CHAPITRE VI
On peut classer les vingt observations précédentes en trois groupes en se basant sur les taux de la glycémie et de l’azotémie.
Dans un premier groupe, on peut ranger les dix premières observations qui se rapportent à des malades relativement jeunes. On note chez elles une hypoglycémie variant de 0 gr. 60 à 0 gr. 78 pour 1.000 de glucose, une légère hyperazotémie comprise entre 0 gr. 30 et 0 gr. 65 d’urée pour 1.000 et une hypotension nette variant, pour la maxima, de 9 à 11.
Dans un deuxième groupe de sept observations (N° 10 à 17), figurent les états dépressifs de l’âge mûr ou de la période présénile. On a affaire à des états para ou postménopausiques qui viennent compliquer les premières manifestations de la sénilité. On note chez ces malades : une hyperglycémie nette variant de 1 gr. 40 à 2 gr. 50 pour 1.000 pour les chiffres extrêmes, une hyper-azotémie peu accentuée, comprise entre 0 gr. 43 et 0 gr. 55 pour 1.000, enfin une tension maxima subnormale variant de 12 à 15.
Enfin dans un troisième groupe, on peut faire entrer
PMP
les trois dernières observations se rapportant à des dépressions symptomatiques d’autres états psychopathiques tels que la paralysie générale, la démence précoce et l’alcoolisme chronique, et à propos desquels on ne trouve évidemment pas de modification des taux du glucose et de lurée.
Sans doute serait-il malaisé et même imprudent de vouloir exposer d’une façon précise les raisons des variations de ces taux. On ne peut que les soupçonner et admettre, entre autres motifs, que les perturbations endocriniennes de l’âge mûr, par exemple, sont particulièrement intenses et qu’elles doivent avoir des répercussions importantes sur les chiffres de l’azotémie et de la glycémie.
Quoi qu'il en soit du point de vue étiologique, ces modifications de la glycémie et de l’azotémie existent et font apparaître trois groupes d'états dépressifs bien distincts. Ceci ne nous paraît pas sans intérêt, comme nous allons le voir de suite.