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brasseurs emploient des ersalz divers. Et d'autre part, la
bière nous paraît être avant tout un irritant de l’urètre,
bien plus qu’un aliment du gonocoque.
Récemment (8), Carpano a décrit : 10 un milieu avec agar peptoné, plus un tiers de sérum de cheval inaetivé par chauffage à 55° pendant trois heures ; 2° un autre milieu
à base d’agar peptoné, plus 2/10 de sérum de cheval défi-
briné, tenu trois jours à l’étuve, puis hémoglobiné à la glacière, par hémolyse spontanée lui donnant une belle couleur rubis. Les résultats obtenus seraient excellents, les cultures plus riches, plus vivaces, plus virulentes, l’isolement et les cultures successives très facilitées. Enfin, Sabouraud et Noiré ont vanté les bons résultats obtenus avec leur milieu à base de sérum, de lait, de saccharose et d’urée. Caractères des cultures. — Leur meilleur caractère est la reproduction, sur lames, dé gonocoques typiques. L’aspect
morphologique des cultures peut donner des indications.
Ge sont, sur gélose, des colonies d’abord punctiformes, puis hémisphériques, transparentes, un peu grisâtres, en gouttelettes de rosée, en perles, en opales. Sur sérum coagulé, on a l’aspect d’un vernis mince et brillant à bords nets. Dans les repiquages de cultures acclimatées, on a une bande continue grisâtre.
Pratiquement, on constate que {el lube a poussé. On fait aussitôt un Gram pour vérification. Si on a affaire à plusieurs microbes, on fera un isolement de germes (Besson, tome I) (4) et, dans ce cas, encore, c’est le microscope qui fera la preuve.
L'examen des cultures peut donner une idée de la virulence du microbe. Une culture rapide et abondante sera fournie par un microbe à action pathogène intense. En revanche un microbe altéré, soit par vieillissement, soit par
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l’action des produits antibactériens de l'organisme, poussera mal ou pas du tout. Ces microbes, que le nitrate d’argent du traitement d’épreuve semble faire pulluler, et fait seulement sortir par contraction de la muscularis mucosæ, des cryptes anatomiques ou pathologiques où ils se dissimulaient, ces microbes abondants qui ne poussent pas ne sont que des cadavres, tués par l’action brutale du nitrate.
Il faut attendre 12 heures pour retrouver dans la sécrétion des microbes vivants, qui donnent des cultures (69).
Mais il ne suffit pas de faire des cultures et d’en examiner une parcelle de colonie sur lame pour avoir épuisé les procédés de différenciation que nous offre la bactériologie.
: Fermentation des sucres. — Il est classique de dire : avec les gonocoques, les milieux glucosés seuls fermentent et virent au rouge, les milieux lévulosés, saccharosés, lactosés, galactosés et maltosés restent bleus. Or, dans un des derniers travaux parus sur la question, Paraf (58) nous dit avoir été très déçu par la fermentation des sucres. Suivant les souches microbiennes de races et d’âges différents, il a trouvé des variatiofñs si considérables qu’il convient peutêtre de se mettre en garde contre les résultats de ce mode de différenciation.
Agglutination. — Ceci est très séduisant. Comme pour tous les autres microbes, on voudrait faire agglutiner le gonocoque à des taux divers par des sérums préparés contre lui. Jusqu'à ces derniers temps, on faisait cette épreuve avec du sérum antiméningocoque ou du sérum antiparaméningocoque, en se basant sur l'identité de ces microbes et du gono in vitro : même morphologie, même décoloration au Gram, caractères semblables des cultures : vitalité réduite, fragilité, nécessité de milieux spéciaux. Seuls les caractères de fermentation varient : pas de fermen-
eo
tation d'aucun des trois sucres. Depuis que nous avons du sérum anti-gono, nous savons ceci : Le sérum anti-gonc n’agglutine pas le méningocoque, ni le gonocoque d’ailleurs. Les bactériologues ont trouvé un artifice pour provoquer cette réaction récalcitrante. Par la méthode de Porgès- Nicolle, en traitant les microbes par l’acide chlorhydrique, qui agit sur les agglutinines, ou peut-être sur une sorte de coque muqueuse englobant chaque microbe, les méningocoques et les gonos deviennent sensibles au sérum anti-gono. Mais d'autre part, la méthode de Porgès rend les méningocoques insensibles à leurs agglutinines spécifiques, au sérum antiméningo.
Quelle est la valeur clinique de l’agglutination ?
Thouvenot nous le dit dans sa thèse (78) :
Il n'y a pas agglutlination, si on a affaire à une infection légère, locale, et récente, ou à une infection ancienne chronique, sans gonocoques actuellement, ou si le sujet est sain.
Il y a agglutinalion, — toujours, si on a affaire à une orchite de plus de trois semaines, ou à une salpingite ou une arthrite dues au gonocoque ; — le plus souvent, dans Îles urétrites de plus de trois semaines, dans les vaginites, les bartholinites, les métrites du col.
Trop peu d'observations sanctionnent encore ces résultats intéressants.
Dopter a encore mis en évidence l’épreuve de la saluralion des agglulinines : Si on agglutine des méningocoques avec une quantité suffisante de sérum antiméningocoque, celui-ci a épuisé sa faculté d’agglutination pour tous les microbes. Si, au contraire, on essaie de saturer de la même manière du sérum antiméningo par du gonocoque, ce sérum finit par ne plus agglutiner une nouvelle quantité de gonocoques, mais il peut encore agglutiner des méningocoques.
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Tout éeci est bien théorique sans doute, et ne peut être mis en pratique que dans des laboratoires de recherches. Mais c'est d’une grosse importance générale, au point de vue des rapports du méningocoque et du gonocoque. Leurs caractères élémentaires sont identiques. Les différenciations très poussées montrent seules leurs différences. Leur rôle pathogène est différent. On a rarement vu des méningites à gonocoques. Les ‘urétrites à méningocoques sont presque inconnues, et Zupnik n’a pas pu provoquer d’urétrites par inoculation urétrale de cultures pures de méningocoques. Les gonococcémies sont fréquentes, les méningococcémies sont très rares. Cela nous paraît suffisant pour affirmer en clinicien : méningocoque et gonocoque sont deux êtres différents sous un habit semblable. Ce que Nicolle exprime en disant : méningo et gono possèdent des antigènes communs dans uñ groupement spécial, un état physique particulier.
Déviation du complément. — Lans les cas qui restent douteux après les recherches précédentes, on peut encore préparer deux cobayes par injections péritonéales répétées, l’un avec une culture de gonos indubitables, à doses progressives, l’autre avec des cultures obtenues avec les gonocoques probables du malade. Au bout de 6 semaines, si les animaux ont survéeu, on peut constater, s’il s’agit bien de gonocoques, que le sérum des deux cobayes donne des réactions de fixation analogues avec l’antigène gonococcique, que le sérum du malade donne une réaction de fixation positive avec les deux sérums de cobayes.
Ces recherches, trop longues pour la clinique, sont rarement mises en œuvre. On peut, plus simplement, rechercher si le sérum du malade donne une réaction de fixation
positive avec le sérum d’un autre malade indubitablement
ro et
sgonococcique. Le clinicien doit connaître la méthode de déviation du complément pour la faire mettre en œuvre, en dernière ressource, dans les cas embarrassants. D’après County, cité par Thouvenot (78), elle est négative dans le début de l'affection, et n’est positive que dans les cas chroniques après la sixième semaine. Elle reste positive dans 21 % des cas considérés comme guéris. (Mais qu’entend-il par cas guéris ?) Dixon et Priestley (15) nous expliquent, que, au contraire du Wasserman, la déviation du complément devient: positive au moment de la guérison, car elle témoigne de l’apparition d’anticorps, et, par suite, de la résistance de l’organisme. Le Wassermann témoigne au contraire d’un dommage causé aux tissus par le spirochète. Les vaccins atténués employés à des doses de plus d’un milliard déterminent pendant quelques jours une réaction fortement positive, qui ne signifie pas amélioration, car les vaccins atténués sont des antigènes actifs, produisant beaucoup d’anticorps qui fixent beaucoup de complément, mais ne produisent pas de substances immunisantes. W. Wagner, dans un travail plus récent (49) expose que : la déviation du complément est positive 4 à 8 jours après le début de la blennoragie, jusqu’à 3 mois après le guérison (apparente ?). Ceci dans la « grande majorité des cas ». Négative dans certaines urétrites antérieures bénignes, elle est toujours positive dans les formes compliquées. En résumé, à quelques résultats contradictoires près, une réaction positive indique une infection en activité. Une réaction négative a peu de signification, mats suivie d’une deuxième réaction négative, elle permet de penser que le gonocoque n’est pas en cause. Théoriquement spécifique, la déviation du complément est pratiquement, quelquefois insuffisante. Nous croyons pourtant qu'elle
nous donnera, dans l’avenir, la certitude de la disparition des gonocoques de l’organisme.
Vaccino diagnostic. -—- Nous ne pouvons passer sous silénce les importants travaux de Wright et de son école. La mesure de l’index opsonique est délicate et peu employée (Paillard) (57), elle aide pourtant au pronostic par l’étude de la phagocytose in vitro. Les essais de vaccino-diagnostic, c’est-à-dire Pétude des phénomènes qui suivent l'injection des vaccins, réactions humorales, réactions en foyers éloignés, et réactions locales au point d’inoculation, l’étude de la phase positive et de la phase négative, leurs rapports avec les variations de l'index opsonique, les indications à en tirer pour la vaccinothérapie, auraient besoin d’être adaptés à chacun des nombreux vaccins que l’on utilise maintenant en clinique. Ce sont travaux de longue haleine, et qui sortent du cadre que nous nous sommes tracé.
Nous avons passé en revue les différents procédés de diagnostic du gonocoque. L'importance du diagnostic sur lames est établie formellement pour l’urologue. Il ne peut s’en passer. [I doit avoir une éducation suffisante pour en retirer le maximum de renseignements. Nous avons vu ceux que l’on obtient indubitablement, et ceux qui sont trompeurs. dans les cas simples, les cultures sont inutiles et ne peuvent rien nous apprendre. Souvent, elles sont indispensables. On ne peut s’en passer pour la recherche des microbes trop rares pour être décelés sur lames. Qui les fera ? Nous estimons que l’urologue ne peut s’en occuper luimême. Le matériel et les soins minutieux nécessaires à toutes les heures de la journée empêchent de s'occuper de cultures en recevant une clientèle nombreuse. Il faut que l’urologue soit en rapports constants avec un laboratoire compétent qui lui envoie les résultats des examens par té-