‹ Considérations médico-légales sur la délinquance des bradyphréniques post-encéphalitiquesChapitre 14 sur 28 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

Et Naville pense que ce n’est pas seulement l'exécution périphérique du mouvement qui est lente, mais que c’est surtout la distribution des ordres de mouvements qui est ralentie et parfois momentanément suspendue, sinon supprimée. Et ce qui confirme cette hypothèse, c’est le fait que cette lenteur ou cet arrêt disparaissent en partie ou complètement si l’ordre du mouvement est donné par un stimulant extérieur ou un automatisme intérieur. Ainsi l’altération de la qualité des ordres de mouvements, le ralentissement de la distribution des ordres psycho-moteurs sont la cause du ralentissement de l’exécution immédiate d'ordres de mouvements. Il n'existe donc pas d’obstacle organique à l’exécution de ces ordres. Ne voit-on pas en effet des encéphalitiques chroniques réaliser au cours d’une impulsion des gestes avec une rapidité dont on les eût cru primitivement incapables !

Le professeur Claparède a fait des épreuves portant sur l'exécution d’ordres psycho-moteurs simples, sur l’exécution d’opérations exclusivement mentales, sur la rapidité motrice, sur l’exécution motrice d'opérations intellectuelles automatiques, sur la conjugaison des réponses motrices aux opérations intellectuelles. Il est arrivé aux résultats suivants :

Intensité et régularité des réponses aux ordres psychomoteurs simples isolés ou répétés lentement ;

Qualité et rapidité normales des opérations exclusivement mentales, simples et automatiques ;

Très mauvais résultat des épreuves de rapidité motrice ;

Diminution de la rapidité dans l’exécution motrice d’opérations intellectuelles automatiques simples, diminution due à la lenteur motrice ;

Diminution de la rapidité du résultat dès que le malade doit combiner les réponses motrices à des opérations intel-

Page 1