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qu'un siècle après ces règnes célèbres, les provinces ruinées par les dépenses en ouvrages fastueux, accablées d'impôts, mécontentes, malheureuses, sont restés sans force contre les irruptions et les dévastations des barbares.
Vouloir toujours recommencer la France de Louis XIV ou de l'Empire, c'est appeler la ruine du commerce, de nouvelles guerres et leurs conséquences.
Mais n'y aurait-il donc ni art ni mérite à concevoir des travaux qui ne coûtent rien à l'Etat, qui se paient par leurs revenus, en enrichissant les associations et le public ?
Il nous semble que rien n'est plus facile que de projeter et d'élever un monument de plusieurs millions, en pierres de taille, avec colonnes, etc., et qu'il faut au contraire une grande habileté pour concevoir et exécuter un ouvrage solide et utile, au plus bas prix, et avec un capital remboursé dans un délai fixé par une portion des bénéfices qu'il donne au public.
D'après les considérations ci-dessus, adoptées par tous les hommes qui s'occupent d'économie politique, il paraît nécessaire et juste de décider qu'à l'avenir les grands ponts seront construits, réparés et entretenus par les produits des droits de passe, ou aux frais des villes qui en profitent, selon qu'il paraîtra plus convenable aux administrateurs de ces villes.
L'établissement des péages serait facultatif, et
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on n'accorderait aux villes des droits de passe que sur les demandes des conseils, approuvées et sanctionnées par des ordonnances ou par des lois.
Toutefois on laisserait aux associations la faculté de construire de grands ponts à leurs frais et périls avec concession des péages, partout où les autorités locales en feront la proposition.