‹ Considérations Particulières et Relations pratiques sur les Accidents VitulairesChapitre 8 sur 18 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic est facile en raison de l'apparition brusque de symptômes après ou pendant le part. Je n'ai jamais observé un cas de fièvre vitulaire sur une vache gravide, avancée de gestation ou non. Les cas signalés par certains auteurs ne peuvent, à mon avis, qu'être attribués à la paraplégie anté-partum ou à une paraplégie simple asthénique. Le seul fait de procéder à l’injection d’air dans la mamelle et constater Ia guérison ne veut pas dire que l’on ait affaire à une fièvre vitulaire, si l'on pense que la toxémie d’origine mammaire ne survient qu'à la suite d’une hypersécrétion glandulaire.

Il m'est arrivé souvent de rencontrer des vaches vides ou gravides, trouvées dans les pâturages en decubitus et dans l’impossibilité de se relever, guérir à la faveur de simples frictions révulsives sur la colonne vertébrale ou sans aucun traitement.

J’ai eu l’occasion d'observer également à maintes reprises dans les pâturages des paraplégies plus ou moins violentes, frappant tout un troupeau de vaches, et dues à l’ingestion d’une certaine quantité de pommes à cidre.

CS à late

Ces cas s'observent dans les mois de septembre à octobre, à la suite d'un orage ayant provoqué les chutes de fruits. Les animaux absorbant les pommes en quantité démesurée, et l'effet du froid aidant, finissent par tomber dans un état de torpeur et sont incapables de se relever.

La guérison survient seule au bout de quelques heures, surtout quand il est possible de placer les animaux à l’abri du froid.

L'alcool des pommes à cidre joue un grand rôle dans ces cas.

Dans la paraplégie post-partum, souvent consécutive aux parts laborieux, il ny a pas de trouble des grandes fonctions, la sécrétion lactée ne fait pas défaut, pas d'hypothermie.

La contracture de l'encolure et son incurvation en S dans la fièvre paraplégique la plus courante ne se rencontre dans aucune autre affection.

J'ai observé exceptionnellement quelques cas de fièvre vitulaire tardifs, c’est-à-dire un ou trois mois après le part, chez les vaches pléthoriques et forte-

ment nourries.

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