PTS
ment être contaminées par les eaux de surface sils’agit. le plus souvent d’infiltrations septiques.
Les origines d’eau bonne à boire seront signalées aux hommes par des écriteaux très lisibles et très apparents, analogues à ceux employés dans les gares pour le même usage. Il ne faut, du reste, pas trop se fier à ces mesures bénignes et trop souvent inopérantes ; 1l est nécessaire de protéger la santé des soldats contre leur propre insouciance, si excusable parfois. On sera donc amené, et c’est ce qui a été fait, à établir des périmètres de protection autour de tous les points d’eau.
Théoriquement, déterminer un périmètre de protection c’est préciser tout le bassin d’une nappe souterraine, C’est un travail très long et très délicat, car il s’agit de connaître toutes les communications des eaux entre elles ; on utilise à cet effet bien des procédés et notamment on se sert de la fluorescéine. |
Sur le front, des travaux d’une telle envergure ne pouvaient être faits ; il fallait agir vite et d’ailleurs la présence des lignes ennemies rend évidemment impossible toute étude complète.
Les périmètres de protection sont aussi étendus que possible. Si le point d’eau est en rase campagne, on
l'entoure d’une barrière en fil de fer ou en clayonnage,
le terrain sera désinfecté par les antiseptiques usuels, les causes de souillure seront supprimées, fumiers enlevés, ruisseaux et mares comblés ou dérivés, on cimentera les puits et leurs margelles ; il ne faut pas négliger de fermer l’orifice et de se servir aussi souvent que pos: sible d’une pompe pour conduire l’eau en dehors du périmètre de protection. Les mêmes protections seront prises à propos des sources. En- forêt, les causes de souillure étant moins importantes. le périmètre de protection peut être moins étendu. L'établissement du périmètre de protection a été difficile à réaliser surtout pour les points d’eau situés dans les petites ag gelomérations, villages et hameaux ; il a fallu surveiller les fosses à fumier et à purin, l'évacuation des eaux sales ; on a
dû interdire le dépôt des matières fécales, des engrais, - des ordures sur le sol ; enfin on a veillé sur les cas de maladies contagieuses et établi une surveillance particulière sur les cas de fièvre typhoïde, dé paratyphoïde, de dysenterie dont les germes pénètrent dans le sol avec les déjections des malades.
=. Malgré toutes les précautions possibles, les périmètres de protection, établis dans la zone des armées et surtout dans la zone de l’avant, sont forcément incom-
plets et insuffisants pour les raisons données plus haut.
Cette lacune est heureusement corrigée par l'analyse chimique et bactériologique que nous allons étudier.