‹ Considérations anatomiques, histogénétiques et étiologiques sur quelques lésions du foie des tuberculeux pulmonairesChapitre 27 sur 48 · PIE · texte numérisé non relu

PIE

Comme on pourra s'en rendre compte à la lecture de nos observations, nous avons rencontré tous les intermédiaires entre la sclérose discrète, consistant le plus souvent en une timide esquisse de selérose périlobulaire qui ne devient vraiment apparente qu’après usage de colorations électives et les cirrhoses annulaires ou insulaires plus caractérisées où les réactions conjonctives atteignent un degré plus ou moins considérable, mais suffisant pour retenir

l’attention du moins averti.

® Dans un beau travail sur les cirrhoses tuberculeuses, Baudoin (166) en montre ainsi la diversité morphologique : « Tantôt, en effet, on trouve une hyperplasie simple des ‘gittern-fassern, tantôt une disposition annulaire rappelant la cirrhose alcoolique, tantôt une disposition irrégulière sous formes de bandes fibreuses envoyant ici et là des cônes plus ou moins développés, des promontoires ou des presqu’îles circonscrivant des portions irrégulières de tissu hépatique, ne rappelant que de très loin les amas plus ou moins arrondis de la cirrhose annulaire, de forme infiniment variable.

De son côté, E. Aubertin pense qu’il s’agit en somme très souvent, mais non toujours d’une cirrhose insulaire, donnant un aspect étoilé aux branches portes pour pénétrer les lobules en suivant les canalicules biliaires, puis réaliser une cirrhose à type péricapillaire et monocellulaire très marqué ; pour lui, l’hépatite interstitielle commence toujours par une infiltration embryonnaire plus ou moins importante qui peut évoluer vers la constitution de sclérose collagène, mais à prédominance marquée pour la périphérie du lobule où les lésions parenchymateuses sont, comme nous l’avons vu, à leur maximum, et constituées généralement par des lésions de stéatose plus ou moins prononcée.

A vrai dire, il est difficile de donner une description précise des types anatomiques des lésions seléreuses du foie des tuberculeux : si certaines hépatites nodulaires graisseuses hypertrophiques avec sclérose périnodulaire rentrent dans la classe des cirrhoses désordonnées « à faire frémir », si certaines, au contraire, se rapprochent de très près des descriptions classiques de cirrhose annulaire ou insulaire, il faut bien avouer que, dans la majorité des cas, la plus grande fantaisie semble présider à la répartition de ces lésions

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