‹ Considérations générales sur les animaux fossiles de PikermiChapitre 3 sur 4 · TOR ET · texte numérisé non relu

TOR ET

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Mastodon pyrenaicus de L'Ortéanais, de La Haute -(Karonne.

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(4) 11 se peut qu'une partie des espèces américaines que je place dans le terrain quaternaire se rapporte au terrain pleistocène.

(2) L'âge des dépôts ossifères de l'Inde est encore très-peu certain. (3) Cette espèce présente un curieux exemple de lente modification ; car à son début

Si les membres que J'ai attribués au Dinotherium appartienvent à cet animal, il a formé un lien entre des mammifères bien distincts de nos jours, puisque son crâne rappelle surtout les lamantins, tandis que ses membres annoncent un proboscidien, Quant aux espèces que l’on a instituées dans le genre Dinotherium, malgré des variations de taille qui vont du simple au double, M. Kaup a dit qu’elles passaient les unes aux autres, et il a proposé de les réunir (1).

Les pachydermes du genre rhinocéros (2) offrent aussi des passages intéressants (3). Ils comprennent trois types : celui sans grandes incisives, celui à grandes incisives, celui à narines cloisonnées. On à vu que l’une des espèces de Pikermi établit un intermédiaire entre les formes du premier type, puisqu'elle ressemble par son crâne au rhinocéros bicorne, par ses membres au rhinocéros camus (sauf des différences extrêmement légères) ; une seconde espèce de Grèce a des rapports frappants avec le rhi-

c’est-à-dire dans le crag, ses molaires ont les digitations d’émail de leurs collines assez massives et assez distinctes pour avoir pu, au dire de Falconer (Mém. du 3 juin 1855, dans les Procced. of the geol. Soc. pour 1865), être attribuées à un mastodonte; quand on la suit dans le forest bed du Norfolk, on la voit donner lieu à cette observation du Révérend Gunn: «l'y a une différence marquée entre les dents trouvées dans les lits plus anciens et celles des lits plus récents. Le caractère mastodontique des collines est diminué ; l'email est plus fin, moins rugueuæ.» (A Sketch of the geology of Norfolk, in-8, 2€ édit., p. 48, Sheffield, 4864.) Outre ces variations, M. Gunn a bien voulu me montrer dans sa belle collection d’Irstead, près de Norwich, une molaire large comme celle de l’Elephas meridionalis avec des lames qui rappellent l’Elephas antiquus, et une autre molaire où les lames, aussi épaisses que dans aucun Elephas meridionalis, sont aussi serrées les unes contre les autres que dans l'Elephas primigenius. Réciproquement, il y a dans le musée de Norwich une molaire qui a ses lames minces comme dans l’Elephas primigenius, et cependant très-écartées les unes des autres.

(1) Cette remarque ne s’applique pas aux échantillons du bassin du Rhône, attendu qu'ils n’ont pas encore été décrits ; elle a une réelle importance sous la plume de M. Kaup, Je savant qui a créé le genre Dinotherium et l’a plus étudié qu'aucun paléontologiste.

(2) Pages 194, 498 et 217 de cet ouvrage.

(3) Dans le volume VIU des Proceed. of the geol. Soc. of London, p. 9, 1852, il ya un résumé d’un travail de M, Giebel qui indique la multiplicité des noms d’espèces créés pour les rhinocéros fossiles.

ul) ANIMAUX FOSSILES DE L'ATTIQUE. /

nocéros de Sumatra, représentant du second type; en outre, dans les espèces fossiles, le développement des incisives varie de manière à constituer des transitions entre les deux premiers types (1). Quant au troisième type, celui à narines cloisonnées, on le crut d'abord bien tranché; mais on est parvenu à découvrir en Angleterre, en France et en Italie des rhinocéros à demi-cloison sous le nez, marquant un passage de ceux qui ont une cloison complète à ceux qui, en sont dépourvus. Ainsi, les espèces de rhinocéros, comme les espèces de mastodontes, se lient entre elles; et, de même que les mastodontes se rapprochent des éléphants, les rhinocéros se rapprochent de genres qui en paraissaient très-différents, tels que l’Acerotherium, le Palæotherium, le Paloplotherium. On se rendra compte de ces rapports en étudiant le tableau suivant où j'ai joint aux rhinocéros quelques-uns des animaux qui les ont précédés :

(1) On en peut donner la démonstration en réunissant les croquis des mâchoires inférieures du Rhinoceros bicornis adulte, du Rhinoceros bicornis jeune, du Rhinoceros megarhinus de Montpellier, du Rhinoceros pachygnathus, du rhinocéros de Randan (échantillon donné par la princesse Adélaïde; c’est la forme la plus rapprochée du Palæotherium), du fhinoceros platyrhinus, de V'Acerotherium d’Eppelsheim et de l’Acerotherium de Pikermi.

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