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est trop faible partout, et pendant les sécheresses , même pour des bateaux à demi chargés.
Lorsqu'on établit des barrages en pierres de taille, se terminant à plomb, avec des écluses dans le lit même de la rivière , ces ouvrages sont quelquefois entraînés par suite des affouillements , et pendant les crues la navigation avec écluses placées à côté des barrages est très dangereuse, souvent même impossible en raison de la vitesse excessive des courants. En été l'eau manque ; on ne passe qu'avec de faibles charges et de grandes dépenses.
Avant de présenter un projet de perfectionnement de nos fleuves, nous avons voulu étudier les travaux de France , des Etats-Unis , d'Angleterre , de Belgique , reconnaître les causes de destruction , les difficultés et les moyens de les prévenir : nous avons attendu la fin de nos expériences dans diverses localités. A l'aide de résultats obtenus, nous croyons pouvoir assurer que le projet de barrage que nous présentons satisfait à toutes les conditions de solidité, de durée et d'économie, et que, sans nuire aux propriétés riveraines, il procure une bonne navigation en toute saison.
Nous prendrons pour exemple le projet d'un barrage à construire sur la Haute-Seine, s'élevant dans les plus grandes eaux à 8 mètres 3o centimètres au-dessus de l'étiage, et dont le débou-
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ché est réduit à 100 mètres aux ponts de Choisy, de Valvin, ayant cinq arches, de vingt mètre^ chacune.
Le barrage est divisé en trois parties ; le milieu, qui est fixe, a 100 mètres, et les cinq écluses de chaque côté ont ensemble 4o mètres d'ouverture.
A côté du barrage on ouvre un canal de dérivation avec sas et trois écluses de prise d'eau et de décharge à l'amont et à l'aval, ayant ensemble 3o mètres de passage. Ainsi la longueur totale du débouché, tant fixe que mobile, est de 210 mètres.
Le couronnement du barrage fixe est élevé à 2 mètres 5o centimètres au-dessus de l'étiage, et les radiers des écluses sont établis à 5o centimètres au-dessous de l'étiage. Les barrages sont projetés à des distances telles, que dans les plus basses eaux le tirant du fleuve ne peut être moindre de 2 mètres.
Les portes des écluses ayant des tourillons horizontaux et de fond, se manœuvrent de bas en haut par l'action des retenues d'amont qu'on fait arriver sous le radier et à l'aide de contre-poids. Un seul homme suffit pour les élever ou les abaisser en ouvrant ou fermant les vannes de communication .
Ces portes busquées, représentées sur la planche 1", s'ouvrent en partie; elles servent à graduer à volonté la dépense des eaux employées à