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Le 10 mars 1921, chez M. L..., à B., appelé d'urgence à 16 heures pour une vache qui se débattait. Vache normande ayant fait trois gestations, excellente laitière. Je la trouve en proie à une surexcitation intense, elle se jette sur le sol pour se relever brusquement. Malgré que plusieurs personnes cherchaient à l’immobiliser, la malade, dans ses mouvements brusques, est arrivée à se fracturer tour à tour les deux cornes sans que la douleur ait atténué la crise éclamptique.
‘Une mousse abondante s'écoule des lèvres. Les mâchoires sont contracturées, les naseaux dilatés par une respiration accélérée. Sudation. Aucune fonction digestive, miction nulle,
Je diagnostique : forte crise éclamptique de la fièvre vitulaire, et procède à la contention de l’animal à laide de ligatures solides des membres, puis à l’injection d’air dans la mamelle, Des douches froides sur la tête aidant, le calme, puis la guérison complète surviennent quelques heures après.
Le 13 octobre 1921, chez M. M... à G., appelé à 7 heures du matin pour une vache vêlée la veille, atteinte de « coliques », je trouve une vache normande, âgée de 8 ans, présentant des mouvements désordonnés, se couche, se relève fréquemment, gratte le sol alternativement avec ses membres antérieurs. Le regard hébêté, salivation, respiration accélérée, et naseaux dilatés, sudation, pas de défécation, ni de miction.
Après contention en décubitus, je procède à l’injection d’air dans la mamelle, La malade se relève aussitôt libérée, reste quelques heures debout dans le calme complet. Les grandes fonctions se rétablissent progressivement.