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MM. Raqueyra et San-Martin rapportent que le tétanos est fréquent dans la juridiction de Colon, que nombreux sont les blessés qui deviennent tétaniques. Lors d’une insurrection récente, nombreuses furent les personnes blessées, le tétanos frappa avec intensité dans les hôpitaux qui renfermaient le maximum de malades, tandis qu’il fut bien rare en ville chez les malades soignés chez eux.
ÉPIDÉMIE DE Lits. — Un lit occupé antérieurement par un tétanique est donné à un blessé qui contracte le tétanos à son tour, tel est ce genre de transmission. Voici les preuves cliniques de cette épidémie. Bonnefon publie dans sa thèse, Paris, 1871, qu’il a vu pendant la guerre franco-allemande, à l'hôpital militaire de Sédan, que quatre blessés ayant occupé le même lit succombèrent tous du tétanos. On dut renoncer à l'emploi de ce lit, qui offrait en outre l'inconvénient d'être à un courant d'air,
Macker, à l'hôpital de Colmar, voit un enfant succomber du tétanos, à la suite d’une amputation de jambe; un blessé qui vient occuper ce lit pour une lésion insignifiante au doigt est pris six jours après du tétanos.
Barette, cité par Verneuil, qui avait réuni et publié l’observation précédente et celle-ci, dans le bulletin de l’Académie de médecine, observe le fait suivant à l’hôpital de Caen. Un blessé atteint d'un écrasement de la main meurt tétanique ; six jours après, un homme, ayant une fracture de cuisse avec plaie, vient occuper le même lit et contracte à son tour le
- tétanos.
ÉPIDÉMIE DES INSTRUMENTS. — Il s’agit ici d'agents de propagation du tétanos, soit bistouris, scie à amputation, seringue de Pravaz, etc.
Le docteur Riembault (de Saint-Étienne), dans une lettre adressée à Verneuil, relate l'observation suivante. Pendant les
Me Le années 1877, 1878, 1879, je pratiquai quatre opérations à, l'hôpital du Soleil: deux de cuisse, une de jambe el une du bras gauche. Les quatre opérés ont successivement contracté le tétanos; un des quatre fut assez heureux de guérir, traité par la médication au chloral.
Verneuil, qui publie cette observation dans la Gazette hebdomadaire de chirurgie et de médecine, 1887, accuse résolument le seul agent de chirurgie dont s’était servi chaque fois M. Riembault, la scie à amputation. Nous terminons ici cette liste de recueils cliniques: