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* Accidents et incidents. — Quelques auteurs, ayant pratiqué l’autohémothérapie pour d’autres affections que l’asthme ont attribué à cette thérapeutique certains accidents. Mais, on ne retrouve dans la littérature médicale aucun symptôme alarmant au cours du traitement de l'asthme de l’adulte par les injections de sang. Le docteur Thuet, dans sa thèse, avoue qu’il n’a jamais constaté d’accidents chez les malades qu’il a soumis à cette thérapeutique.
Par contre Moutier et Rachet sont d’un avis opposé. Les accidents qu’ils ont constatés seraient de deux ordres : les uns immédiatement après l’injection, qu'ils attribuent tout d’abord à l’auto-hémo semblent reconnaître, en réalité pour cause un facteur étranger à la méthode.
L’une de leurs malades, pithiatique, eut une crise syncopale avec phase d’excitation consécutive qui se
termina par un sommeil de plusieurs heures ; une
autre eut une syncope avant la réinjection de sang. Dans tous les cas, il est à peu près certain que l’injection ne jouait qu’un rôle déclanchant, accessoire chez un sujet prédisposé et susceptible de produire le même accident sous l'influence de causes multiples et variées.
Quant aux accidents plus tardifs, ils consistent en malaises graves, sueurs, sensation de fatigue, céphalée, tous signes qui avaient complètement disparu le lendemain matin.
Ces auteurs ont encore observé trois malades chez qui l'injection de sang a déclanché des accidents ana-
logues au syndrome morbide qu’elle devait combattre : une crise d’asthme et deux accès migraineux. Ils concluent en disant que l’autohémothérapie, qui vise sans doute à une désensibilisation araphylectique, agit parfois par le mécanisme du choc qu’elle cherche à combattre.
D’après les quelques cas observés, nous pouvons conclure en disant que nous n’avons jamais constaté le plus petit accident au cours du traitement, et il est logique d'admettre que les troubles en question chez l'adulte avaient leur origine dans une prédisposition spéciale des sujets, chez qui toute autre intervention aurait vraisemblablement été capable de produire les mêmes accidents. Nous croyons pouvoir affirmer que, pratiquée dans d’excellentes conditions d’asepsie, cette méthode ne présente aucun danger.