‹ Considérations cliniques sur la bactériologie de l'urètreChapitre 8 sur 16 · MP · texte numérisé non relu

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léphone et les confirme par fiches. Nous estimons même que l'urologue ne peut faire lui-même les prélèvements. Nous savons la fragilité du gono. Pour faire un ensemencement, il faut un tube qui sorte de l’étuve à 370 et qui y retourne aussitôt. Les prélèvements doivent se faire devant l'éluve.

suivant les cas, on cultive le pus (cas aigus), le produit de râclage de la muqueuse (chroniques), le liquide provenant du massage de la prostate, le culot centrifugé du premier jet d'urine, le sperme (Roucayrol) (69).

LES AUTRES MICROBES DE L'URÈTRE. — Le Gonocoque n’est pas le seul agent des urétrites. Souvent isolé, principalement au début de la maladie, 1l semble qu'il fasse disparaître de l’urètre les autres microbes qui y vivent en saprophytes. A la période chronique des urétrites, on voit souvent réapparaître d’autres microbes à ses côtés. Suivant les cas, les associations microbiennes exaltent la virulence de chaque microbe, ou l’atténuent. On sait que les sécrétions du pyocyanique sont nuisibles au microbe du charbon. Il en est de même dans l’urètre, où l’on voit souvent le gonocoque agir ainsi sur les autres microbes. Enfin nombre d’urétrites sont causées par d’autres microbes que le gono. Nous allons énumérer très rapidement ces microbes et leurs caractères élémentaires :

Le Staphylocoque, en cocci sphériques, immobiles à l’état frais, se présentent souvent en diplocoques dans l’urètre, parfois en diplocoques réniformes. Ils sont faciles à confondre avec le gonocoque avant d’avoir fait un Gram. [ls restent alors colorés. On les voit souvent en grosses colonies, très rarement intra-cellulaires, quelquefois en très courtes chaïînettes. Ils poussent bien sur tous milieux, bouillon, glucose, gélatine (qu'ils liquéfient). Les cultures de quel-

ques jours permettent de différencier les variétés albus, citreus, aureus. Nous venons d'observer une urétrite aiguë à staphylocoques purs. Sur lame on voyait les microbes en gros amas, en vraies petites colonies microscopiques. Après guérison anatomique, les cultures donnaient encore des staphylocoques typiques. La présence presque constante du staphylocoque à la surface de la peau explique la fréquence de celui-ci dans les prélèvements urétraux faits sans précautions.

Le Colibacille, et une grande variété de bacilles coliformes. Ce sont des bâtonnets de 2 à 6 u, plus ou moins grêles, mobiles à l’état frais, ne prenant pas le Gram. Constant dans le gros intestin, le coli est l’agent le plus fréquent des infections urinaires descendantes, et il est fréquent de voir de légères bactériuries à colhibacilles, à la suite de résorptions au niveau de l'intestin, et de bacillémie. Il faut se méfier, d'autre part, des contaminations possibles par la région anale. |

Le Sireplocoque, rarement en grains isolés, très rarement en diplocoques, se trouve le plus souvent en chaïînettes de cocci. Il prend le Gram, est difficile à confondre avec le gonocoque. [l est très rare d’ailleurs dans les urétrites, surtout dans l’urètre mâle. "

L’Enlerocoque. — Un gros travail de Lavenant (39) a attiré l’attention sur ce microbe, après Jouhaud (34). C’est un diplocoque très polymorphe, dont les deux éléments peuvent prendre des formes très dyssymétriques ; il peut paraître analogue au gonocoque, au pneumocoque, au strepto ; mais il garde le Gram. D'une vitalité extraordinaire, il est repiquable après des mois ; il cultive aisément sur gélose, sur bouillon, sur gélatine. Au point de vue clinique, l’urétrite à entérocoques purs, que nous croyons

beaucoup plus rare que les formes associées, donneraient des écoulements gris, troubles, assez fluides, d’une évolution plus prolongée.

Les Bacilles pseudodiphiériques. — Nous en avons observé personnellement dans certains urètres, mais nous trouvons mal choisi ce nom pour des hôtes de l’urètre, qui, malgré leur morphologie, sont sans doute bien différents des bacilles de Lœffler: Certains auteurs les identifient aux culis commune. On a dû les confondre souvent avec des anérobies.

Nous citerons rapidement d’autres microbes que nous n'avons pas eu l’occasion de rencontrer :

. Le Diplococcus crassus, de Jœger Nuebner, à Gram positif, cultivant sur milieux ordinaires, faisant fermenter tous les sucres, parent du méningocoque.

Le Catarrhalis, diplocoque irrégulier en grains de café, isolés ou en petits amas, libres ou intra leucocytaires, jamais en chaînettes, sans capsules. Décolorés par le Gram, cultivant sur tous milieux, ils ne font pas fermenter les sucres.

Le Ducrey, le bacille Fourmi, le pneumobacille, des Slerplothrix, et une foule d’autres microbes plus ou moins inconnus ont été décrits également.

“Personnellement, nous avons rarement vu d’autres microbes que les gono, purs ou associés, dans les urétrites aiguës. Presque toujours, du staphylocoque, du colibacille, etc., associés ou non au gono dans les formes chroniques. Nous avons eu l’occasion de vérifier récemment sur une urétrite aiguë à staphylocoques purs, les caractères cliniques que les auteurs assignent aux urétrites aiguës non gonococciques : une incubation très courte, un pus jamais vert, moins de signes subjectifs.

Audry dit que si on trouve des microbes associés au gono,

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