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TRAITEMENT

Les idées développées par MM. Sergent, Kourilsky, Baumgartner et Iselin dans leur rapport au Congrès de Médecine de Paris en 1932, sont le résultat d’une expérience étendue à de nombreux cas suivis et traités par ces auteurs.

Les indications thérapeutiques sont dominées par deux notions primordiales : la notion de fréquence des guérisons spontanées ; la notion des accalmies trompeuses et des fausses guérisons.

La guérison spontanée survient, d’après la moyenne des statistiques, dans les deux tiers des cas d’abcès simples à pyogènes et dans un cinquième des cas d’ab-. cès putrides d'emblée.

Les fausses guérisons ne sont que l’expression d’une accalmie plus ou moins trompeuse, éphémère ou durable, coïncidant avec des modifications de l’image radiologique qui, loin d'indiquer un nettoyage, traduisent simplement un remaniement évolutif du processus local.

Pour affirmer la guérison vraie, il faut exiger les preuves irréfutables de cette guérison, preuves qui ne pourront être cherchées que dans la disparition com-

plète de tous les signes climatiques et de toute image

AA AT radiologique, autre qu’une image nettement cicatricielle.

Ces deux notions : (fréquence des guérisons spontanées, fréquence des accalmies trompeuses et des fausses guérisons) doivent nous conduire à n’accepter qu'avec une prudente et nécessaire réserve, la prétendue efficacité de bon nombre de traitements médicaux. Combien il est fréquent de voir des sujets qui ont été considérés comme guéris et qui cinq mois, huit mois plus tard, arrivent dans les services médicochirurgicaux, avec tous les signes d’une extension lentement progressive d’un processus qui n’a jamais été éteint radicalement. Combien l'intervention deviendra-t-elle plus périlleuse que si elle avait été réalisée à l’heure optima |!

Ici prend place la troisième notion : l'intervention chirurgicale doit cesser d’être l’épouvantail qu’elle est encore pour trop de médecins, voire même des chirurgiens. Les perfectionnements apportés dans le mode d'exploration et dans les procédés opératoires des abcès du poumon, ont permis de parvenir à des précisions qui assurent un pourcentage de guérisons sans cesse en augmentation.

D'ailleurs, même en reconnaissant l’importance des risques opératoires, force est de constater que ces risques ne pèsent pas en regard de la terminaison fatale qui attend les sujets atteints de suppurations pulmonaires, abandonnées aux aléatoires ressources de la thérapeutique médicale.

D'une façon générale, les indications thérapeuti-

AE 4 AE ques sont liées aux conditions cliniques : elles varient suivant le type anatomo-clinique, l’ancienneté, l’étendue, le siège du foyer et suivant les complications associées.

Certains modes de traitement peuvent avoir des résultats habituellement heureux dans telle ou telle variété clinique, qui sont sans effet, sinon même nuisibles, dans telle ou telle autre variété.

Les traitements du domaine médical comportent le traitement médicamenteux et le traitement méca-

nique.

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