trente minutes. On ferme le silo avec les mêmes précautions que précédemment ; les sacs sont chargés sur des caissons et expédiés au comptable de la iuanutention militaire du quai doBlDy.

Ces sacs sont au nombre de 19%, du poids brqt de 76 kilogrammes Fun,

produisant ensemble 145^,92^0^

La taie des 192 sacs s'élevant à 2, 14 ,5

Le poids net du blé extrait est de 143 ,77 ,5

La quantité de hlé enfoui l'année dernière s'élevait &. • 349 ,46 ,0

Il doit donc rester artucllement dans le silo. 208 ,68 ,8

M. le sous-intendant militairo Wolf se charge de donner au comptable du service des vivres de la place de Paris, les instructions nécessaizes pour la suite à donner aux expériences on qnî concerne la mouture, au moulin du quai do Billy, de 100 sacs du hlé expédié sur cet /^tablissempîit, et de la mise en coucho des 02 autres. La Sous-Commissiou se réserve de surveiller l'exécution do cos instructions.

Eu innmf^ temps que s'exécutaient les travaux dont le détail précède, la Sous-Coîiimissiou procédait à la visite du hlé reniermé dans le silo u" 2. Ce blé se trouve exactement dans le même état où il était lors de la visite précédente, du 13 mai dernier, et il ne donne lieu à aucune observation.

CORCLUnORS.

I/existenco dans le bié do la poii^sioro f u im iise, dont il a été fait mention dans le présent rapport, est le seul incident qui mérite de fixer l'attention de la Commission. Bien ([u ' l 'examen le plus attentif n'ait pu faire dérouvrir la présence de l'insecte au travail duquel cet incident doit être attribué, la

rasHiiRB «km

cause originelle du fait n'en est pas moins patente. L iiiipiii tanl, après tout, c'est de détenniner Tinfluenee sous laquelle ce fait a pu se produire, et i^époque à laquelle il faut la faiie femontor. L'ofuuiou de la Sous-Commiâsion est que la cause existait au moment où le blé a été déposé dans le silo> ainsi que l'indiquent assez les grains piqués qui s'y trouvaient alors.

Cette cause a dû continuer ses effets^ surtout dans les parties supérieures de la coucbe du blé qui se trouvaient le plus en contact avec Tatr en* fermé dans le siloj et vers lesquelles Pinsecte destructeur a d6 naturellement se porter. Si on juge par le peu de gravité des zavages que cet insecte parait avoir causé, il faut que le temps pendant lequel il a conservé sa vi» talité et ses fiicultés destructives ait été fort court. Du reste, l'importance de ces ravages sera constatée mathématiquement par le déchet que l'on trouvera sur la quantité de blé enfouie, lorsqu'on achèvera l'évacuation du silo n* i .

En résuméj et nonobstant l'incident en question, la Sous-Gommisaon conserve la ferme con\ iction que le mode de conservation proposé par |f. Doyère ne laisse rien à désirer.

Quant à la durée du travail qui a été de sept hpnrps, à raison de dix hommes, soit sept journées de dii heures, représentant un travail de 20*,î)4'' par chaque homme, la Sous-Commissinn doit fairo remarquer rjun l'outillage improvisé dont elle s'est servie laissait beaucoup à (l*lsirer ; et qu'il y a eu dans son opération des lenteurs et des perles de temps que Ton éviterait dan.s la pratique d'un service bien réf^Ié. Hlle estime que, dans des oonditions normales, on oliliendrait 30 quintaux par homme et par jour.

I-e présent rapport restor-i ouvert jusqu'au par&it achèvement des opéjfitiopi» de la Souh-Cciniuissiou.

Paris, le 0 jalm 1867.

Signé :'WùLrf Uoisa, m Tariat, Foonm et Taioot.

Le 13 juin, la Sous-Commission est réunie à la manutention du quai de Billy, à r»'fret d'(.'xaiuiuer les farines provenant du blé extrait du silo d'Asnières. Elle constate que 7 de ce blé ont été soumis à. ^ mouture

et qu'ils ont donné les résultats suivants :

En ikrine blutée. S8S82^,o

finron

Déchet de mouture

etdecriblage. 02 ,03,3 j^* •

Les issues provenant du criblage du blé uut produit 76 kilogranimes et se trouvent ^ p^u près dao^ les m^es conditions que telles du s(jrviçc

Digrtizeij Ly <jOOgIe

BXPBKXBNCB8 DB LA GinUAB.

coanat. La moutufe s'est fkito dans les eonditbns ordinaires et n'a donné lieu à aucone obsemlion* La Son^^ommission remarque seulement que reztraetion du son est restée au-dessous du taux réglementaiiej et elle décide qu'on la rétablira h ce taux, c'eat-&-dire à 20 pour 100* Du reste» la farine est bien faite» bien affleurée et ne laisse rien à désirer«

La Sons-Commission examine également la partie du blé conservée en couche» et elle reconnut que ce blé est frais et dans le meilleur état. Elle s'ajourne & lundi 21 du courant pour procéder à des épreuves de panification sur les farines qu'elle vient d'examiner» épreuves dont il sera rendu compte ultéheorement.

Arrêté le jour que dessus.

Signé : Wour» Uoisis» DsTinLAT» Fovbbit et Tmodo.

Le 21 juin, à midi^ la Sous-Gommisnon se rend de nouToau i la manutention militaire du quai de BUIy.

Elle s'assure que les £uine8 & expérimenter ont été ramenées au blutage

réglementaire, et elle commence immédiatement ses épreuves dé panification. Les levains qui avaient été préparés à l'avance se trouvent un peu trop prêts, par suite de la température élevée et surtout du temps orageux

qu'il fait. On pense qim cet dtat do choses pourra avoir quelque influence sur ]e« produits des premières fouruées; mais on se réserve de tenir compte de i'mcident dans l'examen de ces produits qui aura lieu demam chez M. le sous-intendant militaire Wolf. La Sous-Commission «^e borne à constater aujourdhui que les larmes se travaillant bien etqu clh^^ produisent une pâte ayant du corps et du liant, ce qui est un indice de leur bonne qualité. »# Arrêté le jour que dessus.

Signé : Wouf, MoisKz, de Tajsllï, FounsRT et Taicou.

Le 22 du même mois, la Sous-Commission est réunie chez M. le sousintendant militaire Wolf, pour examiner le pain provenant de la fabrication terminée hier. Après examen, elle reconnaît que les deux premières fournées ont donné un pain do bonne qualité ordinaire, nonobstant l'incident signalé hier au svijet do la dispositiou des levains. Les deux dernières fournées, dont les levains se trouvaient dans de meilleures conditions, ont produit un pain léger, spongieux, bien développé et ne laissant rien à désirer, tant sous ces divers rapports que sous le rapport de la blancheur et du goût. Ce pain est tout à fait irréprochable et d un aspect plus favo-

rable que celui du service courant, ce qui tient â ce qu'il n'est entré que du blé tendre dans sa fabrication, tandis que le blé dur entre pour moitié dans la fabrication de l'autre.

La quantité de farine empluytc aux épreuves a été de i2i,99'', qui ont produit deux mille trois cent quatre-vingt deux rations de pain, du poids réglementaire^ soit un rendement de i83"^2ic. Ce rendement est un peu faible, mais si l'on considère que les dispositions atmosphériques et l'état des premiers levains ont dû avoir une influence déplorable sur le tra\ ail, on en conclura que ee tendement est très-fiatisfaisant, eu égard aux conditions sous l'empire desquelles les épreuves ont en lieu.

Bn résumé, le résultat de nos épreuves de panificatbn ne laisse rien k désirer et vient confirmer l'opinion de la Commission supérieure sur la par&ile conservation des blés dans les silos de M. Doytee.

la Sous-Gommiision ^décide «ja'elle se rendra samedi prochain, 27 du courant, à Asnièresi pour examiner l'état de la partie de Ué restée dans le ailon*!.

Arrêté «jour.

Signé : WoLF^ MoiSKz, db Tanlay, Folbeat et Tricou.

le 27 du même mois, la Sous^ommission se rend à Asniàrss et &it ouvrir de nouveau le mlo n* 1 . On présente une bougie allumée A Torifice d* ce silo, et l'on constate qu'elle s'éteint aussitôt qu'elle arrive au niveau inférieur du col. Cette expérience, plusieurs fois renouvelée, produit coup-

stamment les même résultats, ce qui oblige t\ prendre quelques piéeautiotts avant de descendre dans le silo. Enfin M. Doyère, après s'être fait attacher sous les bras avec une longue corde, parvient à la couche de blé sans ressentir d'autre malaise qu^un peu de gène dans la respiration. Il apporte un fort échantillon du blé. Cet échantillon, examiné par la Sous-Commission, est reconnu par elle être frais et exactement dans le môme bon état de conservation que iors des précédentes visites. Un coup do sonde donné jusqu'au fond du silo ramène du blé parfaitement semblable sous tous les rapports. Le thermomèire enfoui dans la couche supérieure du blé indique une température de H%50. Un autre thermomètre exposé au nord et à l'ombre, et isolé de tout contact, indique 28 degrés pour la température extérieure.

Le silo est refermé avec les précautions d'usage.

Résumdul ses observations et les .ippréciations qu'elle en tire, la Sous- Commission déclare que le blé s'est parfaitement conservé dans le silo de M. Doyère, et qa*aprèâ y avoir séjourné pendant plus d^une année, îl en est sorti etactemest dans le même état que lorsqu'il y a été versé. Mb en eottcSie dans les magasins» après sa sratie du sflo, il s'est comporté au moins

Digrtizeij Ly <jOOgIe

HXPÉRIBNCB8 DE Là.

aussi hum (]ue les blés coiiservt's dans les conditionB ordinaires ; ot enfin il a produit des farirns irréprocluiMes ot nii excellent pain. Elle déclare également, qu'après seize jours de v)dan;j;e, le blé resté dans lo silo n" 1 est aussi {Vais, aussi partait de consprvatiôn ({uc jamais, et que tout la porte à croire que l'on peut sans inconvénient y prolonger son séjour dans les mômes conditions de vidange. Bien que cette épreuve n'entre point dans le programme proposé par M. Doyèrc^ la Sous^ommission, dam une quettioii qui intéresse i un n haut degré la ooaservation dfw bléi par ua moyen nouveau (]ui paraît présenter des avantages considâniblsB snr les moyens cjiipl y j .i i|u'à ce jour^ ne se croit pas moins autoriste à proposât de pouisaivre cette épreuve^ au moins jusqu'à la fin de l'année oonmite^ en ayant soin de faire visite? au moins tous les qninie joufs les blés qui y seront soumis, afin de pouvoir les utiliser immédiatement au sernee^ si l'on s'apetcevalt que leur conservation par le moyen en question, pil se trouver compromise.

Quoi qu'il arrive, il restera toujours acquis que U. Doyèie atenu et au delà ce qu'il avait promis pour la conservation des blés dans les sUéi & euveloppe métallique.

Clos le mâme jour.

Signé : WonM, UôisBZj m Tàmjix, Foobert et Trioov.

Le H juillet, la Sous-Commission se rend de nouveau à Asnières et fait ouvrir le silo u° 1 , dans lequel on introduit immédiatement une bougie allumée, qui s'éteint lorsqu'elle arrive à une profondeur d'un peu plus de 2 mètres. •

M. Doyère descend dans lo siio avec les précautions nécessaires et il rapporlc uu ('chantillou de blé ainsi que le thermuniétrographe enfoui à la surface de la couche. Cet instrument indique uue température inriv-nne de 12*', 50. Le blé continue à être frais, sans odeur et dans le meilleur ét^t de conser\aliou. La température extérieure est de 2f>'*,80.

La silo est l'ermé avec les pnu au lions d'usage, et la Soiis-Connniiisiuu remet sa prochaine visite à un mois, c'est-à-dire au 1 1 août procliaiu.

A ce sujet, M. Doyôro soumet quelques observaiiims à la Sous-Commisaion. U fait remarquer que les expérimentations que la Conmu.si,iuu supérieuie poursuit en ce moment se trouvent tout à fait en dehors du programme qu'il a proposé. La conservation des blés au moyen des silus repose entièrement sur ce principe : Empêcher le contact des blés avec Tair eitérieur et les tenir à une tempéiaUire aussi basse et aussi égale que possible. Or^ dans l'état actuel des choses» le silo étant à moitié vide» le blé se trouve en contact avec un certain volume d'air, même lorsque ce silo a été hermétiquement fermé. Si la Gomnuesioïkle visite et le &it ouvrir tous les (|uiuse

PRËMIëHB SBRiB. 111

joun ou toiulw mois» il est évident qu'i chaque viûle l'air intîfirieiur ae trouvera remplacé par un nouTeau volume d air extérieur, et que le Uésettouvera momenlaiiément aOQS riufluence d'uue température anormale^ toutes causes qui peuvent avoir pour effet de déterminer dans le blé un certain mouvement et des phénomènes qui ne se produiraient pas si le silo était resté plein.

Tout en protestant d'ailleurs qu'il n'entre pas dans ses intentions d'élever la moindre objection contre les expf'iimenlations de la Commission, alors même qu'elles seraient poussées aux limites les plus extrêmes, et ayant môme l'espoir (juo ces expi'rinientaîions )iiinn<'ront des résultats satisfaisants, M. Dnyére n'en demande pas moins qu^ii soil bien constaté qu'elles se font eu dehors di'. si.n programme, afin que si elles ne réussis^ saiëut pas, on ne pùten tirer des conséquences défavorables à son système et de nature à affaiblir l'autorité des faits acquis dans la limite do ses engagements. Il prie donc la Sous-Commission de vouloir bien le mettre à môme de soumettre à la Coiaœissiou supérieure les observations qu'il croit devoir présenter à ce sujet.

Après en avoir délibéré, la Sous-Commission reconnaît la justesse des observations de If. Doyère, et décide qu'il tara eonvoqué 4 la plus prochaine léuniott delà Commission supérieure.

Arrêté le même jour.

Conformément à la décision prise dans sa séance du 18 juillet dernier, par la Commission supérieure et consultative des subsistances militaires, la Sous-Commissiou chargé de suivre les épreuves relatives à la conservation du blé dans les silos à enveloppe métallique se réunit & Asnières, aujourd'hui samedi 2% août, à buit heures moins un quart du matm, & l'effet de terminer l'évacuation du silon° \, commencée le 6 juin dernier.

Après avoir reconnu l'intégrité des scellés apposés sur le couvercle de ce silo, on enlève ce couvercle et on descend une bougie allimiée dans l'intérieur; elle s'éteint en arrivant au niveau de la partie inférieure du col. Quelques instants après^ on renouTeHe réprouve, et la bougie ne s'éteignant pas <l la profondeur d'euviruu l^^ io, M. Doycrc descend dans le silo, et il en rapporte un fort écliantillun di' Idé ainsi que le thermomètre qui avait été enfoui dans la couche, lors de la dernière visite faite par la Sous-Cumuiisbion. Le thermomètre indique pour la température intérieure 14*, 90; la température extérieure est de 28 degrés. Ou examine le blé; il est frais, dans un état parfait do cuuservatiou. tel enfin qu'il était à l'époque OÙ la Sous-Commission l'a visité la deruièrc fois.

Pendant sa descente dans le silo, M. Doyôre ayant reconnu qu'il pourrait y avoir quelque danger à y &ire travailler les ouvriers avant d'eu avoir

EXPERIENCES DE Lk GUERRE.

renouvelé Tair, on applique & l'oiifice un «éralaiir fonctioitxuiit au moyen de palettes en bois^ et pendant cette opéiation, on procède au pesage des sacs Tides, çpi donne les lésultats suivante :

l» pesée 80

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