‹ Considérations Cliniques sur Les Pneumonies des DiabétiquesChapitre 16 sur 20 · ST · texte numérisé non relu

ST

- que peu félide des crachats ; les urines très abondantes et mousseuses se montrèrent toujours aussi chargées de glycose. Pendant tout ce temps, le malade se cachectisa de jour en jour; sans être profuses, les sueurs n'ont pas fait défaut ici; quant à la diarrhée elle n’a pas été abondante et n’a duré que 2 jours. Malgré la révulsion que nous avions tentée avec les frictions térébenthinées et les sinapismes, puis même avec les pointes de feu, les signes d’ulcération pulmonaire s’accusent à la base tandis qu’ils se limitaient au sommet. À ce momeut on notait à la base gauche, le souffle et la voix amphorique, le gargouillement, sur- tout à la partie antérolatérale et les gros râles vers l'arrière. Dans la fosse sus-épineuse et sous l’omoplate on ne trouvait que des râles sous-crépitants à bulles assez grosses. À partir du 27 juillet, le malade ne supportant plus les médicaments employés, sulfate de quinine, antipyrine, glycérine, nous avons supprimé toute prescription pharmaceutique et nous avons tenté exclusivement l’eau du Mont-Dore en boisson, additionnée d’une quantité minime | de cognac que le malade réclamait avec instance. | Depuis le 16 juillet environ jusqu’au 6 août l’abondance de l’expectoration a notablement diminué (jusqu’à une demi-soucoupe par jour). La température est descendue pour se maintenir entre 370,8 et 380,2. | Localement le processus ulcératif a paru s’être limité ; l'appétit est revenu peu à peu, le sommeil est devenu meilleur, et les forces reprirent suffisamment pour nous permettre de. laisser partir le malade. Cette amélioration très peu accusée encore, puisque jusqu’à la fin de juillet, nous n'avions pas cru devoir obtempérer au désir de ce malade qui, depuis le début de ses accidents nous suppliait de le laisser transporter chez lui, s’est accentuée très rapidement ; car avant la fin du mois d'août j'ai appris qu'il avait retrouvé assez de santé, pour reprendre dans

son pays à peu près sa vie ordinaire, et cette nouvelle m'a élé

A ee confirmée encore en septembre. Un fait a frappé mon attention dans le cas actuel, c’est qu’à partir du 20 juillet la glycosurie (qui avait persisté pendant toute la période consomptive) a cessé complètement, alors que la fièvre diminuait et que l'amélioration générale et locale commençait à se manifester. Done Discussion. — Quelle est la nature du processus qui a abouti si rapidement à la production de cavernes dans ce poumon ne . présentant au début aucun indice d'irritation localisée ? Ni la dilatation bronchique, ni la vomique pulmonaire ou pleurétique, ni la gangrène des extrémités bronchiques, du moins dans sa forme commune, ne peuvent cadrer avec. l'évolution. des : symptômes observés. Avons-nous affaire ici à une phthisie par la tuberculose acquise ? Si cette complication est fréquente dans le diabète, et si dans le cas actuel, le malade présentait toutes les conditions d’épuisement les plus favorables à. l'installation du bacille, il faut reconnaître qu'au point de vue clinique les symptômes ont différé assez notablement de ceux que la plupart des auteurs s'accordent à assigner à la phthisie tuberculeuse chez les diabétiques. Dans ce dernier cas, en effet, le début est sou> vent lent et insidieux ct l'affection commence généralement par le sommet (Dreschfeld), la phthisie est froide et sans réaction ( Pidoux), la toux sans expecloration, les crachats n 'apparaissent guère qu'avec les cavernes et ne diffèrent pas de ceux de la tuberculose habituelle, les sueurs manquent presque toujours, alors même que le malade est ruiné par la fièvre “hectique, la température reste basse et descend même au-dessous de la normale jusqu’à 34°,6 (Griesenger), l'appétit est conservé, contrairement à ce qui se passe dans la tuberculose commune (Lécorché). Enfin c’est seulement quand la phthisie est déjà avancée que la température s'élève et qu’alors la glycosurie diminue. ou cesse, le diabétique devenant un tuberculeux ordinaire dont les Jésions se compliquent souvent de gangrène et aboutissent généralement à

Ce ea PONS SR à GS NL

Page 1