‹ Considérations Cliniques sur Les Pneumonies des DiabétiquesChapitre 15 sur 20 · RE MT · texte numérisé non relu

RE MT

beau- père, le D’ de Valcourt, m’a Due D lard le co.cours de son expérience. |

Vers le 7 juin, il n'y avait aucun signe d'affection pulmonaire localisée, la toux le plus souvent sèche alors résultait surtout

d'une pharingo-laryngite, et l’on ne trouvait dans la poitrine, dont

‘la sonorité était partout normale, que quelques râles de bronchite, .

‘mobiles, fugaces, qui disparaissaient entièrement après les efforts

de toux.

Cette toux diminua quelque peu pendant les premiers jours pour reprendre peu de temps après, ce ne fut que vers la fin du mois qu’elle commença à s'accompagner d’expectoration abondante ; déjà depuis trois ou quatre jours, j'avais insisté auprès de ce malade pour qu’il se soignât, en raison de la fièvre que je voyais s’allumer chez lui de plus en plus vive; malgré mes instances el celles de son chef, ce garçon trop courageux et trop scrupuleux ne pouvait se décider à à quitter son service, il ne revint me consulter que dans les derniers jours de juin. Cet homme se mit alors au lit avec une fièvre ardente. Temp. 39°,5. Pouls 148.

Une peau brûlante et sèche, une douleur d’ailleurs peu marquée siégeant vers les insertions du diaphragme et rapportée par le malade à la fréquence et à la violénce de sa toux, une expectoration abondante de crachats épais muco-purulents et sucrés.

La percussion et l’auscultation ne nous révélèrent rien à ce moment en dehors de quelques râles sibilants siégeant vers le sommet droit en arrière ; la respiration s ’entendait partout pure et il n'y avait de malité nulle part, les urines étaient toujours chargées de sucre et ne contenaient pas d’albumine en quantité appréciable. Les quelques notes suivantes que j’extrais de mon carnet suffiront pour montrer comment sont apparues les lésions pulmonaires.

2 juillet. — Le malade expectore dans les 24 heures une assiet.

tée enkière de crachats visqueux et épais, d'un jaune verdütres

Er Ce

laissant dans la bouche un goût sucré persistant ; on ne trouve toujours rien à la percussion, la respiration paraît très légère ment soufflante à gauche vers la base. Température 39,8. ;

3 juillet. — Expectoration toujours aussi abondante et sucrée, pas de matité, rien de caractéristique à l'auscultation, la sibilance | du sommet semble même avoir disparu. Température. 89, S PRTRRE

4 juillet. — Ilestsurvenu une légère diarrhée ; le malade a sués la peau est meilleure, l'expectoration persiste avec les mêmes caractères ; à droite vers le haut, respiration légèrement soufflante en avant et en arrière, à gauche vers la base un peu en dehors, matité légère, douleur à la pression sur la ligne axillaire. : À

Pour la première fois on entend quelques râles assez gros à la partie inférieure du côté gauche. | F

5 juillet. — Quelques râles de dimension variable dansles deux côtés de la poitrine à droite, respiration puérile, mais pas de matilé, à gauche, matité nette vers la base, mais moins accusée vers l'aisselle et l'espace sous-claviculaire. Temp. 399,8.

6 juillet. — Sueurs. Plus de diarrhée. Souffle en arrière: au sommet gauche ; matité étendue à la base depuis la ligne axillaire jusqu'à la région antérieure. NAIL Ce

Souffle et gros râles nombreux : le sucre est toujours aussi abondant. Temp. 39°,3

Je crois pouvoir AU ici la relation ne mes est qui offriraient sans utilité des répétitions faslidieuses, à partir de ce moment, la fonte purulente s'accentua rapidement, surtout: à la base gauche, depuis l'arrière jusqu’à la région antérieure ; la toux qui avait changé de caractère élait beaucoup moins pénible, Jusqu’au 18 juillet la température se maintint aux environs de 39°, malgré les divers antipyrétiques employés, les crachats toujours extrêmement abondants (jusqu'à 3 assielles 3 jours) conservèrent aussi les mêmes caractères de viscosité, de purulence et

de saveur sucrée, un seul jour le malade accusa une odeur quel-

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