‹ Considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur l'érysipèle ses formes et ses complications essais sur la virulence du streptocoqueChapitre 12 sur 123 · ER CRE · texte numérisé non relu

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des globules blancs, ces derniers englobent plus ou moins vite, dans les cas heureux, les microbes, qu'ils font disparaître par digestion intracellulaire. Dans les cas où la victoire doit rester aux bactéries parasites, on les voit se développer en dehors des cellules, sans pouvoir être attaquées par elles.

Ce n'est pas tout; et, si après la bataille un certain nombre de ces leucocytes, encore chargés de détritus bactériens sont repris par les vaisseaux lymphaliques et achèvent leur évolution dans les ganglions lymphatiques engorgés, un certain nombre restent sur le champ de bataille, et c’est aux grandes cellules, aux macrophages résultant de la multiplication des cellules fixes du tissu conjonctif, qu'est dévolu le rôle de faire disparaître les cadavres. Le procédé est le même que celui employé par les leucocytes ou microphages vis-à-vis des microbes.

Les macrophages qui, nous l’avons vu, avaient été signalés d’abord par Renaut, puis par Cornil, et qui ont fait l'objet des études particulières de Scheltema, englobent les macrophages morts ou affaiblis et les font disparaitre par résorption. On voit combien cette théorie, peutêtre un peu romanesque au premier abord, est séduisante et contient d'enseignements de la plus haute portée. Les préparations de M. Metchnikoff, qui a bien voulu nous les communiquer, les observations que nous avons pu faire nous-même, ne peuvent être interprétées d’une manière différente.

Les recherches de Gabritchewski sur la chimiotaxie des leucocytes, c’est-à-dire sur la propriété qu'ont certains produits solubles d'attirer ou de repousser les globules blancs, nous font pénétrer encore plus avant dant la pathogénie intime du processus érysipélateux.

A partir de ce moment, l'anatomie pathologique passe au second plan, et les travaux de Pavlowsky, Hajek, Mcierowitch, Escherich et Fischl, parus en 1888, ne s’occupent guère que du côté bactériologique de la question.

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Cette année-là, parut également l’article : ÉrystæèLe du Dictionnaire de Dechambre. C'est certainement le travail le plus complet qui ait été publié sur le sujet qui nous occupe, et nous en dirons quelques mots, non pas qu'il ait des prétentions originales, mais en raison de l’œuvre de vulgarisation que ses auteurs ont voulu faire. Les recherches bibliographiques y sont consciencieusement faites ; mais, les travaux antérieurs, énumérés et résumés avec une érudition profonde, sont un peu trop placés sur le même plan, et, contrairement à ce qui doit, d’après nous, faire la base d’une opinion dans des sciences aussi délicates que l’histologie pathologique et la bactériologie, jugés un peu trop en dehors du coefficient de la valeur personnelle de l’auteur. Aussi, l'interprétation de ces faits plutôt lus qu'observés, entraîne souvent les auteurs de cet article à des conclusions s’éloignant considérablement de la vérité objective. Nous aurons souvent à revenir sur les affirmations un peu gratuites que l’on y rencontre et qui ne devraient pas se trouver dans un ouvrage classique.

Nous signalerons aussi non comme travaux originaux, mais comme traités didactiques, où l’anatomie pathologique de l’érysipèle est clairement exposée, les traités de Klebs, de Ziegler, de Baumgarten, etc.

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