ET DE LEUR ENTRETIEN PAR DES DROITS DE PASSE
La classification des routes en routes royales et départementales est la source des erreurs commises dans la répartition des fonds. Les routes directes de Nantes à Lyon, ou de Bordeaux à Metz, qui n'existent pas, seraient aussi utiles à un grand nombre d'arrondissements, que les routes de Paris à Brest ou à Cherbourg. Il paraît aussi essentiel d'ouvrir les communications qui manquent que d'achever les parties commencées; et il faut ou les exécuter toutes sur les fonds communs, ou adopter pour toutes également l'intervention du pays ou des compagnies. Ne réparer aux frais de l'état que les chemins qui traversent les grandes villes, c'est accroître la détresse des campagnes qui manquent dechemins, et qu'on impose pour les dépenses utiles seulement aux grandes cités.
« Lorsqu'on fait ou qu'on entretient les grands i» chemins, les ponts et les canaux, etc., avec le » commerce même qui se fait par eux, on ne peut »en établir que dans les endroits où le commerce »en a besoin, et où il est par conséquent à propos » d'en faire. »
Cette maxime de Smith, adoptée par les économistes, que personne n'a combattue, peutêtre ainsi
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traduite : Les ouvrages d'utilité publique doivent être confiés à des compagnies exécutantes à leurs frais et périls , ou aux localités chargées de déterminer Futilité des travaux et d'en acquitter les dépenses.
La violation de ce précepte a occasioné des pertes incalculables en retardant les progrès de l'agriculture et du commerce.
En effet, l'expérience montre que les ouvrages entrepris au compte d'une administration ] et particulièrement les canaux , sont plus largement projetés, plus lentement exécutés, rarement achevés et entretenus; qu'ils n'ont jamais donné les intérêts des fonds; les capitaux ainsi dépensés sont en partie perdus.
Les gouvernements avertis trop tard de leurs erreurs, se trouvent forcés d'avoir recours à des associations, et de confier la conduite des grandes entreprises à des compagnies qui savent découvrir les hommes les plus habiles pour les diriger, réunir les fonds nécessaires pour les achever, et imprimer une action uniforme, constante, qui triomphe de tous les obstacles.
Un gouvernement ordonne souvent de préférence des routes larges, en ligne directe à travers les montagnes et les vallées, et toujours dirigées de la capitale aux grandes villes, et par les contrées les plus riches, et le plus en état d'en acquitter les frais.
Dans les répartitions des fonds publics destinés aux travaux, les contrées éloignées sont souvent