‹ Considérations anatomiques et cliniques relatives à l'extraction ou à la résection du sac herniaire au cours de la kélotomieChapitre 12 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La résection du sac herniaire, au cours de la kélotomie, peut avoir l'avantage, lorsqu'elle est pratiquée dans des conditions déterminées, de favoriser la réunion immédiate ou rapide de la plaie opératoire.

2° Elle ne peut être rendue responsable des accidents généraux de la kélotomie, accidents que l'ouverture seule du péritoine suffit à déterminer, et que la résection du sac herniaire n’aggrave pas d’une façon dé= montrée. ;

3 Cependant il serait imprudent, sur des malades en état de collapsus ou déjà très affaiblis, de compliquer les manœuvres ordinaires de la kélotomie par une dissection el une excision qui allongent le temps de l'opération, la durée de l’anesthésie, et qui augmentent l'hémorrhagrie.

4 La résection du sac herniaire est indiquée, d’une façon générale, quand le sac est peu adhérent, facilement décollable, de dimensions petites, surtout lorsque ses parois sont épaissies ou malades,

5° Elle est contre-indiquée, quand le sac est très adhérent, quand ses rapports présentent des dangers opéraloires et quand ses dimensions sont considérables. Cette dernière considération explique sans doute en partie la fréquence la plus grande des accidents, pour les opérations de résection pratiquées sur les hernies non étranglées. En effel, c'est à cause de leur volume,

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que ces dernières sont généralement soumises à l’intervention.

6° La consérvation du sac herniaire, lorsqu'il est peu épais et peu altéré, n’est pas d’ailleurs un obstacle à la réunion rapide. Celle-ci est même la règle, pour les sacs minces, qui ont conservé leur structure et leur

apparence de séreuse.

1° Cependant il n’est pas exceptionnel de voir les sacs conserves se mortifier partiellement ou en totalité, et séliminer en entretenant une suppuration plus ou moins longue et abondante.

8” Aussi, quand la vitalité du sac paraît un peu douteuse, ou quand ses parois rigides et épaisses ne semblent pas se prêter à une réunion facile, est-il préférable si l’extirpation de ce sac est difficile. ou périlleuse de s’en tenir à la réunion secondaire, ,

9 Les résections partielles, surtout quand le fond du sac à été laissé dans la plaie. paraissent suivies très souvent de la mortification des parties conservées ; aussi ne doivent-elles être pratiquées qu'avec résèrve et dans le simple but de diminuer la quantité des tissus destinés à suppurer et à être éliminés.

10° Les hernies ombilicales sont surtout favorables à la pratique de la résection du sac. L’excision simultanée des téguments correspondants a le grand avantage de supprimer des tissus d’une vitalité douteuse etde diminuer l'étendue de la plaie ;

41° Les hernies inguinales, du moins chez l’homme, sont peu favorables à la pratique de la résection du sac, à cause des rapports de voisinage et des dangers opératoires. Chez la femme, où elles sont d’ailleurs plus

rares, elles rentrent dans la catégorie des indications générales.

12° Les hernies crurales présentent au contraire des indications nombreuses à cette résection. Le sac y est d'ordinaire petit, épais et peu adhérent, toutes conditions favorables à cette pratique. Cependant il faut se méfier du voisinage des veines, des phlébites et embolies consécutives.

13° La question de la suture ou ligature du collet, considérée au point de vue des résultats immédiats ou prohains, demande a êlre réservée.

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