CHAPITRE V
DES PARTICULARITÉS QUE PRÉSENTENT LES INSECTES DANS LEURS DIVERS MODES DE PROPAGATION.
En remontant à l’origine de chaque espèce d’êtres vivans, on arrive à un individu unique dans son sexe : en descendant dans les générations, on ne retrouve qu’une filiation progressive des mêmes espèces. Ainsi, la reproduction des corps organisés n’est que le développement successif d’une suite d’individus dont les principes semblent avoir existé avec le premier être de la même espèce. Alors disparoissent les idées de générations spontanées, de germes répandus dans l’espace, et toutes ces opinions ridicules, accréditées pendant une longue suite de siècles. Il ne reste que cette vérité constante, donnée par l’expérience et l’observation : chaque être reproduit son semblable.
Le physiologiste, en cherchant les causes premières de la génération, n’y a reconnu qu’une sécrétion produite par l’excès de la vie, par l’exubérance de l’accroissement ; l’anatomiste, en développant l’organisation des parties destinées à cette fonction, n’a vu que les vases propres à séparer de l’individu et à contenir pendant un certain temps les fluides qui doivent être un jour animés et jouir d’une vie propre et isolée : le naturaliste a observé les différences, qui existent entre les mâles et les femelles, il a remarqué ce qui se passe dans l’acte même de la fécondation. Puissent toutes ces recherches jeter quelques lumières sur cette importante fonction, sur cette origine de la vie !
L’acte génératif doit êti*e considéré comme un stimulant nécessaire à la séparation des germes. Nous avons cherché à rapprocher tout ce qui se passe à l’extérieur, dans le temps de la propagation, entre les individus de sexes divers,