MODES DE PROPAGATION DES INSECTES
iiou-seulement dans tout ce qui précède la réunion des sexes , mais même dans l’acte de l’accouplement.
La classe des insectes est sans contredit celle qui, en raison de la quantité et de la variété des individus qui la composent, présente dans le règne animal le plus grand nombre de particularités. Qu’y a-t-il en çfifet de plus étonnant, de plus admirable, que cette fonte d’un animal dans un autre, que ce changement indicible dans la forme et dans la structure d’un être qui devient tout à coup aussi différent de lui-même, sans cesser d’être lui ! 11 semble qu’il y ait là une métamorphose pour chaque ordre ; une manière de vivre, des goûts, des habitudes propres à chaque genre et sous chaque état ; un instinct particulier dans les amours et dans le mode d’accouplement de chaque espèce.
Tous les insectes, sans exception, naissent d'œufs qui sont fécondés dans l’intérieur du corps de leur mère par un accouplement immédiat entre les deux sexes. En général, le nombre des mâles est proportionné à celui des femelles. Cependant il est rare que les individus d’une même espèce forment une paire. La polygamie est un droit dont usent également les deux sexes. Le seul besoin de l’amour les rapproche pour un temps très-court. Le mâle inconstant quitte souvent sa femelle’ après un seul accouplement, qui quelquefois ne suffit pas pour vivifier les germes innombrables qu’elle renfermoit dans son sein.
Dans quelques genres cependant, des femelles condamnées dès l’enfance à une stérilité absolue par la disposition des organes extérieurs qui constituent leur sexe, paroissent uniquement destinées à l’éducation de l’espèce. Elles s’attachent à une ou à plusieurs femelles fécondes, se chargent des soins maternels, de la conservation et de la nourriture des petits. Tels sont les exemples singuliers que nous offrent les abeilles, les guêpes, les fourmis, les termites. Tous ces insectes vivent en société, et nous donnent à observer,