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tions streptococciques, cherchant à établir leur pathogénie intime et leur évolution clinique; mais, nous nous sommes bientôt aperçu que cette étude, même aussi résumée que possible, nous emporterait bien au delà des limites d’un travail de ce genre, et, nous servant des autres maladies dues au streptocoque comme points de comparaison, nous nous sommes limité à l'étude, d’après nos documents personnels, de la plus spécifique, et, en même temps, la plus variée des affections à streptocoque, c'est-à-dire de l'érysipèle.
Les nombreuses observations cliniques que nous avons pu recueillir dans les services de nos maîtres, MM. Aud'houi, Troisier et Jaccoud, ainsi que celles que nous avons pu étudier, grâce à notre ami Lovy, au pavillon d'isolement de Lariboisière, nous ont permis d'observer directement les différents aspects cliniques de cette maladie et de ses complications. Néanmoins, en présence de la multiplicité des travaux classiques sur ce côté de la question, nous
.n'insisterons que sur les quelques points de détail nouveaux ou incomplètement élucidés, sur lesquels nous pourrons apporter quelques documents personnels. Nous n'avons point, en effet, la prétention de présenter ici un travail complet sur l’érysipèle, comprenant un résumé détaillé de tous les travaux traitant de cette importante question. Ainsi conçue, notre thèse dépasserait les limites d’un travail de ce genre et risquerait fort de faire double emploi; nous nous contenterons donc de rapporter de la manière la plus précise et la plus succincte possible, le
résultat de nos observations personnelles. Ces recherches
“ont porté spécialement sur l’anatomie pathologique et la pathogénie intime des différentes formes de l’érysipèle et de ses diverses complications, d’une part, et, d'autre part, sur les propriétés morphologiques et biologiques de son
..microbe pathogène. Nous croyons avoir, sur ces différents
.:points, observé un certain nombre de faits nouveaux, dont
quelques-uns n’ont qu'une importance de détail, mais
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dont quelques autres touchent aux phénomènes les plus intéressants de la pathogénie des maladies infectieuses. Parmi ces derniers se trouvent, au premier rang, les variations de virulence des microbes, et, surtout, les conditions dans lesquelles leur propriété pathogène peut être acquise et exaltée. Les recherches que nous avions entreprises à ce sujet ne nous ont donné des résultats positifs que pendant les derniers mois de nos études. Nous avons réussi à transformer, sur place et d’une manière constante, un streptocoque presque inoffensif en un microbe capable de donner au lapin inoculé un érysipèle mortel par septicémie sanguine. Malheureusement, le temps nous a manqué pour varier l'ordonnance de nos expériences et établir sur des bases objectives la genèse intime de ces transformations, qui sont, au point de vue de l'hygiène et de la prophylaxie, d'une importance capitale. Nous espérons pouvoir combler plus tard cette lacune.
Notre but, dans cette étude, a été de pénétrer aussi avant que nous l’avons pu, dans l'intimité des phénomènes produits par lé développement du streptocoque dans l'organisme, tout en nous gardant le plus possible des conclusions trop hâtives et des généralisations prématurées. La multiplicité des matériaux et la complexité des faits nous ont obligé à ne faire dans notre texte qu’une part restreinte à la bibliographie, et à faire un choix parmi les travaux publiés, ainsi que parmi nos observations personnelles. Nous espérons que, de cette manière, notre œuvre gagnera en clarté ce qu’elle aura perdu en érudition apparente. Il nous était impossible, en effet, sous peine de nuire à la compréhension de la partie originale de notre travail, de faire la part de toutes les théories et de tous les faits que nos recherches bibliographiques avaient amassés. Nous avons dû nous contenter de citer dans notre texte, les auteurs au nom desquels doit rester attaché le souvenir d’un progrès important dans l'étude du sujet qui nous occupe. Quant aux opinions qui ont pu,
D TPE at ds __ à tort ou à raison, nous paraître erronées, nous ne les dis- EIPRE cuterons qu'au cas où leurs auteurs en auront tiré des déductions applicables à la clinique ou à la pathogénie de RUE l'érysipèle. NPC
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