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lectuelles lui demandant un effort, soit de réflexion, de concentration ou de création.
Donc, en résumé, il y a une réelle incapacité de mouvements complexes rapides comme d'opérations intellectuelles complexes rapides.
On a même montré, et cela permet de faire une différen- Ciation entre l’encéphalitique et le parkinsonien ou le débile, qu’il existe un rapport numérique constant entre le ralentissement moteur et le ralentissement des opérations intellectuelles.
L'état de bradyphrénie décrit par Naville se caractérise donc, en dehors de tous les signes accessoires que nous avons vus, par une paralysie des automatismes psychomoteurs. À cela s’ajoute une véritable « asthénie psychique » (Claude). Le contrôle supérieur de ces malades s’éteignant, le rôle freinateur de la volonté disparaissant, les mauvais instincts ne trouvent plus d’obstacle à leur éclosion. Si bien ‘que l'intelligence se trouvant à peu près conservée, certains actes moteurs étant aussi à peu près normaux, l’on a pu se livrer à des appréciations différentes sur la responsabilité de ces malades.
LES RÉACTIONS MÉDICO-LÉGALES EN GÉNÉRAL CHEZ LES BRADYPHRÉNIQUES POST-ENCÉPHALITIQUES
Comme nous l’avons déjà vu dans le début de cet exposé, les troubles mentaux chez l’encéphalitique chronique donnent lieu à des réactions antisociales assez nombreuses. Le plus souvent, ces délits relèvent de l’état particulier du malade au point de vue mental, c’est-à-dire de sa tendance aux impulsions, de son état de dépression et du manque absolu d’action freinarice de sa volonté.
Nous envisagerons d’abord les vols qui sont, en somme, les délits les plus fréquents. A la phase chronique de la maladie, le vol accompli en pleine conscience et sans amnésie, se différencie bien du vol à la phase aiguë. L’observation suivante, due à MM. Heuyer et Le Guillant, nous permettra de montrer certains caractères de ce vol pathologique.
Observation. — 7%... Albert, âgé de 25 ans. À été atteint d’une encéphalite en 1922. Il a été soigné à l'hôpital Beaujon, du 22 décembre 1922 au 17 mars 1923. À sa sortie de l’hôpital, il s’est reposé pendant deux ou trois mois chez ses parents, puis il a travaillé avec son père dans la fumisterie. Il est entré de nouveau à l’hôpital Beaujon en fé-