‹ Considérations d'Hygiène MilitaireChapitre 21 sur 41 · C. — DÉRIVATION, CAPTAGE ET PROTECTION DES EAUX · texte numérisé non relu

C. — DÉRIVATION, CAPTAGE ET PROTECTION DES EAUX

Nous ne dirons que quelques mots de la dérivation et du captage des eaux. Dans la zone des armées, on s’est efforcé de se rapprocher de ce qui se faisait en temps normal dans les grandes agglomérations. On avait là des expériences et des résultats dont on ne pouvait pas ne pas tenir compte. ,

Les prises d'eaux dans les rivières et les lacs, ont été établies le plus loin des bords et le plus profondément possible. En Lorraine, nous avons vu établir dans un étang une prise d’eau à 70 mètres du bord et l’'amener aux cantonnements après un trajet supérieur à 1200 mètres dans des conduites en fonte ; l’eau n’était utilisée d’ailleurs qu'après javellisation.

Il faut cependant le plus possible renoncer à l'emploi des eaux superficielles.

Les points d’eau doivent être protégés rigoureusement. L'épuration chimique de l’eau est évidemment la meilleure protection, mais elle n'implique pas la suppression de toutes les autres précautions ; dans ce domaine, on n’en saurait trop prendre. Les eaux de ruissellement doivent être considérés toujours comme souillées ; il importe donc au plus haut point d'éviter la pénétration des matières usées, des déchets dans les lacs et les rivières et cette question relève des différents problèmes de l’évacuation des matières usées. Du reste, nous avons déjà dit qu’il fallait éviter l'emploi des eaux de ruissellement ou de surface.

Les nappes souterraines superficielles peuvent égale-

NAT id 0

Page 1