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THÉORIE NERVEUSE

Soutenue par Brown-Séquard, Vulpian, Mitchell, cette théorie admettait que le tétanos était dû à un état d’irritation réflexe, d’éréthisme des cellules motrices de la moelle épinière et du bulbe, provoqué et entretenu par la plaie, origine du tétanos.

Cet éréthisme se traduisait, logiquement, par la contracture des muscles en relation avec les cellules irritées.

Cette théorie aurait pu, de nos jours, revendiquer quelque part de vérité si elle avait fait, d’une plaie ou d’une blessure, l’origine constante du tétanos; mais, en réalité, elle admettait l'explication de certains cas de télanos, en apparence spontanée des tropiques, par la seule impression du froid sur l’organisme intact; impression de froid qui pouvait être le point de départ de l’irritation réflexe. Elle faisait encore intervenir les violents traumatismes sans plaie dans l’étiologie du tétanos.

Les critiques ne firent point défaut contre cette théorie. Voici les arguments à elle opposés :

a) Que lanatomie pathologique démontrait l’impossibilité d'expliquer l’évolution du tétanos, par une altération du système nerveux.

b) Que les conclusions de la physiologie expérimentale ne concordaient pas avec elle.

En effet, des expérimentateurs tels que Arloing et Tripier, faisant de nombreuses expériences publiées en 1870 dans les Archives de physiologie, consistant en contusions, piqûres, coupures, sur divers points du corps, chez les animaux, n'avaient pu provoquer. le tétanos.

Luys, en France, Rose, en Allemagne, répondaient à ces

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expériences en objectant que les émotions morales, que la prédisposition individuelle, le tempérament nerveux, jouaient un rôle prépondérant. Rose appuyait ses opinions en faisant une étude comparative sur le poids du cerveau de neuf tétaniques à ceux d'individus de même race et de même âge. Il disait avoir obtenu un excédent de poids assez notable, en faveur des tétaniques.

On a opposé encore à cette idée du tempérament nerveux, que le nervosime faisait absolument défaut chez des individus atteints de tétanos et que, concernant l'augmentation du poids du cerveau chez les tétaniques, le fait n'était point confirmé par d’autres auteurs ; qu'il pouvait être le résultat d'éléments

congestifs.

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