NOR
souvent indispensables. Or le Gonocoque est un des microbes les plus difficiles à cultiver, à repiquer, à conserver. Sur les milieux usuels des laboratoires, il pousse mal, et on n’arrive jamais à le repiquer, et ceci est même un signe négatif de diagnostic : un microbe qui pousse bien sur un milieu ordinaire n’est pas un gonocoque.
Il faut au gonocoque des milieux de culture renfermant des albumines organiques naturelles non coagulées. Nous avons relevé plus de 60 milieux différents décrits par les auteurs. L'énumération en serait fastidieuse et sans intérêt. La plupart, à base de gélose, sont additionnés de sang, de jaune d’œuf, d’albumine, de divers sérums, d'urine, d'hémoglobine, de glycérine, d’ascite, etc., d’autres, à base de sérum humain, contiennent aussi du sérum de veau, d'âne, du jus de viande, de la gélatine acide, de l’urine, de j’urine peptonée et alcalinisée. La plupart de ces milieux ont donné des résultats, ils sont- pourtant tombés dans l’oubli. Gélose ascile et gélose au sang ont été longtemps les plus employés. Ils ont permis à Griffon (24), la culture de traces d'humidité en période d’incubation d’urétrite, donnant des colonies de gonos arrondies, blanches, plates, brillantes et transparentes en 15 à 16 heures, alors que les saprophytes ne donnent pas des cultures aussi rapides et aussi abondantes dans ce laps de temps. Nous employons les milieux de Weissenbach : gélose et sang total citraté laqué par l’éther. Ils nous donnent de bons résultats (80). Les milieux à base d'urine n’ont pas donné les résultats que l'on espérait. (Dujol) (16). Lumière et Chevrotier (41), ont réussi un milieu au moût de bière additionné de sucres réducteurs et de sérum d’âne qui leur a donné de bons résultats. Mais le moût de bière est difficile à obtenir pur de
toute substance chimique, surtout en ce moment où les