‹ Considérations pathogéniques et anatomo-pathologiques sur l'érysipèle ses formes et ses complications essais sur la virulence du streptocoqueChapitre 45 sur 123 · MANIFESTATIONS INTERNES DE L’ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

MANIFESTATIONS INTERNES DE L’ÉRYSIPÈLE

Historique succinct de la question. — Érysipèle muqueux par continuité et propagation directe. — Dégénérescences parenchymateuses liées à l’adultération ou à l’infection sanguine.

Ainsi que nous l'avons vu par la description du processus intime de l’érysipèle cutané, la lésion qu'il engendre emprunte plutôt sa spécificité au microorganisme qui la cause, qu'à la nature du tissu envahi. Il est donc facile de concevoir qu’en d’autres points de l’économie, le même microorganisme puisse, en provoquant une réaction analogue, déterminer un processus morbide, qui méritera également le nom d’érysipèle. Telle est, dans l’état actuel de la science, la conception autrefois discutée de l’érysipèle interne. Sa notion remonte à Hippocrate et tous les nombreux partisans de la métastase trouvaient, dans les manifestations internes de l’érysipèle, un de leurs meilleurs arguments. On le trouve signalé dans les écrits de Larige, Ambroise Paré, Senert, Fabrice de Hilden, Baïilou, Sylvius de Le Boë, Boerhave, Van Svieten, Borsieri. Fabrice d'Acquapendente s'exprime même fort nettement à son sujet : « L’érysipèle, dit-il, descend parfois vers la trachée, tombe dans les poumons et peut produire une péripneumonie. » — Sydenham, Morton, Hoffmann, ne sont pas moins explicites. Tous néan-

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