DENT TE
la maladie sont assez nombreux. La dépression dans laquelle se trouvent certains de ces sujets peut déjà être une cause de suicide. Comme leur intellect est conservé, ils se rendent souvent compte de leur état, et ne sentant pas d'amélioration tentent de mettre fin à leurs jours.
D'autres fois, le suicide résulte d’une impulsion. Ils ne peuvent résister à l'impulsion de se tuer, comme ils ne peuvent résister à celle de fuir. L’irritabilité toute spéciale de ces malades peut être aussi quelquefois la cause de cette réaction.
Dans tous les cas la déficience de leur volonté est l’un des facteurs les plus importants du suicide chez les bradyphréniques post-encéphalitiques. On peut remarquer aussi -que chez le bradyphrénique la tentative de suicide revêt un caractère de stupidité à rapprocher peut-être du caractère de stupidité de certains de leurs délits. On a vu dans une observation antérieure que Lap... Berthe avait tenté de se noyer dans l’eau d’une fontaine de la prison Saint-Lazare. Comme l’eau était peu profonde, elle voulait se coucher dans la fontaine. Une autre fois, à l’Infirmerie Spéciale elle a tenté de s’étouffer en se cachant sous ses couvertures. De même P... dont on vient de relater l’histoire, s’est jeté dans le lac du Parc Montsouris pour mettre fin à ses jours. Il est évident qu’un individu normal utiliserait des moyens plus efficaces pour attenter à sa vie.
Nous arrivons maintenant aux réactions d'ordre sexuel chez le bradyphrénique post-encéphalitique. Comme dans les autres délits, c’est l’impulsion, la déficience de la volonté qui sont à la base même de cette réaction. Toutefois, il faut tenir compte qu'il existe souvent une excitation sexuelle chez de tels malades. On rencontrera, dans ce genre de délit la plupart des actes antisociaux sexuels, sans cependant arriver le plus souvent aux actes extrêmes comme