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mon et notamment dans l’abcès putride. Si en effet dans ce dernier, elle permet d’aspirer le pus qui résulte de la liquéfaction de l’eschare, elle est impuissante à aspirer l’eschare elle-même trop volumineuse ou trop dense, pour passer à travers le petit pertuis bronchique.
Tout en étant infiniment plus active que le simple drainage d’attitude, elle ne peut atteindre dans la majorité des Cas, l'objectif essentiel : l'évacuation du séquestre.
Au reste l’anatomie pathologique nous apprend que dans la plupart des suppurations pulmonaires, le drainage si complet soit-il, est insuffisant, et à besoin d’être complété par l’exérèse.
Aussi pour Baumgartner, avec cette méthode, de réelles améliorations ont été constatées, mais peu de résultats décisifs.
La bronchoscopie aspiratrice semble surtout un aide précieux, à la préparation des malades en vue d’une intervention chirurgicale, en permettant d’évaeuer la plus grande partie du pus, avant l'opération directe sur le foyer. Elle s’impose de préférence dans les cas où l'intervention doit porter sur une vaste collection purulente et chez les malades dont les bronches sont largement infectées.
Enfin la bronchoscopie aspiratrice peut trouver son indication dans certains abcès que leur situation centrolobaire, apicale et surtout juxtahilaire peut rendre difficilement ou dangereusement. accessibles.
Les résultats seraient beaucoup moins bons dans
AE EN les abcès multiples et dans les abcès corticaux. Si les abcès sont largement ouverts dans de grosses bronches : la bronchoscopie aspiratrice y trouvera son maximum d'effet. Elle devra être préférée à louverture chirurgicale et ainsi nous pourrons en espérer la guérison.
Dans le service de M. le Prof. Achard, à l'Hôpital Cochin, nous avons eu deux cas malheureux. Ces deux malades qui présentaient des abcès corticaux du poumon furent traités par le D' Aubry, à l'Hôpital Tenon et moururent quelques jours après le drainage bronchoscopique.
Par contre, nous avons à enregistrer deux cas heureux publiés par M. le Prof. Lemierre, Kindberg et Soulas, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, le 14 juillet 1930 : deux malades atteints de suppurations pulmonaires et guéris par les méthodes bronchoscopiques.
Tous ces modes de traitements peuvent donner suivant les cas, des résultats, ils sont indiqués dans les phases de début ; ils sont impuissants lorsque le foyer de suppuration résiste et n’entre pas en résolution complète avant la fin du deuxième mois.
En effet, d’une façon générale, on peut poser en thérapeutique, que dans tous les cas où la guérison spontanée, ou par les moyens médicaux, ne peut plus être espérée, l'intervention chirurgicale est indiquée, à moins qu’elle n’expose à des risques à peu près fa-
talement mortels.