ABCÈS CHRONIQUE A POUSSÉES SUCCESSIVES
Tout autre est l’abcès chronique à poussées successives, dont l’évolution se poursuit pendant des mois, des années, dont la guérison spontanée n’est guère possible, et qui, en règle générale, se termine par la mort, malgré les effets de la thérapeutique.
Chez un malade sujet dans le passé à des bronchites fréquentes, parfois porteur d’une vieille tuberculose non évolutive, ou d’un diabète ancien, l’abcès débute par des phénomènes plus insidieux, plus lentement progressifs que dans la forme précédente.
Après la vomique, les signes distinctifs sont les suivants : l’expectoration est moins homogène que dans labcès aigu : la spume, le mucus dont elle se charge, témoignent de la participation bronchique qui peut aller jusqu’à la dilatation (Kindberg, Kourilsky).
Le-monomicrobisme est plus difficile à mettre en évidence ; en raison, sans doute, de l’insidiosité et du caractère tardif de l’examen bactériologique.
La dyspnée est plus marquée, la toux parfois émétisante,