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ealions et ses contre-indications. Peut-être les chirurgiens, surtout préoucupés du but curatif qu'ils poursutvaient, ont-ils un pêu négligé le côté accessoire et pourtant important encore de la question, celui qui concerne les suites immédiales ou prochaines de l’opération. C'est cette lacune que nous essaierons, non pas de combler, mais d'indiquer le plus largement possible par une étude consciencieuse des observations les plus précises,
Cette étude, une fois entreprise, ne nous a pas paru aussi facile que nous l’aurions tout d'abord pensé. En eflet, il s’en faut que les opérateurs aient été explicites dans leurs descriptions au point de vue qui nous occupe. Trop souvent des observations, qui seraient très instructives si elles étaient plus complètes, manquent de détails suffisants sur la nature et la constitution du sac, sur les difficultés de son isolement et sur les résultats immédiats de sa conservation ou de sa destruction. Les statistiques ont surtout pour but de donner en bloc des guérisons et des insuccès, et sont souvent muettes sur cerlains accidents, d'importance plus ou moins grande, qui ont pu, dans quelques cas, compromettre la guérison même de l'opération. Il serait à désirer que les observations nouvelles fussent plus précises et partant plus concluantes à cet égard. :
Nous le répétons, nous avons l'intention de nous oecuper non de la cure radicale de la hernie, maïs simplement de la pratique de ja résection du sac herniaire avec ses conséquences immédiates et purement relatives à la guérison rapide des plaies, Ji ne sera donc que très accessoirement question de l'opération en lant qu'appli-
Si (pee . quée à la cure d’une hernie non étranglée. Pour nous, - la question sera posée autrement qu’elle ne l’a été généralement jusqu’à ce jour, et notre but sera d’élucider autant que possible le point suivant : au cours d’une kélotomie pratiquée pour remédier à un étranglement herniaire, et en dehors de toute préoccupation de eure radicale, est-il avantageux ou nuisible, pour le suecès immédiat de l'opération , de pratiquer la résection du sac herniaire ? Est-ce à dire que nous devions négliger les enseignements apportés par l'examen des cas où cette résection a été appliquée dans un but de cure radicale à des hernies non étranglées? Non, sans doute : nous aurons à tenir compte de ces faits qui nous aideront à déterminer les dangers et les difficultés de cette exérèse, et il sera curieux en particulier de rechercher s’il n'y a pas quelque explication possible à ce résultat en apparence si paradoxal des statistiques qui nous montrent la résection du sac herniaire accompagnée d'accidents relativement plus nombreux, lorsqu'elle est pratiquée sur une hernie non étranglée, que lorsqu'elle est surajoutée à la kélotomie au cours d'un étranglement.
Ïl ne saurait être question ici de faire un historique du sujet. Depuis que la cure radicale des hernies a été remise en vogue, une foule de travaux considérables ont été publiés, et nous devons signaler en dernier lieu, comme les résumant tous, l’importante thèse d'agrégation du D'Segond. Ce chirurgien, dans une monogra- - phie où se trouvent concentrées toutes les recherches de ses prédécesseurs, a fort bien indiquécommentil fallait envisager la question de la cure radicale des hernies, et
BAT NRA il a conclu très sagement en conseillant une réserve prudente. Les eas de cure radicale par opération sanglante sont loin d’être concluants, et les récidives bien démontrées sont trop souvent la règle. Cest une raison
-de plus qui nous a déterminé à poursuivre notre étude
-en envisageant la question sous un autre jour, et en recherchant si la chirurgie n’avait pas pour la guérison immédiate des plaies quelque profit à tirer des essais entrepris pour un but plus élevé, mais aussi plus hypothétique.
D'ailleurs l’ouvrage ‘de M. Segond nous a servi puissamment dans nos recherches ; nous y avons trouvéune foule de renseignements précieux pour remplir le cadre que nous nous étions tracé.
- Nous nous sommes efforcé de contrôler les observations déjà publiées, de manière à chercher dans leurs détails la justification de nos conclusions. La publication tonte récente de la thèse de M. Segond nous a mis à court d'observations nouvelles ; mais nous avons pensé qu’il y avait un intérêt réel à étudier les faits déjà connus au point de vue particulier qui nous occupait.
Nous diviserons notre sujet en trois parties principales.
Dans une première, nous étudierons, avec le plus œrand soin, l'anatomie du sac herniaire. Celle-ci nous a en effet paru devoir être bien présente, dans tous ses détails et avec toutes ses variétés accidentelles, à l’opérateur qui entreprend, au cours d’une kélotomie, l’exérèse partielle ou totale du sac.
Dans une deuxième partie, nous exposerons le manuel
opératoire relatifà l’exécution de ce temps accessoire de la kélotomie.
Une troisième partie contiendra l’examen des accidents et des avantages de cette pratique avec la discussion de ses indications et contre-indications,.
Nous ter minerons par le résumé des observations qui nous ont paru propres à justifier nos conclusions.
Nous ne voulons pas achever cette introduction, sans remercier M. Henriet, chirurgien des hôpitaux, de l’aide qu'il nous a apportée en nous indiquant ce sujet de thèse et en nous en fournissant les principaux matérIaux,