‹ Considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur l'érysipèle ses formes et ses complications essais sur la virulence du streptocoqueChapitre 11 sur 123 · PIS · texte numérisé non relu

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après M. Cornil, la grande ressemblance dans les cultures entre le streptocoque de l’érysipèle et celui que Rosenbach avait décrit dans un certain nombre de suppurations, il insiste sur les résultats constants qu'il a obtenus dans ses inoculations. Ses observations l’ont amené à conclure que le microbe de l’érysipèle donne toujours lieu à l’érysipèle, et celui du phlegmon à une suppuration. Les lésions anatomiques provoquées par ces deux agents sont, du reste, différentes. Le streptocoque de l’érysipèle occupe surtout les lymphatiques et les fentes du tissu conjonctif, qui sont distendus par une quantité de cellules entre lesquelles on trouve les microorganismes en nombre relativement restreint. Dans le phlegmon, au contraire, les chaînettes sont beaucoup plus nombreuses, et les vaisseaux sanguins ne sont point épargnés.

Dès ce moment, l'anatomie pathologique de l’érysipèle est constituée, et les travaux ultérieurs ne sont guère que la vérification de ceux que nous venons de brièvement résumer. La plupart ont pour but d’élucider la question si controversée de l'identité des streptocoques, sur laquelle nous aurons à revenir. Mais, une chose encore nous échappait : c'était, non le fait en lui-même mais son pourquoi, son enseignement philosophique, pour ainsi dire. C'est cette pathogénie intime que Metchnikoff, en 1887, aborda dans un remarquable et long article des Archives de Virchow. Il trouvait, en effet, dans l’érysipèle, un sujet facile d’études pour la vérification de la phagocytose qui, après bien des luttes, commence à prendre place dans la science au nombre des faits au-dessus de toute contestation. N’examinant plus seulement la lésion érysipélateuse à l’état statique, il l'anime, distribuant à chaque élément vivant son rôle dynamique dans la pathogénie de la maladie. Pour lui, la peau érysipélateuse est un champ de bataille; le streptocoque est l’ennemi, les leucocytes sortis par diapédèse les soldats chargés d'arrêter l’envahisseur. Suivant la virulence du streptocoque, suivant l’activité

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