CCI
la fois commis et piqueur ; et on lui donne des rapports, des écritures à faire, comme s'il ne devait pas sortir; et au dehors, des inspections, comme s'il n'avait pas à travailler dans son cabinet. .11 ne dispose pas dans son arrondissement de la dixième partie des agents chargés de l'entretien des routes d'une même étendue en Angleterre; il ne peut donc arriver aux mêmes résultats.
Supposons que, par une organisation nouvelle, un ingénieur ait pour aide dans chaque canton les trente propriétaires les plus éclairés et les plus intéressés au parfait entretien des chemins ; que chaque voyer soit chargé de la portion de route la plus voisine de sa demeure; que sa surveillance puisse s'exercer sans frais de déplacement ; que les uns aient la comptabilité des recettes et des dépenses , les autres les soins de surveillance journalière ; que tous soient autorisés à créer les fonds nécessaires au parfait état d'entretien , et forcés de remplir ces diverses tâches : il est certain que par ce concours d'agents nombreux et gratuits le pays obtiendrait d'excellentes routes.
Telle est la législation anglaise ; telle doit être celle d'un pays libre où la loi impérieuse oblige chacun à se dévouer pour tous. La conséquence nécessaire d'un tel gouvernement est de faire payer les routes et les canaux par ceux qui en profitent, et de régler le tarif des péages d'après les dégradations ou le poids du chargement.
Obtenir de belles routes, des routes anglaises,