‹ Considérations gérales sur la législation des travaux publics /Chapitre 16 sur 67 · XC · texte numérisé non relu

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puisque les édits de nos rois qui les établissent sont antérieurs aux lois anglaises et ont servi de modèle à nos voisins.

Nous n'avons importé, emprunté que l'expérience qu'on ne saurait inventer , et l'exemple des applications de détails.

L'Angleterre n'est plus avancée que par une grande persévérance et par l'avantage d'avoir été à l'abri et des guerres suscitées contre la France par la jalousie, et par le despotisme militaire qui détruisit toutes nos libertés.

D'après les dernières lois françaises citées plus haut , les routes devaient être réparées aux frais de ceux qui les dégradent et en profitent; on autorisait des associations à ouvrir des routes neuves, et à percevoir à leur profit la taxe des barrières données en concession.

Ces principes d'économie sont admis; mais chacun recule contre la difficulté de les mettre en pratique. On suppose au public de la répugnance, une opposition invincible contre les barrières; on croit impossible d'éclairer l'opinion et de rendre populaire ce système pour réparer les routes existantes et les entretenir par les produits des droits.

Si on mettait en délibération dans une assemblée française, non préparée par des enquêtes , la proposition du rétablissement des barrières, il est probable qu'on prononcerait des discours éloquents, véhéments, sur les abus de cette ancienne législation, su ries gènes éprouvées sans sortir de l'enceinte

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