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honneur à un certain moment aux Etats-Unis et même en Allemagne, consiste à rechercher et provoquer l'attitude au moyen, de laquelle Pexpectoration atteint son maximum : on imposera au malade cette attitude périodiquement quatre fois par jour, durant un laps de temps prolongé, une demi-heure à une heure. En général, c’est l’attitude inclinée à 45°, sur le plan horizontal, la tête en bas, qui s'avère la plus efficace. On peut la réaliser d’une façon permanente, en surélevant les pieds du lit jusqu’à lincliner de 30° à 45°. Mais indépendamment de cette règle géné- ‘ale, c’est le malade lui-même qui découvrira le plus facilement sa position de meilleur drainage : tantôt en genu pectoral ; tantôt en décubitus dorsal, la tête en bas ; tantôt en décubitus ventral, le tronc en porte à faux sur le bord du lit.
Cette cure est souvent pénible à supporter et difficile à imposer longtemps. Néanmoins elle peut favoriser la guérison spontanée de certains abcès, ou tout au moins préparer le malade au plus efficace
drainage chirurgical.
3° DRAINAGE BRONCHOSCOPIQUE
La bronchoscopie ne date pas d'hier, mais hier encore, du moins en Europe, elle restait une intervention en quelque sorte exceptionnelie et visait avant tout les corps étrangers des voies aériennes.
Au cours de ces dernières années, la bronchoscopie préconisée par les Américains après Chevalier-Jack-
son, a réuni en France de nombreux adeptes,
PROG | né
Elle permet l'aspiration du pus dans l’abcès, le lavage dans la cavité, et l’instillation en son intérieur de substances modificatrices.
Elle constitue un progrès évident sur le drainage d’attitude. Avec une bonne technique, cette intervention au minimum douloureuse et choquante est bien acceptée par les malades. C’est un bon moyen de diagnostic de traitement direct et de préparation au traitement chirurgical.
Cette méthode permet d’apprécier l’état des bronches plus ou moins suppurées et de voir les grands abcès et les abcès péri-bronchiques.
Dans le traitement direct, elle permet d’injecter dans les bronches, des produits tels que : des médicaments arsénicaux, des huiles et du sérum.
Par le drainage, elle permet l’affaissement de la muqueuse et rend l’expectoration plus facile.
Cette méthode, serait suivie, surtout dans les cas aigus, d'excellents résultats et constituerait, pour Kindberg et Kourilsky, la méthode de choix en dehors des indications opératoires. Toutefois, elle reste discutée et n’est pas acceptée par tous les auteurs. R
D’après Baumgartner, l'aspiration bronchoscopique, si parfaite soit-elle, ne peut être considérée comme un traitement curatif souvent efficace. Autant elle s’impose comme palliatif dans les suppurations bronchiques et dans les suppurations pulmonaires chroniques diffuses avec bronchectasies :
autant elle semble insuffisante dans l’abcès du pou-