‹ Considérations Générales Cliniques et ThérapeutiquesChapitre 22 sur 52 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

ale que le diagnostic est le plus difficile à poser. La pleurésie purulente. interlobaire, autrefois fréquente, au contraire considérée comme rare aujourd’hui, apparaît dans les mêmes conditions, avec les mêmes signes que l’abcès du poumon. La clinique seule est bien souvent incapable d’emporter la décision pour l’une ou Pautre affection.

A l’examen radiologique, on fait témoigner en faveur de la pleurésie, le caractère transversal, oblique en bas et en dedans de l’image hydro-aérique ; sa proximité avec la paroi costale, sa forme allongée en fuseau.

En réalité, la distinction est parfois difficile et l'erreur est commise en de nombreux cas.

Heureusement elle ne conduit pas à des conclu-

sions thérapeutiques inopportunes.

ERONOSPIC

Le pronostic des suppurations pulmonaires dé-

pend :

1° De l'âge : d’après Comby, l’abcès chez l'enfant est rare ou même n'existe pas. C’est surtout chez l'adulte qu’on le rencontre. A partir de 50 ans, le pronostic est toujours beaucoup plus grave. Sur 14 observations, nous avons à enregistrer trois décès et nous remarquons que sur les trois malades décédés un a 57 ans (obs. XI) et un autre 49 ans (obs. VII. L’âge est donc un facteur important dont il faut tenir compte et qui assombrit souvent le pronostic.

2° De l’état antérieur du poumon : « Bronchite chronique, sclérose pulmonaire, pleurésie ancienne ». 8° Du germe en cause. — L’examen bactériologique des crachats immédiatement après la vomique, peut être d’un gros appoint pour le pronostic et le traitement. Les germes pyogènes de type banal offrent dans leur détermination pulmo-suppurative, de grandes différences pronostiques et thérapeutiques. Les abcès à pneumo-bacilles et à streptocoques, sont les plus graves ; exceptionnellement, on les voit

évoluer vers la guérison spontanée. L’examen bac-

ER Ar tériologique des crachats du malade décédé de (lobs. XD) nous avait révélé la présence de streptocoques et de quelques pneumo-bacilles de Friedlander.

Les abcès à pneumocoques sont relativement bénins et suivis souvent d’une évolution favorable.

Il faut mettre à part les abcès amibiens, fréquents dans les pays exotiques ; ils sont devenus relativement nombreux en France, à la suite de la guerre 1914-1918. Leur diagnostic entraîne évidemment avant l'intervention chirurgicale, la nécessité du traitement spécifique par l’émétine.

Les abcès à spirochètes, eux aussi, comme nous le verrons, sont justiciables d’une thérapeutique médicale particulière.

On peut d’après l’ordre de gravité croissante, énumérer les germes de la manière suivante : « Amibes, spirochètes, pneumocoques, tétragènes, entérocoques, streptocoques.

Les germes anaérobies ont une action élective dans les abcès gangréneux « greffe microbienne ».

4 De l'unité ou de la multiplication de l’abcés.

5° De la dyspnée.

6° De la tendance hémorragique.

7° De la limitation ou de l'extension de la suppura-

8° De la réaction pleurale.

9° Du siège de l'abcès qui peut être centro-lobaire, cortical, sous-costal, apical, hilaire.

L'évolution peut être aiguë, térébrante ou septicé-

1 . 1ê, évoluant vers la bron-

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