THÉORIE HUMORALE
La théorie humorale se présente avec des arguments absolument sérieux. Elle fut basée sur l'étude comparative des spasmes du tétanos, à ceux que détermine l'empoisonnement de la strychnine et de la brucine.
Née en Angleterre, où Benjamin Travers, il y a plus de cinquante ans, admet la possibilité d’un élément infectieux, elle fut défendue par Richardson, Simpson, Billroth, Velpeau et Vulpian.
Pour eux, l’origine du tétanos admettait une altération du sang, due à une substance toxique; ils énoncent que les phénomènes tétaniques étaient la manifestation extérieure d’une excitation réflexe de la protubérance et de la moelle, irritées par un poison spécial. :
Ils avaient donc soupçonné la pathogénie exacte du tétanos, et, de nos jours, l’expérimentation est venue confirmer leur
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théorie, qui se serait identifiée à la théorie infectieuse, si
elle n'avait admis que ce poison se créait, tantôt sur place, sous l'influence de Pattrition ou de la décomposition des tissus, tantôt sous une influence générale, telle que l'encombrement des blessés.
Le tétanos est bien une intoxication ; c’est en quoi la théorie humorale est vérifiée; mais cette intoxication est produite par un élément étranger, par un microbe susceptible de se cultiver.
Et c’est cette étude des cultures du microbe tétanique qui constitue la bactériologie du tétanos.