‹ Considérations générales sur la classe des insectesChapitre 19 sur 39 · Les TétrAMBRÉS , ou à quatre articles à tous les tarses · texte numérisé non relu

Les TétrAMBRÉS , ou à quatre articles à tous les tarses

4. ° Les Trimères , dont tous les tarses ne sont chacun composés que de trois articles, 3, 3,5;

5. ® Les Dimèrés, ou à deux articles seulement aux tarses, 2,2,2.

Ces articles des tarses paroissent influer beaucoup, par leur forme et par leur nombre , sur les mœurs et les habitudes des coléoptères ; aussi ont-ils servi à les rapprocher en genres et en familles très-naturelles. On ne compte jamais dans ce nombre des articles les crochets qui les terminent, comme desserres ou des grappins, dont il n’y a qu’un seul quelquefois, le plus souvent deux, simples ou fourchus, et rarement quatre.

Comme on a observé que les pattes intermédiaires sont toujours composées du même nombre d’articles que les antéé'xeures , on ne considère celles-ci qu’à défaut des premières : s’il y en a cinq aux pattes postérieures, par l’examen desquelles il faut toujours commencer, on peut être assuré qu’ils se retrouveront aux autres pattes ; de même s’il y en a trois, ou deux seulement : mais lorsqu’on à compté quatre articles aux pattes postérieures, il faut toujours rechercher le nombre de ceux des tarses antérieurs ou des intermédiaires, ce qui est absolument indifférent. A l’aide de ce procédé , on arrive, avec la plus grande facilité, à la détermination des familles, d’après d’autres considérations.

Nous allons indiquer ici sommairement les familles qui ont été rapportées à chacune des sections ou sous-ordres établis parmi les coléoptères.

Le premier sous-ordre des coléoptères, celui des pentamérés, comprend des insectes nombreux, et qui présentent de très-grandes différences dans les mœurs et dans les habitudes. On a trouvé des moyens commodes de les distribuer en familles ou petits groupes naturels, d’après la considération de quelques parties extérieures , comme la longueur ou

MÉTHODE DE CLASSIFICATION

la brièveté des élytres, leur plus ou moins grande consistance , la forme des antennes ou des autres régions du corps.

Dix familles ont été rapportées à ce premier sous-ordre des coléoptères pentamérés. Nous allonsprésenter ici, d’abord sous forme d’un tableau analytique, les indications principales , que nous exposerons ensuite avec plus de détails.

j'très - courts , ne couvrant pas le ventre; antennes grenues. i.Brachéfytres.

5ndentées;|simples. . . i. Créophages.

tarses (natatoires.. 2. Nectopodes.

'’|rlentées; sternum pointu. 8. Sternoxes.

larrondi, alongé, convexe.9. Térédfles.

, j d'un seul coté,.... 5 . Priocères.

l apf .y antennes)

[ feuilletée. .

( à l’extrémité.4. Pétaloc'eres.

( ronde, solide. 7. Stéréocères,

longue , perfoliée.. 6. Hélocères.

^mouB ; corselet plat; antennes filiformes variables.. lo. Apalytres.

Les coléoptères Créophages ou carnassiers composent une famille très-nombreuse du sous-ordre des coléoptères pentamérés. En général , leurs élytres sont durs et recouvrent le ventre, et quelquefois il n’y a pas en-dessous d’ailes membraneuses; leurs pattes sont très-propres à marcher,, n’étant pas comprimées et présentant des crochets bien distincts; leurs antennes sont en général en fil ou en soie ( pl. 1 et 2 ).

Les uns ont le corselet plus étroit que la tête : tels sont les cicindèles, les élaphres, les manticores. Les autres, comme les carabes, les cychres, les scarites , etc., ont généralement la tête plus étroite que les élytres.

Les Nectopodes ou rémitarses (pl. 5), comme les tourniquets, les dytiques, ne différent des coléoptères de la famille précédente que par la forme générale de leur corps et par la forme des tarses, qui sont aplatis en manière de nageoires,par leurs mœurs et le mode de développement des larves.

Les Brachélytres ou brévipennes, ainsi nommés à cause

io3

de la forme et de la brièveté de leurs élytres comparés à l'alongement extraordinaire de l’abdomen, ont les antennes composées de petites articulations grenues , arrondies en forme de grains de chapelet. Ils se nourrissent, comme les précédons, de matières animales ; mais la plupart ne recherchent que les cadavres. Quelques auteurs en ont fait un ordre particulier, sous le nom de microptères : c’est à cette famille qu’on rapporte les staphylins, les pœdères, lesoxypores (pl. 3).

Les Pétalocères ou lamellicornes (pl. 4) correspondent au genre Scarabée de Linnæus; leurs antennes en masse feuilletée à l’extrémité, et le nombre des articles aux tarses, les caractérisent suffisamment. D'ailleurs tous les genres rapportés à cette famille ont les mêmes mœurs. Ils ne se nourrissent, sous l’état parfait, que de végétaux, de leurs débris, après même qu'ils ont passé dans le corps des animaux. La plupart ne volent que le soir. Leurs larves se développent à l’abri de la lumière ; la plupart sont étiolées, courbées en arc, ce qui gêne beaucoup leurs mouvemens. Les hannetons, les cétoines, les bousiers, les scarabées, ont été rangés dans cette famille.

Les PaiocÈHEs ou serricornes ont aussi les antennes feuilletées, mais d’un seul côté, ce qui leur donne souvent la forme d’une scie dentée. La plupart vivent dans l’intérieur du bois, et ils ont avec les genres de la famille qui précède une grande analogie dans les mœurs et dans la structure. Les mâles diffèrent souvent beaucoup des femelles pour la taille et le développement de certaines parties. Les cerfs-volans ou lucanes, les passales et les synodendres, sont des coléoptères priocères (pl. 5).

La famille des Hélocères ou des clavicornes est aussi caractérisée, comme leur nom l’indique, par la forme des antennes, constituant une masse alongée, composée de feuillets ou de lames qui semblent perforées, perfoliées ou transpercées par la tige centrale. La plupart recherchent les ma-

MÉTHODE DE CLASSIFICATION

tlères animales ou végétales qui commencent à se décomposer : tels sont les hydrophiles, les dermestes, les boucliers, les nécrophores, les nitidules, etc. (pl. 6, 6).

Les Stéréocères ou solidicornes composent une très-petite famille de coléoptères à élytres durs, dont les antennes forment une masse arrondie, qui paroît solide, tant les articulations qui la composent sont rapprochées les unes des autres:

, les escarbots, les anthrènes, les lèthres appartiennent à ce groupe (pl. 7).

C’est dans le bois, et quelquefois dans le tronc même des arbres vivans, que se développent les insectes de la famille des Sterno-xes ou thoraciques. Leur corps est alongé, étroit, quelquefois aplati; leurs antennes en fil, souvent dentelées; leur corselet se termine soit en pointe en arrière , soit endessous sous la forme d’un sternum pointu , qui souvent même fait l’office d’un ressort : tels sont les buprestes, les taupins, les cébrions, etc. (pl. 8).

Les Térédyles ou perce-bois ont les mêmes mœurs et à peu près les mêmes formes que les sternoxes ; mais leur corselet n’est point prolongé en pointe ; au contraire, il se trouve arrondi en cylindre, et les élytres sont à peu près conformés de même : tels sont les vrillettes, les panaches, les ruinebois ou lymexylons, les mélasis, les ptines, etc, (pl. 8).

Enfin, la dernière famille des coléoptères pentamérés est celle des Apalytres ou mollipennes (pl. 9), dont le nom a été emprunté de la mollesse des élytres; ils ont en outre le corselet aplati et les antennes en fil. La plupart sont carnassiers dans Jeur dernier état. Le mode de leur développement est encore peu connu. Tels sont les téléphores, les malachies, les oma- Jises, les vers luisans ou lampyres, les driles, leslyques, etc.

Il n’y a que six familles dans le sous-ordre des coléoptères dont les tarses postérieurs n’ont pas le même nombre d’articles que ceux de devant ou du milieu. En général ce sont des insectes nocturnes ; au moins le plus grand nombre

io 5

fuient la lumière trop vive , et recherchent les lieux obscurs. La plupart préfèrent pour leur nourriture les matières végétales. Voici le tableau des familles qui forment ce groupe des Hétéromérés.

mous, flexibles ; à antennes très-variables, filiformes, souvent (larges dentées; élvtres (rétrécis..

J longue, ronde..

soudés, pas d’ailes. . . .

I antennes

grenue

éljtre

i non soudes ; antennes (

Page 1