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l'émotion. En effet, certains de ces malades présentent à certains moments des troubles dans leur comportement émotif et affectif, troubles dont ils ont d’ailleurs une parfaite conscience. Ces crises sont courtes, elles consistent d’abord en un court état de manie euphorique durant quelques minutes, puis immédiatement après s’installe une crise de dépression mélancolique de durée également courte.
L'impulsivité que l’on retrouve si souvent chez de tels malades est probablement la cause de telles manifestations, comme elle est la cause des crises de tachyphémie.
Tous ces troubles passent rapidement des uns aux autres. Ils s’arrêtent comme ils commencent, c’est-à-dire brusquement.
Souvent l’encéphalite laisse des troubles excito-moteurs après elle : ce sont des spasmes de torsion, des parésies, des strictions diverses, des angoisses, des tics, des troubles respiratoires. Lap..…. Berthe, dont on trouvera plus loin l'observation, présente un toussotement spasmodique postencéphalitique.
Les troubles du sommeil sont fréquents à ce stade de la maladie, surtout chez l’enfant. Il y a inversion du rythme du sommeil, qui est diurne et remplacé la nuit par une crise d’excitation où le malade s’irrite de ne pas dormir.
En somme, ce qui domine c’est le trouble du pouvoir exécutif psycho-moteur, alors que le pouvoir délibératif reste normal.
Il existe un ralentissement fort net des opérations intellectuelles exigeant de la réflexion. Le malade ne peut adapter son esprit à des difficultés nouvelles. II lui est impossible de se concentrer. On peut penser aussi qu’il existe un ralentissement du pouvoir de transformation de ces opérations intellectuelles en ordres de mouvements réalisateurs.