‹ Considérations gérales sur la législation des travaux publics /Chapitre 23 sur 67 · CX1J · texte numérisé non relu

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en traversant la chaîne de montagnes; et il faut à Toulouse partager cette charge sur deux ou trois bateaux pour descendre la superbe rivière de la Garonne, où quelques millions dépensés en trois ans assureraient une navigation régulière, rapide, et aussi utile au pays que le grand canal.

Dans les derniers temps, le gouvernement, séduit par le même prestige , ne s'est occupé que des canaux; mais quand il aura dépensé i5o millions pour en achever plusieurs, et quand il consacrerait plus de 5oo millions aux autres canaux projetés, la France n'aurait pas encore unebonne navigation intérieure, puisque les rivières qui devraient les réunir ne servent qu'à les séparer, et à empêcher qu'ils ne soient productifs. Il semble en être ainsi de tous les actes des gouvernements lorsque les décisions sont prises sans enquêtes préalables, par des hommes étrangers aux spécialités, aux besoins de l'agriculture, des manufactures, et aux vœux du commerce.

Le pays aurait tout à gagner, en confiant les améliorations à des associations responsables qui s'enrichissent par le succès ou se ruinent par les fautes. Leur intervention est une épreuve qui fait le départ entre les projets imaginaires et utiles.

Mais dans les Etats les mieux réglés, lorsque le ministère peut s'affranchir de telles mesures prescrites par les institutions, il s'en écarte sous le prétexte spécieux de la sûreté, de la gloire nalionale ; chaque décision prise sans investigation, sans con^

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